Heureux et saint temps pascal !

Jésus-Christ est ressuscité et Lui seul est capable

de rouler les pierres qui ferment le chemin vers la vie.

Lui-même, le Vivant, est la Voie :

la Voie de la vie, de la paix, de la réconciliation, de la fraternité.

Que la lumière de la résurrection illumine nos esprits !

Bonnes Pâques à chacun !

Pape François, Bénédiction Urbi et Orbi, Pâques 2024

Nous avons 50 jours pour nous réjouir et pour partager cette joie pascale !

Célébration du jour de Pâques à Theux

La messe était concélébrée par M. le Curé, l’abbé Jean-Marc Ista, et l’abbé Marcel Villers, assisté de Jacques Delcour comme diacre. La sortie a été l’occasion d’un moment convivial avec la distribution d’œufs durs en ce jour de Résurrection !

Photos : entête : capture d’écran de la bénédiction Urbi et Orbi (Vatican TV) ; célébration : © AEN

Jeudi Saint à Juslenville, entre tradition et innovation – 2024

Le Jeudi Saint, c’est à Juslenville que les paroissiens de l’Unité pastorale se réunissent pour célébrer le dernier repas de Jésus autour d’une belle grande table.

Mais que se passe-t-il en amont de cette célébration signifiante et priante ?

Tout d’abord, une rencontre de l’équipe liturgique, 3 petites semaines avant la date de la célébration. On pourrait croire que tout est déjà prêt, que l’on peut reprendre tel quel l’office de l’année précédente.

Il y a bien sûr les incontournables du Jeudi Saint, le Gloria sonné, le lavement des pieds, la préparation « déployée »de la table, le récit de l’institution de l’eucharistie… et puis la tradition juslenvilloise qui tient à rendre présents tous ceux et celles qui n’ont pas pu nous rejoindre, et qui ajoute à la présentation du pain et du vin, l’offrande de tout ce qui fait vivre nos communautés. Elle est belle la table avec ses lumignons, et tous les objets symboliques amenés par les enfants des catés.

A priori donc, si l’on n’est pas attentif, on peut s’imaginer que chaque année le même déroulement est repris. Une petite souris qui se glisserait à la réunion de l’équipe liturgique pourrait vous dire qu’il n’en est pas ainsi : il y a cette prière trouvée par un membre de l’équipe qui prendra la place d’une autre ; ces introductions, ces intentions que l’on modifie en fonction de la situation internationale ; ce texte que l’on déplace car cela nous semble tout à coup plus logique, ce geste du lavement des pieds que l’on souhaite mettre mieux en évidence, ce chant qui nous paraît mieux adapté…

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Merci à nos prêtres ! Merci à notre diacre !

« … frères et sœurs bien-aimés, priez pour vos prêtres : que le Seigneur répande sur eux ses dons en abondance, afin qu’ils soient les fidèles ministres du Christ, le Souverain Prêtre, et vous conduisent à Lui, la source du salut.

Ô Christ, écoute-nous ; ô Christ, exauce-nous. »

Liturgie de la messe chrismale

Oui, prions pour nos prêtres et nos diacres qui ont donné leur vie au Christ pour être les bergers du troupeau que leur évêque leur confie. Remercions-les pour leur présence, leur amitié, le don de leur vie, leur disponibilité, leur sens du service !

La photo a été prise lors de la veillée de Carême à Spa, le 19 mars 2024. De gauche à droite : l’abbé Gilbert Muyjtens, l’abbé René Rouschop, l’abbé Jean-Marc Ista (qui fête cette année ses 25 ans d’ordination !), le père Charles Nimi Sese, l’abbé François-Xavier Jacques, au service dans nos UP.

Manque sur la photo l’abbé Marcel Villers, qui, notamment, nous nourrit et nous forme chaque semaine grâce à plusieurs articles publiés sur ce site et dans le Semence d’Espérance.

#FêtonsNosPrêtres

Et un tout grand merci aussi à notre diacre, Jacques Delcour, ainsi qu’à son épouse, Anne-Marie, qui se dévouent quotidiennement au service des Theutois.

#FêtonsNosDiacres

Deo gratias!

P.S. Merci à 1RCF et EgliseInfo pour cette belle initiative et pour la photo d’entête !

HOMÉLIE DU CINQUIÈME DIMANCHE DU CARÊME THEUX 2024

SAUVEGARDER LA MAISON COMMUNE

                                                 5ème dimanche du carême Theux 2024
                                                                           L’héritage

Si le grain de blé ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits.  La croix devient l’arbre de vie. De la mort peut renaître la vie. Comme de l’hiver, le printemps ; du carême, Pâque ; du sacrifice, la résurrection.
Nous inscrivons notre existence et notre action dans ce mouvement de mort et de renaissance. Au long de ce carême, le jeûne, la prière et le partage nous ont fait mourir à nous-mêmes et sont porteurs de fruits au bénéfice de notre propre santé spirituelle comme du salut de nos frères et sœurs accablés par l’injustice et les conséquences de nos œuvres mauvaises. Nous avons aussi entendu « notre sœur la terre qui crie en raison des dégâts que nous lui causons ».
Tout cela a mis en évidence notre interdépendance : nous sommes tous liés les uns aux autres, tant dans le mal que dans le bien.

Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. De la mort naît la vie. Mort et résurrection rythment l’existence humaine et non seulement sa phase terminale. C’est tous les jours qu’il nous faut mourir et ressusciter, sortir de nos tombeaux, nous réveiller, nous libérer de la mort et nous lever pour vivre et défendre la vie. Mais dans les faits, dans notre comportement quotidien, œuvrons-nous pour la vie ou pour la mort ? Notre action, notre manière d’être contribuent-elles à une culture de la vie ou une culture de la mort ?

Culture de la mort que l’obsession de produire, posséder toujours plus, jusqu’à plus soif, rejetant alors des montagnes de déchets, comme l’on vomit d’avoir trop mangé. Nous avons succombé à la tentation d’Adam qui a mangé le fruit défendu, voulant ramener la création à son ego, jouir de ses fruits pour lui-même, user des produits de la terre comme d’une chose à consommer ou d’une idole. Nous ressemblons à la grenouille de La Fontaine par cette boulimie d’un ego qui veut se faire aussi gros qu’un dieu. La créature perd ainsi toute mesure, notre moi prend la place de Dieu. Aujourd’hui, le climat devenu fou sonne comme une alarme pour stopper ce délire de toute-puissance.

Culture de la mort ou culture de la vie ? Reconnaissons avec humilité et courage notre limite. Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. Voilà le paradoxe énoncé par Jésus : si tu veux la vie, tu dois accepter la mort, c’est-à-dire, la limite, reconnaître ta condition de créature. Mourir à soi est source de vie. La vie passe par l’autolimitation, le renoncement à la préférence pour soi. N’est-ce pas ce que révèle le destin du Fils de l’homme, la passion de Jésus. Il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s’est anéanti, abaissé jusqu’à la mort.  De cette mort a surgi la vie. Cette autolimitation ouvre le salut, de même notre sobriété peut ouvrir l’avenir de la maison commune. Tendons l’oreille aux espérances des jeunes et aux rêves des enfants !
Nous avons une grande responsabilité : faire en sorte que leur avenir ne soit pas refusé. Leur avenir et celui de la planète sont entre nos mains.

Abbé Marcel Villers