SOURCES : 136. LIVRER SA VIE

SOURCES

Au long de ce temps pascal, nous sommes unis dans l’espérance et l’accueil d’un pape encourageant la joie d’être chrétien et de la communiquer. Occasion de relire et méditer quelques extraits significatifs de la première exhortation du pape François (1936-2025) : La joie de l’Évangile (24/11/2013).

Livrer sa vie, tel est le sens de la mission

« Il nous est proposé de vivre à un niveau supérieur et pas pour autant avec une intensité moindre.
La vie augmente quand elle est donnée
et elle s’affaiblit dans l’isolement et l’aisance.

De fait, ceux qui tirent le plus profit de la vie
sont ceux qui mettent la sécurité de côté
et se passionnent pour la mission de communiquer la vie aux autres.

Nous découvrons ainsi une autre loi profonde de la réalité :
que la vie s’obtient et se mûrit dans la mesure
où elle est livrée pour donner la vie aux autres.

C’est cela finalement la mission.
que le monde de notre temps qui cherche,
tantôt dans l’angoisse, tantôt dans l’espérance,
puisse recevoir la Bonne Nouvelle,
non d’évangélisateurs tristes et découragés,
impatients ou anxieux,
mais de ministres de l’Évangile
dont la vie rayonne de ferveur,
qui ont les premiers reçus en eux
la joie du Christ. »

Pape François, Evangelii gaudium, n° 10.

ART ET FOI : 10. IGNACE DE LOYOLA

ART ET FOI. PLAFOND DE L’ÉGLISE DE THEUX

Nous vous proposons la découverte des panneaux, datant de 1630, ornant le plafond de la nef de l’église de Theux. 66 médaillons figurent un(e) saint(e), dont plusieurs de Marie, des scènes de la Passion du Christ, de sa gloire, etc. Deux fois par mois, le mardi, un de ces médaillons sera présenté.

IGNACE DE LOYOLA (1493-1556)

Fondateur de la Compagnie de Jésus.

Canonisé le 12 mars 1622.

Fêté le 31 juillet.

Proclamé, en 1922, par Pie XI « Maître des Exercices spirituels », patron céleste des instituts et de tous ceux qui viennent en aide à ceux qui pratiquent les ‘exercices spirituels’.

 

Description du panneau
Ignace est en ornements liturgiques sacerdotaux : aube, chasuble et manipule du prêtre célébrant la messe. Il tient, selon l’image officielle réalisée pour sa canonisation, le livre des Constitutions de son ordre.

En haut, à droite, on distingue l’emblème des Jésuites : un soleil rayonnant chargé des lettres IHS constituant le monogramme du Christ avec une croix surmontant le H. IHS est formé des initiales de « Iesus Hominum Salvator » (Jésus sauveur des hommes). Il s’agit aussi d’une abréviation du nom de Jésus, reprenant les trois premières lettres de son nom écrit en grec IHΣOYΣ. Souvent trois clous sont inscrits sous ces lettres pour signifier les vœux de religion : obéissance, chasteté et pauvreté.

Dans l’Espagne du XVIe s., un jeune soldat impétueux, au service de la cour de Castille, est gravement blessé, en 1521, lors du siège de Pampelune par les Français. Un boulet de canon lui brise une jambe. Une convalescence prolongée lui permet de découvrir le Christ et de tout laisser pour le suivre. Ignace se retire à Manrèse où il mène une vie de pénitence. Dans la grotte où il prie nuit et jour, il connaît l’illumination. De son expérience, il tire une méthode d’exercices spirituels, qui deviendra un livre. Il se fait ensuite pèlerin et visite les lieux saints, le pays où Jésus a vécu. De retour, en 1524, il se met aux études, malgré son âge, et fréquente les universités de Salamanque, puis de Paris où il passe sept ans. Il y réunit ses six premiers disciples. Ensemble, en 1534, dans la chapelle Saint-Denis de Montmartre, ils font le vœu solennel de se consacrer au service de Dieu.

Après l’échec du pèlerinage en Terre Sainte qu’ils projetaient, le pape Paul III autorise l’ordination à la prêtrise d’Ignace et de six de ses compagnons. Ignace donne alors à sa compagnie le nom de Société de Jésus et la met à la disposition du pape qui l’engage dans la réforme de l’Église voulue par le Concile de Trente en cours (1545-1563) et au service de l’expansion missionnaire. Pour donner plus d’efficacité à son institut, Ignace le libère des offices communs, ne prévoit ni clôtures, ni habits, ni siège fixe. Il fait de sa compagnie une société de prêtres pour la plus grande gloire de Dieu et au service inconditionnel de l’Église comme du pape. Il meurt le 31 juillet 1556 à Rome. (John COULSON, Dictionnaire historique des saints, 1964)

Il figure au plafond de l’église de Theux qui s’inscrit dans la mouvance de la Contre-Réforme dont les Jésuites sont un des fers de lance. De plus, le plafond est peint en 1630, soit huit ans après la canonisation d’Ignace.

Abbé Marcel Villers

La Faim – Mai-juin 2025

Chaque mois, au long de l’année liturgique, nous vous proposons une reproduction d’une œuvre d’art qui invite à la méditation, à la prière et enrichit le sens de la liturgie célébrée durant la période.

Cette image est affichée à l’église de Theux dans la chapelle du Saint-Sacrement.

Abbé Marcel Villers

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Le pain qui satisfait nos besoins quotidiens, c’est d’abord la nourriture qui restaure nos forces.

Mais cela ne suffit pas à calmer notre faim. C’est que créé par Dieu et pour Dieu, ce dont l’homme a faim et qui peut le faire vivre en vérité, c’est d’éternité, d’absolu.

Jésus est le pain véritable, le pain essentiel, celui qui donne la vie, celui qui comble la faim de l’homme. « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »

Le tableau de Nicolas Poussin (1594-1665), peintre français du XVIIᵉ siècle, intitulé L’Institution de l’Eucharistie fait partie de la série des Sept Sacrements peinte entre 1636 et 1642.

Le Christ, debout, donne la communion aux apôtres. La main droite levée bénit le calice posé sur l’autel derrière le Christ. En présentant le pain et en consacrant la coupe, le Christ institue le sacrement de l’eucharistie. La scène est éclairée par une unique lampe à huile antique à deux flammes. Cet éclairage renforce le ton dramatique de la scène et accentue le mystère de l’eucharistie ; il s’agit aussi de la dernière nuit du Christ.

SOURCES : 135. COMMUNIQUER L’ESPÉRANCE

SOURCES 

Au long de ce temps pascal, nous sommes unis dans l’espérance et l’accueil d’un pape encourageant la joie d’être chrétien et de la communiquer. Occasion de relire et méditer quelques extraits significatifs de la première exhortation du pape François : La joie de l’Évangile (24/11/2013).

Communiquer l’espérance

« Nous sommes tous appelés à grandir comme évangélisateurs.
En même temps employons nous à une meilleure formation,
à un approfondissement de notre amour
et à un témoignage plus clair de l’Évangile.

En ce sens, nous devons tous accepter
que les autres nous évangélisent constamment ;
mais cela ne signifie pas que nous devons renoncer
à la mission d’évangélisation,
mais plutôt que nous devons trouver le mode de communiquer Jésus
qui corresponde à la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Dans tous les cas, nous sommes tous appelés
à offrir aux autres le témoignage explicite
de l’amour salvifique du Seigneur
qui, bien au-delà de nos imperfections, nous donne sa proximité,
sa Parole, sa force et donne sens à notre vie.    

Ton cœur sait que la vie n’est pas la même sans lui,
alors ce que tu as découvert, ce qui t’aide à vivre
et te donne espérance,
c’est cela que tu dois communiquer aux autres. »

Pape François, Evangelii gaudium, n° 121.