Ne dit-on pas que c’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière ?

Homélie de l’abbé Jean-Marc Ista
pour la fête de l’Épiphanie
Theux, dimanche 7 janvier 2018

Avant d’en venir aux textes de ce jour, je voudrais revenir sur les réflexions de mon confrère Marcel Villers, la semaine dernière, où il évoquait la situation de notre communauté d’Église qui, avec moins de moyens, se doit de rester ouverte, présente et missionnaire. Le hasard ou la Providence a voulu que je lise dans La Vie, un billet de Jean Claude Guillebaud qui s’insurge sur la visions de certains laïcs français (c’est pareil chez nous) qui verraient bien les chrétiens, musulmans et juifs invités à exercer leur culte comme on pratique un sport d’intérieur.

C’est oublier, dit-il, l’histoire de la philosophie et notamment le point de vue d’Emmanuel Kant. Point de vue dont le texte sert souvent de sujet au BAC. Je cite Penserions-nous beaucoup et penserions-nous bien si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec d’autres qui nous font part de leurs pensées et auxquels nous communiquons les nôtres ? Aussi bien, on peut dire que cette puissance extérieure qui enlève aux hommes la liberté de communiquer publiquement leurs pensées, leur ôte également la liberté de pensée. Merci Monsieur Kant ! Autrement dit, il n’y a pas de liberté de penser ou de croire sans liberté de communiquer sa pensée, sa foi !

À bon entendeur…

J’en arrive maintenant à l’évangile de l’Épiphanie.

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Sainte et heureuse fête de Noël !

Devant la crèche prête à accueillir le Sauveur,
notre curé, l’abbé Jean-Marc Ista,
nous adresse ses vœux de Noël

Merci à Claude Oury pour cette réalisation !

Chère Marie-José, repose en paix !

Notre Unité pastorale
a célébré les funérailles de Marie-José Delhez

Marie-José est décédée après un long combat courageux contre la maladie, ce samedi 2 décembre 2017. Ses funérailles ont eu lieu le mardi 5 décembre en l’église de Becco qu’elle avait tant fréquentée !

Vous pouvez lire ici l’homélie que l’abbé Marcel Villers a prononcée lors de la messe.

Et voici le message adressé par notre curé, l’abbé Jean-Marc Ista, au début de la célébration des funérailles : 

À l’entame de la célébration d’action de grâce pour Marie-José, c’est avec beaucoup d’émotion que je me suis retrouvé devant ses frères, Iwan et Jean, et sa sœur aînée Arlette, ainsi que ses neveux et nièce, petits-neveux, sa famille, ses amis et des paroissiens. Avec tristesse et espérance, j’ai pu leur partager que j’étais habité par cette scène où Jésus pleure son ami Lazare et console ses sœurs. L’apôtre Paul ne nous invite-t-il pas, par ailleurs, à avoir les sentiments qui sont dans le Christ Jésus ? Alors la tristesse est bien de mise lors du départ de notre bien aimée Marie-José, même s’il y a la consolation de savoir qu’elle ne souffre plus. Il y a aussi l’espérance, à cause de notre foi qui trouve sa source dans la confiance de Jésus devant la mort. Espérance que, pour Marie-José, tout est bien puisqu’elle est désormais auprès de son Seigneur !

Même si Iwan ne souhaitait pas d’éloges, préférant les gestes concrets d’amour et d’amitié que sa sœur a reçus de son vivant, je ne pouvais m’empêcher d’évoquer brièvement Marie-José comme signe de fidélité. Bien au-delà du service qu’elle a rendu au secrétariat de l’Unité pendant des années, avec discrétion et efficacité, jusqu’à ce que la maladie l’en empêche, il y a la fidélité de Marie-José à son Seigneur. Elle aimait à le rencontrer, notamment ici, en l’église de Becco. Il y a sa fidélité envers le prochain, bien sûr ses frères et sœur et sa famille, mais aussi ses amis. Elle a contribué largement à créer un « Emmaüs » au Bois-Renard pour accueillir et soutenir mon prédécesseur et confrère Ignace. Ignace qui préside aujourd’hui les obsèques -avec reconnaissance et émotion… La fidélité et la fiabilité de Marie-José renvoient bien à celle de Dieu dont nous avons pu bénéficier à travers elle. Et sans doute à bien d’autres qualités reçues du Seigneur.

Aussi, malgré notre tristesse, n’essayons pas de la retenir et, ensemble, disons merci à Marie-José pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle nous a donné !

Abbé Jean-Marc Ista,
Curé de l’Unité pastorale de Theux


Marie-José a assuré, durant de longues années, la gestion administrative des baptêmes, mariages et funérailles pour notre Unité pastorale de Theux. Dans l’ombre, au premier étage de la Maison des Paroisses, elle a mené à bien cette mission précieuse, dans la discrétion et l’efficacité, jusqu’au jour où épuisée, elle n’a plus pu se rendre à Theux.

Avec confiance et reconnaissance pour les services qu’elle a rendus, nous la remettons dans les mains du Père, qui, sans aucun doute, l’accueille en lui disant : Viens, entre dans la joie de ton Maître ! et à votre prière fraternelle.

Nous présentons à toute sa famille, et spécialement à Arlette et Iwan, nos plus sincères et chrétiennes condoléances.

Mon âme a soif de toi, Seigneur, mon Dieu !

Homélie de l’abbé Jean-Marc Ista
pour le 32ème dimanche du Temps ordinaire (Année A),
Theux, le 12 novembre 2017

Nous approchons de la fin de l’année liturgique. Elle est toujours l’occasion d’appeler les chrétiens à se tourner vers la fin des temps, évocatrice de la pleine communion qui caractérisera les relations entre la création et son Dieu. Fin des temps, puisque nous ne savons ni le jour ni l’heure que nous pouvons assimiler par notre fin dans le temps de l’histoire ce qui est bien sûr notre mort physique.

La liturgie de ce jour nous invite d’abord à veiller par un pas de plus dans l’intimité avec le Seigneur, puisque nous sommes surtout appelés à partager une grande histoire d’amour avec lui.

Je dors mais mon cœur veille… C’est la voix de mon bien-aimé ! Il frappe ! murmure la bien-aimée du Cantique des Cantiques qui se dira malade d’amour. Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, les mains ruisselantes de myrrhe. Mes doigts répandaient cette myrrhe sur la barre du verrou (Ct 5,2-8).

Dans le verrou, nous pourrions voir celui de notre cœur que nous devrions toujours tenir ouvert pour permettre à Dieu d’entrer et sortir de notre jardin intérieur.

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