Lève-toi, il est temps – Premier dimanche de l’Avent 2025

Que la paix règne dans tes murs !

(Psaume 121, 7)

 

 

De leurs épées,
ils forgeront des socs de charrue,
et de leurs lances, des faucilles.

On ne lèvera plus l’épée
nation contre nation,
on ne s’entraînera plus à la guerre
.
 (Isaïe, 2, 4)

 

 

 

 

« Range ton épée » est une parole adressée aux puissants de ce monde, à ceux qui dirigent le destin des peuples : ayez l’audace du désarmement !

La paix naît de la communion, et non de la dissuasion. Du dialogue, et non de l’ultimatum. C’est une audace, celle de déposer son arme – le désarmement, précisément – qui est plus que jamais exigée des puissants d’aujourd’hui. Aucune idée, aucune foi, aucune politique ne nous autorise à tuer.

Courage, allez de l’avant. Le Seigneur crée et répand la paix à travers ses amis qui l’ont dans leur cœur, qui deviennent à leur tour des pacificateurs, des instruments de sa paix. »

Léon XIV, Veillée pour la paix, 11-10-2025

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Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix !

Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.

Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.

Là où il y a discorde, que je mette l’union.

Là où il y a désespoir, que je mette l’espérance.

Là où il y a les ténèbres, que je mette la lumière.

Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

François d’Assise

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P.S. L’illustration est une reproduction d’un tableau de Breughel l’Ancien, La chute des anges rebelles, daté de 1562.

Veillée d’Avent : 2 décembre 2025 à Juslenville

Ah bon ? Et si c’était vrai…

En Jésus, Dieu prend visage

Comme chaque année, nous tenons à nous préparer à la belle fête de Noël. Nous prendrons le temps de laisser Dieu venir à nous, venir en nous.

La Parole de Dieu nous invite à nous recueillir et à reconnaître en Jésus le visage humain de Dieu.

Entrer dans le silence, prier, chanter, mais aussi décider de s’engager déjà à vivre de l’esprit du Nazaréen.

Nous vous invitons à ce merveilleux temps de retrouvailles et d’ouverture.

Abbé Gilbert Muytjens et l’équipe de préparation

La veillée s’inspire de l’article Mais mon cœur veille tiré du livre : Rikiki Tutti (DDB) de Raphaël Buyse

DÉDICACE DE LA BASILIQUE DU LATRAN : 9 NOVEMBRE

Dédicace de la basilique du Latran

Cette fête qui célèbre l’église-mère des catholiques, à savoir la cathédrale du pape, attire notre attention sur l’importance de nos églises. Nous célébrons cette fête, cette année, en même temps que la Saint-Hubert et sa foire.

Depuis les premiers temps de l’Église, les chrétiens ont eu besoin de lieux pour se rassembler. Non pas des temples sacrés censés abriter la divinité, mais des espaces adaptés pour se réunir et célébrer Celui qui est, qui était et qui vient.
A la suite de St Lambert, on sait que St Hubert acheva l’œuvre d’évangélisation de ce qui deviendra le diocèse, puis la principauté de Liège. A l’époque, sous les mérovingiens, seules les villes regroupaient une communauté de chrétiens. Les campagnes et les régions forestières, comme la nôtre, étaient toujours païennes. La peur y régnait par crainte des esprits et des divinités qui peuplaient la nature et les sombres forêts. Un des objectifs de St Hubert fut de détruire ces cultes et ces lieux pour y installer la nouveauté chrétienne. De cette époque date probablement le sanctuaire primitif sur lequel est construite notre église de Theux.
Le plan de nos églises est significatif de la nouveauté chrétienne. Nos églises sont construites, le plus souvent, en forme de croix. Ce n’est plus dans un lieu sacré, un temple qu’a lieu le culte.
Détruisez ce Temple, et en trois jours, je le relèverai, déclare Jésus.
Le Temple dont il parlait, c’était son corps.
Pour le chrétien, le seul temple véritable, c’est le Christ.
Le seul culte est celui que signifie la croix : corps livré et sang versé, don de soi par amour. Avec Jésus, la religion est devenue un amour et le culte offrande de soi.

Autre caractéristique de nos églises : leur orientation. C’est tournés vers le soleil levant que nous prions. Nos églises sont tournées vers l’Orient. Ce qui rend tangible le sens de la prière comme de la vie chrétienne : dirigées vers le Christ, le Ressuscité du matin de Pâques, le véritable Soleil levant. C’est de là qu’il reviendra. Nous l’attendons, debout et en tenue de voyage.
La présence du Christ ne tient pas au bâtiment, mais à l’assemblée des fidèles. Là où deux ou trois sont réunis, je suis au milieu d’eux. C’est l’assemblée qui constitue le Corps du Christ. Vous êtes la maison que Dieu construit. Et saint Paul ajoute : le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous.

Pour nous, chrétiens, les bâtiments que sont les églises ont une grande importance en termes d’identité, comme lieux de rassemblements et comme signes de présence au cœur de la société.
Mais les églises sont aussi, pour la plupart de nos concitoyens, quelles que soient leurs convictions, un patrimoine local, la mémoire d’une histoire commune.
Et voilà qu’aujourd’hui, l’avenir de ces bâtiments, les églises de nos villes et villages, est devenu incertain : regroupement des paroisses, des messes et des célébrations, financement de bâtiments coûteux en entretien et que les seuls fidèles n’arrivent plus à assurer, risques de vols qui obligent à fermer nos églises et les exilent ainsi de la vie du quartier ou du village.
Seules subsisteront demain les églises où une communauté dynamique en fera un lieu de vie, un lieu ouvert à tous, un lieu de rassemblement et de service au bénéfice de toute la population.

L’avenir de nos églises se joue aujourd’hui et dépend de nous.

Abbé Marcel Villers

COMMÉMORATION DES DÉFUNTS : 2 NOVEMBRE

Commémoration des fidèles défunts

Toussaint, commémoration des fidèles défunts, jour des morts, voilà qui nous ramène, chaque année, à la visite du cimetière et à la mémoire de nos morts. Et cela nous conduit, chaque année, à nous interroger sur la mort et les morts.

« Dans la maison de mon Père, je pars vous préparer une place. »
Voilà une consolante promesse que Jésus fait à ses disciples, à ceux et celles qui font partie de ses fidèles, de ses amis.
La mort de Jésus, son départ de ce monde, prend un sens étonnant : il part préparer pour nous une place dans la maison du Père éternel.

Une deuxième promesse complète la première : « je reviendrai vous prendre avec moi afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. »

Être là où est Jésus. N’est-ce pas le plus cher désir du chrétien ?

Être avec Jésus.
Le premier pour qui cette promesse est devenue réalité, c’est le bon larron à qui Jésus dit : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis ».
« Avec moi » : promesse d’une vie de communion avec Jésus.

Être « avec » Jésus, voilà tout ce qui peut être dit de ce que nous nommons le paradis ou la « maison du Père ».
Jésus, au soir de sa vie, quand chaque mot est pesé et lourd de sens, nous promet qu’un jour, une fois achevé le chemin de cette vie, nous le retrouverons « dans la maison de son Père » pour goûter avec lui et avec tous ceux qui nous chers et qui nous ont précédés, la joie surabondante qui est la sienne.

Être avec Jésus.
Seuls ceux qui aiment peuvent avoir un tel désir.
Celui de la communion, celle qui lie ceux qui s’aiment.
« Aimer un être, c’est lui dire : toi, tu ne mourras pas » (Gabriel Marcel).
Bien sûr, ces mots, « tu ne mourras pas », les faits les démentiront puisque chacun doit mourir. Mais celui qui aime n’a-t-il pas le droit d’espérer que la fidélité de son amour soit plus forte que la mort ?

Le dernier mot n’est pas à la mort, mais à la communion.

Abbé Marcel Villers