Clés pour lire l’évangile de Jean : 22. La course

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Jean. Alleluia ! Il est ressuscité ! En ce jour de Pâques, courons au tombeau avec Pierre et Jean :  Jn 20,1-10.

22. La course au tombeau

On a enlevé le Seigneur de son tombeau. (Jn 20,3)

Marie-Madeleine, venue à la recherche d’un mort, ne trouve qu’un tombeau ouvert. Elle court annoncer à Pierre et à l’autre disciple : On a enlevé le Seigneur. Telle est la première interprétation du signe qu’est le tombeau ouvert : on a volé le corps de Jésus.

Pierre et l’autre disciple courent au tombeau. Pierre entre dans le tombeau et constate qu’il n’est pas vide. Le linceul ainsi que le linge qui recouvrait la tête sont là, mais vidés du corps qu’ils emprisonnaient. Des voleurs auraient tout dérangé, donc on n’a pas volé le corps de Jésus. Deuxième interprétation du signe : les linges sont vides, le cadavre a disparu, mais on ne l’a pas volé. Quelle conclusion en tirer ? Voir ne suffit pas.

Arrive le troisième témoin. Il entre dans le tombeau, il voit et il croit. L’absence du corps est la trace de la victoire du Christ sur la mort. Il n’a plus besoin des habits des morts, c’est le sens des linges vides. C’est la troisième interprétation du signe : l’absence du corps dans le tombeau est le signe de sa résurrection.

Les linges : linceul et suaire 

« L’évangile de Jean nous donne une série de précisions, a priori sans importance, sur la position des bandelettes et du suaire dans le tombeau ouvert et vide. Ces linges sont rangés, pliés ou à plat. Le linceul est là, mais affaissé, vidé du corps qu’il emprisonnait. Le linge qui recouvrait la tête est là, lui aussi, enroulé à sa place. Comme si le corps s’était glissé dehors sans déranger la forme de la tête que le linge avait prise. Comme si le mort s’était levé et les avait enlevés, aidé par on ne sait qui, puis les avait remis à leur place. Témoins que le mort était là, et que le cadavre n’a pas été emporté à la dérobée par des voleurs. De tels individus n’auraient en effet pas pris soin d’ôter ces linges puis les remettre à leur place. L’évangéliste nous invite donc à croire avec les disciples à partir de l’expérience de l’absence du corps, mais aussi de la présence des signes de la mort, qui n’ont pu retenir leur prisonnier. » (D’après Bernadette ESCAFFRE, Prier 7 jours avec l’évangile de Jean, 2010)

Abbé Marcel Villers

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