Année Famille Amoris Laetitia n°8

La pastorale familiale
à mettre en œuvre (suite et fin)

Dans le contexte culturel d’aujourd’hui, face aux défis pour la vision chrétienne de la famille, le Pape énonce les grands axes d’une pastorale familiale nouvelle. Il identifie sept situations délicates et indique comment y répondre. 

  1. Il faut reconnaître qu’il y a des cas où la séparation est inévitable. Parfois, elle peut devenir moralement nécessaire, lorsque justement, il s’agit de soustraire le conjoint le plus faible, ou les enfants en bas âge, aux blessures les plus graves causées par l’abus et par la violence, par l’avilissement et par l’exploitation… (AL, 241) Un discernement particulier est indispensable pour accompagner pastoralement les personnes séparées, divorcées ou abandonnées. La souffrance de ceux qui ont subi injustement la séparation, le divorce ou l’abandon doit être accueillie. D’où la nécessité d’une pastorale de la réconciliation et de la médiation, notamment à travers des centres d’écoute spécialisés qu’il faut organiser dans les diocèses (AL, 242).

  1. Les personnes divorcées mais non remariées, qui sont souvent des témoins de la fidélité conjugale, doivent être encouragées à trouver dans l’Eucharistie la nourriture qui les soutienne dans leur état (AL, 242).
  1. Il est important de faire en sorte que les personnes divorcées engagées dans une nouvelle union sentent qu’elles font partie de l’Église, qu’elles « ne sont pas excommuniées » et qu’elles ne sont pas traitées comme telles, car elles sont incluses dans la communion ecclésiale (AL, 243). Les baptisés divorcés et remariés civilement doivent être davantage intégrés dans les communautés chrétiennes selon les diverses façons possibles, en évitant toute occasion de scandale (AL, 299). Quant à la communion, le Pape écrit : « elle n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles » (Note 351, citation de Evangelii gaudium, n°47).
  1. On a souligné la nécessité de rendre plus accessibles et souples, et si possible entièrement gratuites, les procédures en vue de la reconnaissance des cas de nullité (AL, 244).
  1. Chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect (AL, 250). Bien entendu, le contrat entre eux ne peut être mis sur un pied d’égalité avec le mariage entre un homme et une femme.
  1. Les familles monoparentales. Quelle que soit la cause, le parent qui habite avec l’enfant doit trouver soutien et réconfort auprès des autres familles qui forment la communauté chrétienne, ainsi qu’auprès des organismes pastoraux paroissiaux (AL, 252).
  1. Parfois la vie familiale est affectée par la mort d’un être cher. Nous ne pouvons pas nous lasser d’offrir la lumière de la foi afin d’accompagner les familles qui souffrent en ces moments (AL, 253).

Abbé Marcel Villers

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