Horaire et intentions des messes du 5 au 11 avril 2024

Samedi 6 avril à 17h30 à Juslenville : Adal.

Dimanche 7 avril :

  • à 10h à Theux : messe fondée Boniver ; messes fondées De Marteau et famille, Derkenne, Houdrez, Servais ; pour les défunts du mois écoulé et leurs familles ;
  • à 11h15 à Jehanster: messe pour les époux Henri Marcotte, Paul et Andrée, Thérèse et Jean ; pour la famille d’Edgard et Janine Grosjean-Ledent.

Mardi 9 avril à 9h à Oneux : messe aux intentions des paroissiens et de leurs familles.

Mercredi 10 avril à 9h à Becco : messe pour Alexis Houbeau et toute sa famille au ciel et sur la terre.

SOURCES : 77. SAMEDI-SAINT

Samedi-Saint

« Que se passe-t-il ?
Aujourd’hui, grand silence sur la terre ;
grand silence et ensuite solitude parce que le roi sommeille.
La terre a tremblé et elle s’est apaisée,
parce que Dieu s’est endormi dans la chair
et Il a éveillé ceux qui dorment depuis les origines…
C’est Adam, le premier homme, qu’Il va chercher, comme la brebis perdue.
Il veut aussi visiter ceux qui demeurent dans les ténèbres
et dans l’ombre de la mort.
Oui c’est vers Adam captif,
en même temps que vers Ève, captive elle aussi, que Dieu se dirige,
et son Fils avec Lui, pour les délivrer de leurs douleurs…
C’est moi ton Dieu, qui pour toi, suis devenu ton fils ;
éveille-toi, ô toi qui dors,
je ne t’ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour des morts.
Relève-toi d’entre les morts : moi, je suis la vie des morts. »
(Homélie ancienne pour le Samedi-Saint)

« Jésus Christ, en descendant dans la nuit de la mort (…) prend Adam et Ève par la main, tous les hommes en attente, et Il les conduit à la Lumière. » (Benoît XVI)

Jeudi Saint à Juslenville, entre tradition et innovation – 2024

Le Jeudi Saint, c’est à Juslenville que les paroissiens de l’Unité pastorale se réunissent pour célébrer le dernier repas de Jésus autour d’une belle grande table.

Mais que se passe-t-il en amont de cette célébration signifiante et priante ?

Tout d’abord, une rencontre de l’équipe liturgique, 3 petites semaines avant la date de la célébration. On pourrait croire que tout est déjà prêt, que l’on peut reprendre tel quel l’office de l’année précédente.

Il y a bien sûr les incontournables du Jeudi Saint, le Gloria sonné, le lavement des pieds, la préparation « déployée »de la table, le récit de l’institution de l’eucharistie… et puis la tradition juslenvilloise qui tient à rendre présents tous ceux et celles qui n’ont pas pu nous rejoindre, et qui ajoute à la présentation du pain et du vin, l’offrande de tout ce qui fait vivre nos communautés. Elle est belle la table avec ses lumignons, et tous les objets symboliques amenés par les enfants des catés.

A priori donc, si l’on n’est pas attentif, on peut s’imaginer que chaque année le même déroulement est repris. Une petite souris qui se glisserait à la réunion de l’équipe liturgique pourrait vous dire qu’il n’en est pas ainsi : il y a cette prière trouvée par un membre de l’équipe qui prendra la place d’une autre ; ces introductions, ces intentions que l’on modifie en fonction de la situation internationale ; ce texte que l’on déplace car cela nous semble tout à coup plus logique, ce geste du lavement des pieds que l’on souhaite mettre mieux en évidence, ce chant qui nous paraît mieux adapté…

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SOURCES : 76. VENDREDI-SAINT

Vendredi-Saint

« Du haut de son trône patibulaire
Il va régner assisté de larrons
Plus noire que le péché de la terre
Son ombre étreindra de force Sion

Ces trois mâts hissés au sommet du monde
Sont pris en tempête aussitôt plantés
La terre en s’ouvrant dégorge ses tombes
La voile du temple est dilacérée

N’es-tu pas le Christ Sauve-toi toi-même
Crient le vent l’orage et l’un des larrons
L’autre dit tout bas Prends-moi dans ton règne
Comme à ton côté dans ta passion

Et nous qui venons de hurler le pire
Dans l’extrême angoisse où nous ricanons
Forçons notre orgueil notre honte à dire
Souviens-toi de nous qui te crucifions

Un seul soupir plus haut que la tempête
Un seul regard de silence suffit
Jésus en croix tourne vers nous la tête
Et dans ses yeux se lit son Paradis »
(Pierre Emmanuel, Évangéliaire, 1961)

Pierre EMMANUEL (1916-1984), poète français, enseignant et journaliste, élu à l’Académie française en 1968. Il n’aimait pas être défini comme poète chrétien, mais chercheur de Dieu il l’était, passionnément.