SOURCES : 138. LA JOIE D’ÉVANGÉLISER

         SOURCES

Au long de ce temps pascal, nous sommes unis dans l’accueil d’un nouveau pape encourageant l’esprit missionnaire, la joie d’être chrétien et de la communiquer. Occasion de relire et méditer ce passage de la première exhortation du pape François (1936-2025) : La joie de l’Évangile (24/11/2013)

                                                        La joie d’évangéliser

« La plus grand menace, c’est le triste pragmatisme
de la vie quotidienne de l’Église,
dans lequel apparemment tout arrive normalement
alors qu’en réalité, la foi s’affaiblit et dégénère dans la mesquinerie.

La psychologie de la tombe, qui transforme peu à peu
les chrétiens en momies de musée, se développe.
Déçus par la réalité, par l’Église ou par eux-mêmes,
ils vivent la tentation constante
de s’attacher à une tristesse douceâtre, sans espérance,
qui envahit leur cœur comme le plus précieux des élixirs du démon.

Appelés à éclairer et à communiquer la vie,
ils se laissent finalement séduire par des choses
qui engendrent seulement obscurité et lassitude intérieure,
et qui affaiblissent le dynamisme apostolique.
Pour tout cela, je me permets d’insister :
ne nous laissons pas voler la joie de l’évangélisation.

La joie de l’Évangile est celle que rien ni personne
ne pourra jamais enlever.
Les maux de notre monde et ceux de l’Église
ne devraient pas être des excuses
pour réduire notre engagement et notre ferveur.
Prenons-les comme des défis pour croître.

En outre, le regard de foi est capable de reconnaître la lumière
que l’Esprit Saint répand toujours dans l’obscurité.
Notre foi est appelée à voir
que l’eau peut être transformée en vin,
et à découvrir le grain qui grandit au milieu de l’ivraie.

Pape François, Evangelii gaudium, n° 83-84.

FÊTE DE LA SAINTE TRINITÉ

Solennité de la Très Sainte Trinité

Chaque célébration liturgique, chaque prière sont faites au nom et à la gloire de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Aussi, jusqu’au Xe siècle, on n’éprouva pas le besoin de fêter spécialement la Trinité qui est le cœur même de la foi chrétienne. Pourtant, face à l’arianisme, doctrine née au IVe s. qui nie la divinité du Christ et qui avait conquis la plupart des peuples germaniques, le moine Alcuin rédige, au VIIIe s., une messe votive en l’honneur de la sainte Trinité. Les milieux monastiques vont développer une spiritualité orientée vers le mystère trinitaire, alimentée par la célébration chaque dimanche ordinaire d’une messe votive de la Trinité. Le temps ordinaire débutait le dimanche qui suit la Pentecôte depuis que, au début du VIIe s., le Pape Grégoire le Grand avait déplacé au premier novembre la fête de tous les saints qui, depuis le Ve s., clôturait le temps pascal.

Au Xe s., beaucoup d’Églises récitent, le dimanche après la Pentecôte, l’Office de la Sainte Trinité, composé par Etienne, évêque de Liège (903-920), qui a institué la fête de la Trinité dans son diocèse.  La fête s’étend petit à petit et le monde monastique y est rapidement favorable. Après Cluny, les Cisterciens l’adoptent en 1271. L’office primitif est revu par l’archevêque Peckham de Cantorbéry (1273-1292).

Enfin, en 1334, Jean XXII, deuxième pape d’Avignon (1316-1334) établit la solennité de la Trinité dans toute l’Église romaine avec le formulaire de la messe votive du dimanche après la Pentecôte ; en même temps, la préface de la Trinité est attribuée à chaque dimanche ordinaire de l’année. Cela jusqu’à la réforme liturgique opérée par le Concile Vatican II qui a revu le texte des oraisons et le choix des lectures, réparties dorénavant sur trois ans. Il a également multiplié les préfaces propres et celles des dimanches ordinaires.

Saint Paul résume bien le mystère de la Trinité dans ce souhait : « que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous tous » (2 Co 13,13). Jésus est la « grâce », le don de Dieu, et, de ce fait, nous révèle qui est Dieu : un Père qui, par amour, nous livre son Fils. Pour rejoindre le Père, il est donc nécessaire d’être en communion avec Jésus. C’est l’œuvre de l’Esprit. Alors, nous comprenons que ce mystère de la Trinité nous indique un chemin, celui qu’il convient de suivre pour entrer dans l’intelligence du Dieu chrétien.

Abbé Marcel Villers

Illustration : Détail du retable de la chapelle Wolff dans l’église de Theux, œuvre de Nicolas Hanson; 1655

22 juin : fêtons saint Jean-Baptiste, le patron de notre UP !

Le dimanche 22 juin,
nous fêtons saint Jean-Baptiste,
patron de notre Unité pastorale

Voici le programme de la journée :

  • À 8h30 : chant des Laudes à la chapelle du château de Franchimont (rendez-vous à la porte d’entrée du château) ;
  • À 10h à l’église de Theux : messe pour les familles Becker-Fraiture-Dispas, Donéa-Fafchamps, Vilain, Gilson-Sougnez, Wintgens Maria, Dreze-Lange, Kemmers, Dessaucy-Wuidar ;
  • À 11h15 : verre de l’amitié à la Maison des Paroisses ;
  • À 12h : repas à la Maison des Paroisses : 15€ / personne, boissons non comprises et réservation nécessaire avant le 15 juin (087 54 18 21 ou 087 37 65 93).

Bienvenue à tous !

ART ET FOI : 11. LE CHRIST FLAGELLÉ

ART ET FOI. PLAFOND DE L’ÉGLISE DE THEUX.

Nous vous proposons la découverte des panneaux, datant de 1630, ornant le plafond de la nef de l’église de Theux. 66 médaillons figurent un(e) saint(e), dont plusieurs de Marie, des scènes de la Passion du Christ, de sa gloire, etc. Deux fois par mois, le mardi, un de ces médaillons sera présenté.

CHRIST FLAGELLÉ

La flagellation de Jésus est rapportée par trois évangiles : Mc 15,15 ; Mt 27,26 ; Jn 19,1. Elle est un des épisodes du récit de la Passion.

Description du panneau

Christ dit « à la colonne ». Il y est attaché et subit la flagellation par deux bourreaux maniant l’un, un fouet, et l’autre, des verges liées en faisceau.

Les Romains utilisaient les verges pour les hommes libres, la bastonnade pour les militaires, et pour les esclaves, ils se servaient de fouets et aussi de verges.

Dans le récit de la Passion, deux séances d’outrages sont rapportées. La première a lieu lors de la comparution devant le Sanhédrin : gardes et valets crachent sur Jésus et le frappent (Mc 14,65 ; Mt 26,67-68 ; Lc 22,63-65). La seconde se déroule lors du procès chez Pilate : le couronnement d’épines avec crachats et coups (Mc 15, 16-20 ; Mt 27, 27-31 ; Jn 19, 2-3). La flagellation a lieu entre les deux et sur ordre de Pilate, probablement à l’intérieur du prétoire si l’on suit Jean 19,4 : « Pilate sortit dehors et leur dit : Voyez, je vous l’amène dehors… »

« Le condamné était attaché à une colonne ou à tout autre point situé en hauteur, les mains au-dessus de la tête ; on ne trouvait donc pas, en principe, de traces de fouet sur les bras et les avant-bras. Les Romains employaient des lanières de cuir et des chaînes, parfois munies de pointes de fer ou de petites boules de plomb, de morceaux d’os ou de nœuds. Le nombre de coups de fouet, s’il était limité chez les Juifs à quarante coups moins un, ne connaissait pas de limite pour les Romains, hormis le fait que le condamné devait encore être capable de porter sa croix jusqu’au lieu du supplice. Les Évangiles rapportent que Jésus ne parvenait plus à porter sa croix et qu’il a fallu faire appel à l’aide d’un passant ; cela peut correspondre à une flagellation particulièrement sévère et, d’ailleurs, ceux qui ont étudié les traces de la flagellation sur le Suaire de Turin ont relevé la marque de plus de cent coups, ce qui, à raison de deux lanières par fouet, indique au moins cinquante coups de fouet. » (http://gira.cadouarn.pagesperso-orange.fr)

La représentation de la flagellation est rare pendant l’antiquité chrétienne, puis le Haut Moyen Âge. Sa représentation prend un certain essor avec les enluminures et les petites tablettes d’ivoire, et surtout avec l’apparition des Franciscains au XIIIe s. et leur dévotion à la Passion. Au XVIe s., le Concile de Trente décrète que les images religieuses doivent affermir la foi et éduquer les fidèles. Les artistes doivent représenter en priorité les thèmes du culte des saints et de la Vierge et les scènes montrant la Passion du Christ. C’est dans cet esprit qu’est conçu le plafond de la nef.

Abbé Marcel Villers