Clé pour lire l’évangile de Marc : 17. La joie des noces

Clés pour lire l’évangile de Marc

Dans cette série hebdomadaire (parution le mercredi matin), nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Marc. Cette semaine : Mc 2,18-20.

17. La joie des noces

Les invités de la noce pourraient-ils jeûner
pendant que l’époux est avec eux ? (Mc 2,19)

Une noce. Magnifique image de la mission de Jésus ! À ceux qui reprochent aux disciples de ne pas jeûner, Jésus répond que le temps n’est plus au jeûne, mais à la joie. Il le justifie par une comparaison qui fait appel à une expérience que chacun a pu connaître : la participation à un repas de noce. En présence du marié, les gens de la noce ne vont tout de même pas s’interdire de manger !

Jésus est l’époux qui convie tout le monde à ses noces avec l’humanité. Il est le messager de la joie : le Règne de Dieu est arrivé avec lui. Alors, « tant qu’ils ont l’époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner » (2,19). Le jeûne est, en effet, une pratique qui dit la faim et la soif de Dieu, l’attente ardente de sa venue.

Le temps de l’attente est terminé. Jésus par sa présence est la joyeuse nouvelle. C’est lui l’Évangile. Il inaugure un monde nouveau qu’il appelle le Royaume de Dieu. Tous sont invités à y entrer et à partager la joie des noces avec Dieu. Tous sont bienvenus à la grande table pour s’y rassasier et combler toute faim.

Le jeûne

En Israël, il y avait des jours officiels de jeûne. Avant l’exil, c’était uniquement le jour de la fête des expiations ou Grand Pardon (Lv 16,29) ; après l’exil, il y avait quatre jours de jeûne public annuels (Zach 7,3.5 ; 8,19). Au temps de Jésus, la pratique du jeûne était recommandée et pratiquée dans les groupes religieux comme les pharisiens ou les baptistes (Jean-Jacques VON ALLMEN, Vocabulaire biblique, 1969, p. 144-145). En témoigne le pharisien de la parabole qui se vante de jeûner deux fois par semaine (Lc 18,12). Le jeûne était assimilé à une forme d’humiliation, de deuil, d’affliction. Il était l’expression d’une profonde repentance comme d’une attente de Dieu (Joël 1,14 ; 2,12). Jésus n’a jamais exigé le jeûne comme une pratique à observer régulièrement puisqu’avec lui le salut est advenu. L’Église a cependant rapidement retrouvé la pratique du jeûne, essentiellement comme une pratique pénitentielle mais aussi comme une expression de l’attente et une forme de préparation aux grandes fêtes, surtout de Pâques et de Noël.

Abbé Marcel Villers

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