SOURCES : 111. GLOIRE DE DIEU CACHÉE

          Gloire de Dieu cachée

« Ceux qui ne savent rien de Dieu,
et ils sont nombreux à notre époque,
le pressentent cependant à travers les créatures,
quand ils les regardent, hors des enchaînements utilitaires,
dans leur beauté, dans leur gratuité insolite.
Quand ils s’émerveillent.
Car le vrai miracle, c’est que les choses soient !

Le cosmos témoigne jusque dans la perpétuelle inversion de la mort en vie
et de l’entropie en néguentropie,
d’une intelligence agissante
dont notre intelligence déchiffre les œuvres
dans ce qu’on a appelé si justement la fête scientifique.

Depuis la création du monde,
les réalités invisibles sont visibles
pour l’intelligence
dans les œuvres de Dieu (Rom 1,20).

La rationalité même du monde serait inexplicable
sans un Sujet éternel.
Elle présuppose la profondeur rationnelle et plus que rationnelle, apophatique,
d’une Personne éternelle
à des personnes raisonnables et plus que raisonnables
pour réaliser avec elles
un accord et une communion d’amour. »

Olivier Clément,  Sources, 1982.

OLIVIER CLÉMENT (1921-2009). Originaire du sud de la France, jeune professeur de lettres, il se convertit à la foi chrétienne et, à trente ans, reçoit le baptême dans l’Église Orthodoxe. Il se familiarise avec la pensée spirituelle et théologique russe en France dont le cœur est l’Institut de théologie Saint-Serge de Paris où il enseignera par la suite.

FÊTE DU CHRIST ROI

Solennité du Christ Roi de l’univers

Voilà la fête la plus récente mise au calendrier liturgique de l’Église. Elle est instituée le 11 décembre 1925 par le Pape Pie XI et l’encyclique Quas primas. Deux motifs y sont avancés : lutter contre la montée des totalitarismes athées et le laïcisme ; honorer le 16e centenaire du Concile de Nicée qui a introduit dans le Credo, à propos du Christ : « et son règne n’aura pas de fin ». On se trouve, à l’époque de Pie XI, face à la montée du fascisme, du communisme et du nazisme qui visent à exercer un pouvoir totalitaire de l’État sur le citoyen. La liberté religieuse, comme le rôle social de l’Église, sont directement menacés. Ni subordonnée au pouvoir politique, ni une affaire purement spirituelle, la foi chrétienne proclame l’autorité et la souveraineté du Christ sur toute la création et les réalités sociales.
Les mouvements d’Action catholique vont faire du Christ-Roi leur fête et leur programme : étendre le règne du Christ sur les cœurs et sur la société. La prière finale de la messe l’exprime clairement : « Fiers de combattre sous l’étendard du Christ-Roi, nous te demandons, Seigneur, que notre communion au pain de l’immortalité nous permette de régner à jamais avec lui sur le trône céleste. »
La fête du Christ-Roi est initialement fixée au dernier dimanche d’octobre, juste avant la Toussaint. En effet, déclare l’encyclique, « le Christ ne cesse d’appeler à l’éternelle béatitude de son royaume céleste ceux en qui il a reconnu de très fidèles et obéissants sujets de son royaume terrestre. » Les lectures du formulaire de la messe affirment, dans l’épître (Col 1,12-20), la royauté universelle du Christ sur le monde créé et, dans l’évangile (Jn 18, 33-37), que son royaume n’est pas de ce monde. Équilibre délicat !
La célébration de la fête du Christ-Roi change de date et de signification à la suite de la réforme conciliaire de Vatican II. Elle porte désormais le titre de fête du Christ « Roi de l’univers ». La dénomination « Roi de l’univers » met l’accent sur la récapitulation de toute la création dans le Christ et oriente vers la fin des temps. Le Christ est maître de l’histoire où il instaure progressivement, proclame la préface de la messe, un « règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d’amour et de paix. » On comprend alors que la fête du Christ Roi soit désormais célébrée le dernier dimanche de l’année liturgique. Cette fête lui donne son orientation comme à toute l’histoire. Nous marchons vers le Christ, Roi de l’univers et Juge de l’humanité, dont la venue en gloire achèvera la création et l’histoire en établissant « un règne sans limite et sans fin » (Préface).

Abbé Marcel Villers

Illustration : plafond du choeur de l’église de Theux (1689)

Pèlerins d’espérance – Matinée de réflexion

Dans quelques semaines, l’Église nous invitera à entrer dans une nouvelle Année Sainte. Elle sera inaugurée à Rome le 24 décembre, à la cathédrale de Liège le 29 décembre et dans nos paroisses le dimanche 5 janvier, en la fête de l’Épiphanie.

Elle s’achèvera à l’Épiphanie 2026.

Son thème ?

Pèlerins d’espérance

avec son beau logo évoquant la traversée d’une mer houleuse par un peuple accroché au Christ, ancré dans l’espérance.

Que faire dans nos communautés à cette occasion ? Le Vicariat « Annoncer l’Évangile » a voulu vous permettre de teinter aux couleurs de l’espérance cette année spirituelle et pastorale. Non pas nécessairement pour ajouter à vos agendas paroissiaux de nouvelles activités mais pour vivre dans un autre esprit les rendez-vous habituels. Il s’agirait de « vivre l’ordinaire à l’extraordinaire ».

La matinée du 11 janvier vous aidera à réfléchir à ces questions et à découvrir des propositions allant dans ce sens.

Lire la suite « Pèlerins d’espérance – Matinée de réflexion »

Horaire et intentions des messes du 22 au 28 novembre 2024

Samedi 23 novembre à 17h30 à Juslenville : messe pour les défunts de la famille Seret-Michel et pour Guy Deris.

Dimanche 24 novembre à 10h à Theux, fête du Christ-Roi : messe pour Mme Serpe et toute sa famille au ciel et sur la terre ; pour M. Jean Charpentier et pour les défunts des familles Kuetgens-Weerts. La messe sera suivie de baptêmes.

Mardi 26 novembre à 9h à Oneux : messe aux intentions des paroissiens et de leurs familles.

Mercredi 27 novembre à 9h à Becco (laudes à 8h45) : messe à une intention particulière et pour Simone et Jules Gavray.