Clés pour lire l’évangile de Marc : 44. De son superflu ou de son indigence

Clé pour lire l’évangile de Marc

Dans cette série hebdomadaire (parution le mercredi matin), nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Marc. Cette semaine : Mc 12, 38-44 du 32e dimanche du temps ordinaire.

44. De son superflu ou de son indigence

Cette pauvre veuve a mis plus que tous. (Mc 12,43)

Elle n’avait que deux piécettes et elle les met toutes deux dans le tronc. Elle aurait pu se contenter de n’en donner qu’une, la moitié de ce qu’elle avait. Mais non, elle a tout donné, « tout ce qu’elle avait pour vivre. » (12, 44) La veuve n’a rien donné de son superflu, car elle ne possédait que ce qu’elle a donné.

Et Jésus peut alors conclure : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence. » (12, 43-44)

En donnant tout ce qu’elle a, cette femme s’en remet totalement à Dieu. Le geste de la veuve enseigne ce qu’est la vraie religion, le juste rapport à Dieu : la confiance, cette disposition intérieure qui nous engage tout entier. Là est la vraie religion : le don de soi, dans la confiance totale en Dieu.

Les veuves

Un homme doit assurer à sa famille les besoins élémentaires et tant qu’il est vivant, les droits de son épouse sont protégés. Par contre, à sa mort, la veuve perd toute ressource. C’est la raison pour laquelle, dans la Bible, la veuve et l’orphelin sont les pauvres parmi les pauvres, bénéficiant de l’attention particulière de Dieu. D’où une organisation d’assistance spécifique (Ac 6,1) est mise en place dans les premières communautés chrétiennes.

Dans le monde romain, une veuve de milieu aisé peut profiter de sa situation de célibataire pour exercer des fonctions publiques. On connaît le cas de « Phébée, notre sœur, écrit Paul, ministre de l’Église qui est à Cencrées (près de Corinthe). » (Ro 16,1) Ainsi, il apparaît que, dans les premiers temps de l’Église, les veuves formaient un ”ordre” (une catégorie officielle) et assumaient un ministère avec d’autres femmes. Cela ressort clairement de la lettre à Timothée : « Ne peut être inscrite au groupe des veuves qu’une femme d’au moins soixante ans, n’ayant été mariée qu’une fois. Elle devra produire le témoignage de sa bonne conduite… » (1 Tim 5,3-16) (Maurice AUTANÉ, Femmes de la Bible, www.bible-service.net)

Abbé Marcel Villers

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