La chronique de notre Curé du 2 mai 2021

Celui-là porte beaucoup de fruit

Dans une semaine, nous espérons prendre enfin un café en terrasse. Mais est-ce le début d’un retour à ce qu’on appelle la normale ? Déjà, notre café risque d’avoir un goût amer à cause de proches disparus durant la pandémie ou de notre confiance ébranlée en l’avenir. Ensuite, derrière cette amertume, ne peut que se cacher la fatigue et l’exaspération des soignants et de tous ceux que la situation a mis en danger d’une manière ou d’une autre (culture, Horeca, enseignement, milieux familiaux…) plus ceux dont on ne parle pas : les plus démunis de notre société. Pour ma part, ayant un proche devant céder sa place aux soins intensifs parce qu’il n’avait plus besoin de respirateur, je ne peux que penser aux malades, aux allocataires sociaux, aux isolés, aux démunis de la rue… Bien sûr, boire un café en terrasse nous offrira une bouffée d’air et des contacts sociaux salutaires. Nous pouvons même améliorer le goût de notre boisson avec du lait, du sucre, voire de la crème ou un peu d’Amaretto. Et si ces compléments qui agrémentent notre café nous renvoyaient à des éléments essentiels ? L’amour qui, comme le lait colore le café, change la couleur de la vie, la foi, comme le sucre, donne du goût à l’existence et enfin l’espérance qui, comme l’Amaretto, superflu en apparence, arrive à enthousiasmer en toute circonstance.

Lire la suite « La chronique de notre Curé du 2 mai 2021 »