Où en est le dialogue islamo-chrétien 60 ans après Nostra Aetate, déclaration du concile Vatican II ?

Nostra Aetate*

déclaration (1965) du concile Vatican II, est un texte majeur qui redéfinit le rapport du christianisme et de l’Église catholique aux religions non-chrétiennes, et qui a, notamment, mis fin à des siècles d’incompréhension entre Juifs et chrétiens.

Conférence du
frère Jean-Jacques Pérennès, op

Jeudi 13 novembre à 20h

Le frère Pérennès, op, a été secrétaire général puis directeur de l’Institut dominicain d’études orientales (Idéo) au Caire ; et ancien directeur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem. Ses travaux portent principalement sur le dialogue interreligieux, l’évolution politique et culturelle du monde arabe, ainsi que la situation des chrétiens d’Orient.

Pour en savoir un peu plus… cliquez sur le logo ci-dessous et écoutez l’interview du frère Pérennès par Christian Cannuyer, directeur de Solidarité-Orient et professeur émérite à l’Université de Lille, sur RCF

Informations pratiques : 

*Nostra Aetate = « À notre époque » : pour en savoir plus sur cette déclaration, je vous recommande la lecture de l’article paru sur Vatican News au sujet de son 60ème anniversaire.

SOURCES : 158. PAUVRETÉ

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité. Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin de boire à ces sources pour vivre et donner sens à notre engagement. Nous vous proposons la lecture de quelques textes de sainte Thérèse de Lisieux dont nous célébrons le centenaire de la canonisation.

Pauvreté

L’épreuve de Thérèse diffère de l’athéisme.
Elle se saisit activement de l’absence de Dieu dans le monde
et de son expérience qu’elle comprend comme un chemin vers Dieu
ou plutôt comme le chemin de Dieu vers elle.

Pour Thérèse, l’expérience de l’absence de Dieu
incarne ce que Jésus entendait par « pauvres en esprit ».

Elle écrit : « C’est aux pauvres, aux affamés
et à ceux qui sont dans le deuil
que Jésus a promis le royaume. »

L’âme privée de Dieu est paradoxalement remplie de Dieu,
parce que dans son désir de Dieu qui lui échappe,
elle est transformée en l’amour même.

Dans une lettre adressée à l’une de ses sœurs, elle écrit :
«  Ah ! Restons très loin de tout ce qui scintille,
aimons notre petitesse,
aimons ne rien ressentir,
alors nous serons pauvres en esprit,
et Jésus viendra nous chercher,
et quel que soit notre éloignement,
il nous transformera en flamme d’amour. »

Thérèse de Lisieux, Histoire d’une âme, 1897

SAINTE THÉRÈSE DE L’ENFANT JÉSUS (1873-1897) entre au Carmel de Lisieux à quinze ans, le 9 avril 1888. Elle découvre peu à peu sa « petite voie » d’abandon et de confiance audacieuse. La petite Thérèse est Docteur de l’Eglise, patronne des missions et co-patronne de la France. Elle a été canonisée par Pie XI en 1925.

COMMÉMORATION DES DÉFUNTS : 2 NOVEMBRE

Commémoration des fidèles défunts

Toussaint, commémoration des fidèles défunts, jour des morts, voilà qui nous ramène, chaque année, à la visite du cimetière et à la mémoire de nos morts. Et cela nous conduit, chaque année, à nous interroger sur la mort et les morts.

« Dans la maison de mon Père, je pars vous préparer une place. »
Voilà une consolante promesse que Jésus fait à ses disciples, à ceux et celles qui font partie de ses fidèles, de ses amis.
La mort de Jésus, son départ de ce monde, prend un sens étonnant : il part préparer pour nous une place dans la maison du Père éternel.

Une deuxième promesse complète la première : « je reviendrai vous prendre avec moi afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. »

Être là où est Jésus. N’est-ce pas le plus cher désir du chrétien ?

Être avec Jésus.
Le premier pour qui cette promesse est devenue réalité, c’est le bon larron à qui Jésus dit : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis ».
« Avec moi » : promesse d’une vie de communion avec Jésus.

Être « avec » Jésus, voilà tout ce qui peut être dit de ce que nous nommons le paradis ou la « maison du Père ».
Jésus, au soir de sa vie, quand chaque mot est pesé et lourd de sens, nous promet qu’un jour, une fois achevé le chemin de cette vie, nous le retrouverons « dans la maison de son Père » pour goûter avec lui et avec tous ceux qui nous chers et qui nous ont précédés, la joie surabondante qui est la sienne.

Être avec Jésus.
Seuls ceux qui aiment peuvent avoir un tel désir.
Celui de la communion, celle qui lie ceux qui s’aiment.
« Aimer un être, c’est lui dire : toi, tu ne mourras pas » (Gabriel Marcel).
Bien sûr, ces mots, « tu ne mourras pas », les faits les démentiront puisque chacun doit mourir. Mais celui qui aime n’a-t-il pas le droit d’espérer que la fidélité de son amour soit plus forte que la mort ?

Le dernier mot n’est pas à la mort, mais à la communion.

Abbé Marcel Villers

ART ET FOI : CHRIST PORTANT LA CROIX

ART ET FOI. PLAFOND DE L’ÉGLISE DE THEUX.

Nous vous proposons la découverte des panneaux, datant de 1630, ornant le plafond de la nef de l’église de Theux. 66 médaillons figurent un(e) saint(e), dont plusieurs de Marie, des scènes de la Passion du Christ, de sa gloire, etc. Deux fois par mois, le mardi, un de ces médaillons sera présenté.

CHRIST PORTANT LA CROIX

Le portement de la croix par Jésus ou chemin de croix est brièvement évoqué dans les évangiles : Mc 15,21 ; Mt 27,32 ; Lc 23,26 ; Jn 19,17. Deux épisodes sont mentionnés le long de cette marche. Par les trois synoptiques : la réquisition d’un passant, Simon de Cyrène, pour aider Jésus à porter la croix. Par le seul Luc (23,27-32) : la rencontre des femmes de Jérusalem. Luc mentionne deux autres condamnés emmenés avec Jésus.

Description du panneau Jésus porte la croix entière sur son épaule droite. Il est seul, sans aide aucune et sans souffrance apparente. Il porte une couronne d’épines.
« Dans le supplice de la crucifixion, il était normal que le condamné porte lui-même sa croix, soit la croix tout entière, soit le patibulum, la poutre transversale qui constituait le haut de la croix (le pieu vertical restait fixé de façon permanente au lieu des exécutions). D’après Mc et Mt, ce sont les soldats romains qui emmenèrent Jésus pour le crucifier. Dans Lc et Jn, au contraire, ce sont les Juifs qui s’emparent de Jésus que Pilate livre « à leur bon plaisir » (Lc 23,25). » (P. BENOIT et M.-E. BOISMARD, Synopse des quatre évangiles en français, tome II, Paris, 1972, p.422-423).

Dès le IVe s., le vendredi-saint, les chrétiens de Jérusalem revivaient le chemin de croix de Jésus sur les lieux mêmes. Au XIVe s., les Franciscains présents en Terre sainte depuis 1220, vont progressivement transposer ce rite dans leurs églises en Italie. C’est seulement sous le pape Clément XII, en 1731, que la permission fut donnée de créer des chemins de croix dans d’autres églises que celles des Franciscains. Le nombre de scènes évoquées ou « stations » varia jusqu’au XVIIIe siècle au cours duquel elles furent fixées à quatorze par les papes Benoît XII et Clément XIV.

Dans l’art chrétien, Jésus fut représenté portant sa croix tout entière sur l’épaule jusqu’au XXe siècle. Les recherches historiques et archéologiques ont alors donné à penser qu’il devait ne porter, comme tous les condamnés sous la loi romaine, que la partie supérieure de la croix, le patibulum, attaché aux deux bras et porté sur les deux épaules.

Abbé Marcel Villers