SOURCES : 125. A LA RECHERCHE DE JÉSUS

SOURCES

En ce début d’année sainte, nous sommes invités à approfondir notre foi, fondement de notre espérance en la Vie promise par le Christ. Belle entrée en carême !

                    A la recherche de Jésus

«  S’imaginer que l’on connaît Jésus
Parce qu’on en a beaucoup entendu parler
Est un obstacle difficile à surmonter.
En toute bonne conscience beaucoup de chrétiens
S’abstiennent de chercher qui est Jésus.

Dans leur jeunesse, ils ont accepté sans examen
Des affirmations à son sujet
Qui leur ont paru d’emblée satisfaisantes
Parce qu’ils ne s’étaient pas encore posé les questions
Dont elles veulent être les réponses.

Ces affirmations doctrinales procurent à bon compte la sécurité.
Les manières de concevoir Jésus ne concernent plus
que les comportements extérieurs et mondains
car elles ne sont l’écho d’aucun appel de leur être profond
ni la réponse à aucun besoin vital,
à aucune attente fondamentale.

Ces chrétiens ignorent qui est Jésus
et sont condamnés par leur religion même
à ne jamais le découvrir.
Car aucune doctrine ou savoir ne peut apprendre
A connaître Jésus comme Maître de vie, comme personne vivante. »

Marcel LÉGAUT, Introduction à l’intelligence du passé et de l’avenir du christianisme, 1973.

Marcel LÉGAUT (1900-1990), agrégé et docteur en mathématiques, professeur d’université, change radicalement de vie en 1939 pour s’établir dans la Drôme comme agriculteur et berger. A partir de 1960, il écrit de nombreux ouvrages de spiritualité et il développe une pensée originale, voire utopique, à propos de l’avenir de l’Église et du christianisme.

CLÉS POUR LIRE LUC : 16. TENTATIONS

Clés pour lire l’évangile de Luc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Luc. Cette semaine, Lc 4,1-13 du 1er dimanche du carême.

Tentations
Dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où il fut tenté par le diable.
(Lc 4,1-2)

Jésus et le diable s’affrontent à propos de Dieu, plus précisément au sujet de la relation entre Jésus et Dieu. « Si tu es Fils de Dieu » (4,3.9) : soumission ou indépendance, obéissance ou liberté ? Ce combat est raconté en trois rounds qui fournissent trois directions de vie données par Jésus en réponse aux faux chemins prônés par le tentateur.
« L’homme ne vit pas seulement de pain. » (4,4). Masqué le plus souvent par notre appétit des choses matérielles, il y a en nous le désir d’une nourriture substantielle, d’un pain pour l’âme.
« C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras. » (4,8) Nous avons tous nos idoles, ces faux dieux que nous adorons et pour lesquels nous sommes prêts à tout : le pouvoir, la richesse, le plaisir, etc.
« Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » (4,12) Dieu n’est pas un instrument entre nos mains. Nous nous en servons si facilement pour attendre de lui ce qu’il nous appartient de faire.

Le désert
« Le terme rappelle immédiatement l’Exode hors d’Égypte, les quarante ans passés dans le désert… Terre d’épreuve pour la foi : c’est dans le désert qu’il faut choisir si l’on fera confiance à Dieu ou si on veut retourner en Égypte… Parce que le désert est l’endroit où la foi s’éprouve, c’est aussi le lieu de la tentation, le lieu où la contestation entre Dieu et le diable concernant l’avenir de l’homme peut s’exercer… Si Dieu y mène son peuple, son Fils, ce n’est pas pour leur faire fuir le monde, mais au contraire pour qu’ils en atteignent le cœur et manifestent là, à l’endroit où c’est le plus dur, sa victoire et ses droits. Si Jésus se retire dans le désert, ce n’est pas seulement pour se mettre à l’abri, mais plutôt pour se rendre là où il doit donner toute gloire à Dieu. » (J.J. VON ALLMEN, Vocabulaire biblique, 1969)

Abbé Marcel Villers

Convertissons-nous à l’espérance !

Lettre pastorale de
Mgr Jean-Pierre Delville,
évêque de Liège,
pour le carême 2025

Chers Frères et Sœurs,

En cette année jubilaire 2025, centrée sur le thème de l’espérance par le pape François, je voudrais relire à la lumière de l’espérance les évangiles des dimanches de carême de cette année liturgique C, qui suit l’évangile selon saint Luc [1].

Nous allons découvrir que l’espérance suscite en nous une conversion de vie et nous ouvre un nouvel horizon. Elle introduit dans nos vies une dimension mystique, un mysticisme agissant, selon les mots d’Henri Bergson. L’espérance se démarque de l’indifférence régnante et des intérêts matériels, tout en étant ancrée dans la réalité.

Or le monde d’aujourd’hui semble plus que jamais soumis à la loi du plus fort. Celle-ci valorise l’égocentrisme et le mépris de l’autre. On le voit en particulier dans la situation politique internationale. La société quant à elle subit une crise d’individualisme, qui pousse les plus défavorisés à la rue. Cette crise entraîne l’usage de la drogue, que l’on consomme comme un dérivatif, pour oublier ses problèmes et pour éprouver un bien-être immédiat. Le trafic de la drogue engendre la violence dans la société, comme on l’a constaté dernièrement dans la capitale de notre pays.

Le carême nous invite à une autre logique : la conversion à l’espérance. Cette conversion est-elle une utopie ? Non ! Elle passe par une conversion à Dieu et à notre prochain. L’espérance est une rencontre entre nos attentes et la grâce de Dieu. L’espérance n’est pas une vertu humaine, c’est une vertu théologale, c’est-à-dire une vertu qui a Dieu pour objet et qui nous parle de Dieu. Nos attentes proviennent de notre nature et de nos fragilités. Nous espérons la santé, le bonheur, le succès, le profit, la victoire… Mais souvent nos attentes sont limitées, nous n’osons pas rêver d’un vrai bonheur, encore moins d’un bonheur éternel ; nous devenons résignés, matérialistes, sans envergure et sans rêve. C’est pourquoi nous avons besoin d’une force extérieure, d’une grâce qui nous dépasse, d’un miracle qui nous remet debout et nous met en route. Cette grâce, c’est l’espérance donnée par Dieu. Elle provient de sa parole, qui ouvre des horizons nouveaux dans nos vies.

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« Solidarité Saint-Vincent de Paul » nous dit MERCI !

Les bénévoles de Solidarité Saint-Vincent-de-Paul de Theux (SSVP) tiennent à remercier chaleureusement tous ceux et celles qui ont participé aux collectes destinées à soutenir les personnes en précarité de notre entité communale, que ce soit sous forme de denrées non périssables récoltées dans nos églises ou lors des collectes dédiées à notre ASBL.

La contribution de notre communauté a été particulièrement généreuse.

Un peu à la périphérie, nos amis du VTS (anciennement PS+), sous la houlette d’André Frédéric et Aurélie Kaye, ont une fois encore participé en masse à la collecte de vivres du début de l’année. Leur impressionnante contribution (jugez-en par la photo ci-dessous) est bien le signe que la solidarité est en bonne place parmi les valeurs theutoises de VTS. Nous leur en sommes profondément reconnaissants.

Les bénévoles de Solidarité Saint-Vincent-de-Paul