Échos de la retraite décanale 2025 à Nivezé (màj)

Ne te laisse pas voler ton espérance !

Tel était le thème de la retraite, animée par notre doyen de l’Ardenne, l’abbé Vital Nlandu Balenda, en cette Année sainte « Pèlerins d’Espérance », au Foyer de Charité à Nivezé, du 21 au 23 mars 2024.

Une trentaine de participants, venus de notre doyenné, mais également de plus loin (notamment là où notre doyen a effectué des missions pastorales), ont savouré ces presque 48h hors du monde, pour approfondir leur foi, personnellement et fraternellement.

Voici l’écho que nous en donne l’animateur, l’abbé Vital

J’ai eu la joie d’animer cette retraite ouverte à tous, qui avait pour thème : « Ton espérance, ne te la laisse pas voler ». En effet, l’espérance chrétienne est un trésor sans nul autre pareil. Écoutons saint Paul : « Rappelez-vous –devoir de mémoire !-, autrefois, vous étiez sans Christ, loin du Christ, vous étiez étrangers aux Alliances fondées sur la Promesse divine ; vous viviez dans le monde sans espérance et sans Dieu ! » (Ep 2, 12). Donc, par l’espérance, nous soutenons notre relation avec le Dieu Trinitaire ! Dès lors, ne laisse pas faucher ton espérance par les soucis de la vie, les idées et les mœurs ambiantes. Ne la dépouille pas de son suc substantifique, ne la galvaude pas. Ne la laisse pas voler en éclats : tiens bon ! Un des objectifs de la retraite, c’est ce vœu de saint Paul : « Que Dieu ouvre vos yeux à sa lumière pour que vous compreniez à quelle espérance il vous a appelés » (Eph 1, 18).

En étayant mes propos par les Écritures, les écrits du Magistère, des contes, des illustrations, le point de vue de certains auteurs, j’ai d’abord abordé les vertus théologales, élaboré un dialogue entre l’espérance (personnifiée) et un homme désespéré. J’ai ensuite posé un diagnostic socio-psycho-spirituel de notre société face à l’inquiétude qui grandit quant à l’à-venir. D’où la pertinence du thème de la retraite. Et puis, j’ai défini l’espérance chrétienne en dégageant d’abord ce qu’elle n’est pas. Enfin, j’ai évoqué les promesses de Dieu comme gage de notre espérance… Sans oublier ces questions : comment témoigner de l’espérance aujourd’hui ? Quels sont ses leviers, ses bonnes fréquences et ses fruits ?

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Horaire et intentions des messes du 28 mars au 3 avril 2025

Samedi 29 mars à 17h30 à Juslenville* : messe suivie du « potage du partage ».

Dimanche 30 mars à 10h à Theux* : messe pour M. Jean-Pierre Orban et toute sa famille, au ciel et sur la terre.

Mardi 1er avril à 9h à Oneux : messe pour les Fondations Saint-Georges.

Mercredi 2 avril à 9h à Becco (laudes à 8h45) : messe fondée Pauly, Bolmain et Maréchal.

La solidarité, c’est bon pour le cœur !

*Carême de partage 2025

Pour le Carême de partage de 2025, Entraide & Fraternité nous conduit au Pérou et nous invite à la solidarité avec ceux qui s’engagent pour combattre la malnutrition, spécialement celle des enfants. L’association nous invite à partager notre offrande en faveur des associations d’agriculteurs. Par notre contribution au Carême de partage, nous aiderons les populations locales qui vivent dans une grande pauvreté.

Grâce à la reconnaissance d’Entraide & Fraternité comme ONG par l’État belge, pour 1€ que vous donnerez, les projets soutenus recevront 4€ supplémentaires.

Pour en savoir plus sur la campagne de Carême et/ou pour faire un don :
Site d’Entraide & Fraternité

Merci pour votre générosité !

HOMÉLIE. CARÊME THEUX 2025. TROISIÈME DIMANCHE

3°dimanche de carême. Lc 13,1-9. Theux 2025

Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous.
Cet appel de Jésus résonne au mieux pendant le carême qui est justement le temps de la conversion. Au premier jour, en recevant les Cendres, il nous a été dit : Convertissez-vous. Car tu es poussière et tu retourneras en poussière.
Voilà qui pousse à nous interroger : quel est le sens de ma vie ? Qu’est-ce que j’en fais ? Il n’est jamais trop tard pour répondre, changer de vie, donner du fruit.
C’est à l’espérance que nous sommes invités. Dieu a confiance en nous, espère en nous plus que nous-mêmes. Nous sommes capables du meilleur.

Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous.
Comme ce figuier qui ne porte pas de fruits doit être coupé.
Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas.
Ce figuier sans fruit, c’est de notre vie qu’il s’agit.

Chacun de nous connait ces moments où on s’interroge sur le sens de sa vie et où on fait le bilan. Quand survient un accident, une maladie, l’angoisse et l’interrogation fondamentale resurgissent. N’est-ce pas d’abord cela qui nous émeut et nous bouleverse à la vue d’un accident, d’une catastrophe comme celles évoquées par Jésus ?
Une alerte de santé, un problème au travail, un accident, un échec matrimonial peuvent être comme une secousse qui nous fait éprouver notre fragilité et le prix de la vie. Et on s’interroge. Ma vie, qu’est-ce que j’en ai fait ? Qu’est-ce que j’ai fait de toutes ces années ? Qu’est-ce qui restera de moi et de mon action ? Quels en sont les fruits ?

Cet examen peut conduire à la déception, au « je ne suis bon à rien ».
Voilà trois ans que je viens chercher du fruit, et je n’en trouve pas.
Dans cette situation, deux issues se présentent : résignation ou espérance.

La résignation. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ?
Bref, il n’y a rien à faire. Il n’y a rien à espérer de cet homme ou de cette femme.
« Il n’y a plus rien à faire ». Combien de fois avons-nous entendu ou prononcé nous-mêmes cette parole qui peut n’être qu’un constat ou l’expression d’un découragement, pire d’un désespoir !

Mais il y a une autre issue.
L’espérance. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.
Bref, il n’est jamais trop tard. Grâce à la patience et grâce aux soins prodigués, le figuier pourra être sauvé. Il y a un avenir, une espérance.
Seigneur, laisse-le encore cette année.
Patience, prendre patience, accepter le temps, espérer. Mais savons-nous encore patienter, attendre ? Notre monde est un monde qui court souvent à grande vitesse, qui exalte le “tout et tout de suite.”

Maître, laisse-le encore cette année, je vais bêcher autour et mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il alors du fruit.
N’est-ce pas tout le sens du carême ? Il n’est jamais trop tard.
Un proverbe malgache nous encourage :
« Le passé appartient aux ancêtres, l’avenir appartient à Dieu, seul le présent t’appartient. »
Rien n’est donc joué. Alors, qu’attendons-nous ?

Abbé Marcel Villers

SOURCES : 127. RETOUR AU COEUR

SOURCES

Au long de cette Année sainte, nous sommes invités à approfondir notre foi, fondement de notre espérance en la Vie promise par le Christ. Le carême est un temps favorable pour puiser aux sources et renouveler notre vie chrétienne. Fructueux carême !

Retour au cœur

« Le carême est le temps favorable pour revenir au cœur.
ll s’agit d’un voyage de l’extérieur vers l’intérieur,
afin que tout ce que nous vivons, même notre relation avec Dieu,
ne se réduise pas à une extériorité,
à un cadre sans image,
à une couverture de l’âme,
mais surgisse de l’intérieur
et corresponde aux mouvements du cœur,
c’est-à-dire à nos désirs, à nos pensées,
à notre sentiment, au noyau originel de notre personne.

Le Carême nous plonge alors dans un bain de purification.
Il veut nous aider à enlever tout “maquillage”,
tout ce dont nous nous revêtons pour paraître adéquats,
meilleurs que nous ne le sommes.

Revenir au cœur signifie revenir à notre vrai moi
et le présenter tel qu’il est, nu et dépouillé, devant Dieu.
Cela signifie regarder en nous-mêmes
et prendre conscience de ce que nous sommes vraiment,
en nous débarrassant des masques que nous portons souvent,
en ralentissant la course de nos frénésies,
en étreignant notre vie et notre vérité.

La vie n’est pas une pièce de théâtre,
et le Carême nous invite à descendre
d’une scène fictive pour revenir au cœur,
à la vérité de ce que nous sommes.
Revenir au cœur, revenir à la vérité.

Tant que tu continueras à porter une armure qui recouvre ton cœur,
tant que tu te camoufleras avec le masque des apparences,
à exhiber une lumière artificielle pour te montrer invincible,
tu resteras vide et aride.

Quand, au contraire, tu auras le courage de baisser la tête pour regarder en toi,
alors tu pourras découvrir la présence d’un Dieu qui t’aime
et qui t’aime depuis toujours ;
l’armure que tu t’es construite sera enfin brisée
et tu pourras te sentir aimé d’un amour éternel. »

Pape François, Homélie du mercredi des cendres, 2024