Marche pour la Paix ce 1er janvier 2025 à Liège

Comme nous le rappelait le beau conte Ubuntu écouté lors de la veillée d’Avent,
le 3 décembre 2024 à Juslenville,

Je suis heureux parce que nous le sommes ensemble,

nous sommes invités à partager notre bonheur et notre amitié
en participant à la

Marche pour la Paix

organisée par la Communauté Sant’Egidio à Liège,
ce mercredi 1er janvier 2025 à 16h

La Communauté Sant’Egidio, unissant laïcs et prêtres (notre évêque en fait partie), s’attache à soutenir toutes les personnes qui en ont besoin, matériellement, mais aussi spirituellement et encore plus par la fraternité.

 

 

CLÉS POUR LIRE LUC : 4. VISITATION ET MISSION

Clés pour lire l’évangile de Luc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Luc. Cette semaine : Lc 1,39-45 du 4ème dimanche de l’Avent.

Visitation
Marie se mit en route et se rendit avec empressement dans une ville de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth (Lc 1,39-40)

La visitation est l’image même de la mission. En effet, la mission, c’est d’abord une rencontre, une visitation. Marie, portant le Christ, le rend présent dans la maison de l’autre, Élisabeth. Mais c’est Élisabeth qui apprend à Marie qu’elle est « bénie entre toutes les femmes » (1,42). Elle ne l’aurait pas su sans cette rencontre.
Comme Marie, l’Église porte en elle l’Emmanuel. Chaque chrétien porte le Christ. Il est notre secret comme celui de Marie qui ne sait comment le dire. Et voici que, comme Élisabeth à Marie, c’est l’autre qui nous révèle le Christ, tout au moins un visage du Christ que nous ne connaissions pas. On comprend alors pourquoi Marie court si vite chez Élisabeth. Cet enfant qu’elle porte, il faut encore qu’elle apprenne à le connaître. C’est là le rôle d’Élisabeth.

L’évangile de l’enfance
« Les deux premiers chapitres de Luc servent de transition entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Ainsi une grande place est laissée aux usages juifs (le Temple, la circoncision, la Loi, les pèlerinages) ; des chants de l’Ancien Testament sont reproduits ; les naissances sont annoncées comme le faisait l’Ancien Testament. D’un autre côté, les annonces célestes expriment à l’avance la foi chrétienne d’après Pâques, ce qui montre que les récits évangéliques ne se comprennent vraiment qu’à la lumière de la résurrection du Christ. En parcourant ces premiers chapitres de Luc, on ne sait pas si on est encore dans l’Ancien ou dans le Nouveau Testament. De fait, Luc a voulu présenter l’Évangile comme l’accomplissement des promesses de salut que Dieu avait faites au peuple. Il manifeste ainsi l’unité du dessein de Dieu. » (ACEBAC, Les Évangiles, 1983, p.344)

Abbé Marcel Villers

SOURCES : 113. ACTE DE CONFIANCE

SOURCES

Au cours de ce temps de l’Avent, laissons-nous saisir par l’espérance, dans l’attente de la venue du Sauveur. Confiance, abandon de soi dans les mains du Seigneur comme Marie qui a dit oui et attendait dans la foi et la confiance.

Abbé Marcel Villers

Sans soucis

« Mon Dieu, convaincu que vous veillez sur ceux qui espèrent en vous
que ne peut jamais manquer de rien celui qui attend de vous toutes choses,
j’ai résolu de vivre sans aucun souci
et de me décharger sur vous de tout genre d’inquiétude.

Les hommes peuvent me ravir et mes biens et mon honneur.
Les infirmités peuvent m’ôter les forces et les moyens de vous servir.
Je puis même perdre votre grâce par le péché,
Jamais je ne perdrai mon espérance.

Que d’autres attendent leur bonheur
de leurs richesses ou de leurs talents ;
qu’ils s’appuient
ou sur l’innocence de leur vie
ou sur la rigueur de leurs pénitences
ou sur la ferveur de leurs prières,
pour moi, Seigneur,
toute ma confiance, c’est ma confiance même.

Je sais, hélas ! je ne le sais que trop,
combien je suis fragile et changeant ;
je sais ce que peuvent les tentations
contre les vertus les mieux affirmées.
J’ai vu tomber des saints,
mais tout cela ne peut m’effrayer.

Tant que j’espérerai,
je me tiens à couvert de tous les malheurs
et je suis assuré d’espérer toujours
parce que j’espère encore cette invariable espérance. »

Saint Claude La Colombière, Acte de confiance en Dieu, XVIIe s.

CLAUDE LA COLOMBIÉRE (1641-1682), jésuite, exerce son ministère en tant qu’enseignant, prédicateur, directeur de conscience, conseiller personnel et écrivain. Il est surtout connu pour son rôle de directeur spirituel de sainte Marguerite-Marie Alacoque la voyante de Paray le Monial. Ils ont donné à la dévotion au Sacré-Cœur une ampleur sans précédent.

HOMÉLIE COMMÉMORATION DES DÉFUNTS THEUX 3/11/2024

HOMÉLIE : LA MORT POUR LE CHRÉTIEN THEUX 3.11.24

Toussaint, commémoration des fidèles défunts, jour des morts, voilà qui nous ramène, chaque année, à la visite du cimetière et à la mémoire de nos morts. En ces jours, nous sommes amenés inévitablement à nous interroger sur la mort et les morts.
Quels liens y a-t-il entre eux et nous ? La mémoire, la prière, le souvenir ? Où passe la frontière entre le monde des vivants et le monde des morts ?
Dans d’innombrables cultures, les morts sont actifs et influents dans le monde des vivants. Ils sont le plus souvent considérés comme une menace ou une protection. Une menace dont il faut se prémunir. Une protection qu’il faut se concilier. Qu’en est-il pour nous chrétiens ? Quels rapports avec nos morts ?

A cette interrogation, Jésus a répondu : « Laissez les morts enterrer leurs morts. » (Mt 8,22) Pour lui, la priorité c’est annoncer la vie et non célébrer la mort.
L’Eglise a été fidèle à cette perspective. Contrairement à de nombreuses civilisations ou religions, l’Eglise n’a en rien encouragé les rituels qui règlent les obsèques et le deuil. Doit-on en conclure que le christianisme n’a rien à dire sur la mort et les morts ? Non, bien sûr, d’autant que le signe distinctif des chrétiens est une croix. Que nous livre la foi chrétienne sur la mort et les morts ?

D’abord que la mort n’est pas simplement le bout du chemin terrestre, mais qu’elle s’anticipe dans la vie. La mort, les puissances négatives, l’anti-vie, nous devons bien reconnaître que c’est à l’œuvre dans notre quotidien, proche ou lointain. Se battre contre la mort, voilà qui est premier pour le chrétien. « Laissez les morts enterrer leurs morts »Oui, ne cessez pas de vous battre pour la vie et de vous appuyer sur les forces de vie, sur le Christ qui nous a promis la victoire de la vie sur la mort.

Cette victoire promise n’efface pas le caractère tragique de la mort des hommes. C’est pourquoi le christianisme nous met sous les yeux un crucifié. Dans les affres de l’agonie, nous faisons mémoire du cri de Jésus : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mais nous nous souvenons aussi de sa dernière prière : « Père, je remets ma vie entre tes mains. »
Ces deux paroles de Jésus, à l’heure de la mort, nous permettent de définir l’attitude du chrétien.
« Pourquoi m’as-tu abandonné ? » : parole d’incompréhension
« Je remets ma vie entre tes mains » : parole de folle confiance
Face à nos morts, face à notre propre mort, nous sommes, en effet, balancés entre ces deux positions : incompréhension et confiance.

Ce n’est pas le néant qui est au bout de notre existence terrestre, mais la communion avec Dieu et tous les saints. Oui, le terme, la fin, c’est la communion comme l’exprimait Teilhard de Chardin : « L’avenir s’ouvre devant moi comme une crevasse vertigineuse ou un passage obscur. Mais si je m’y aventure sur votre parole, mon Dieu, je puis avoir confiance de me perdre ou de m’abîmer en vous. Ce n’est pas assez que je meure en communiant. Apprenez-moi à communier en mourant. » (Le milieu divin, pp. 95-96)

Abbé Marcel Villers