Avec Spa, prions pour l’abbé Floribert qui a disparu…

Communiqué de notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville,
publié sur le site du diocèse de Liège,
ce jeudi 6 décembre 2018

L’unité pastorale Notre-Dame des Sources de Spa s’inquiète du sort de son curé, l’abbé Floribert Kaleng Kakez, qui n’est pas revenu d’un séjour au Congo. Il y a quelques jours déjà, Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, s’est adressé aux paroissiens spadois pour les informer des derniers résultats de l’enquête et pour les inviter à prier pour l’abbé Floribert.

Voici le texte de la lettre que Mgr Delville a adressé à l’UP et datée du 23 novembre 2018.

Chers Paroissiens de l’Unité pastorale Notre-Dame des Sources de Spa,

Vous avez appris, comme moi, que l’abbé Floribert Kaleng Kakez, curé de Spa, n’est pas revenu en Belgique le 5 septembre 2018, date prévue pour son retour de vacances en provenance de la République démocratique du Congo. Je me suis alors renseigné auprès des personnes qui le connaissent pour savoir si elles avaient des nouvelles à son sujet : mais personne n’avait reçu d’information. Le 13 septembre, nous avons commencé à nous inquiéter, tout en sachant que Floribert était habitué de revenir en retard de ses séjours en RDC. Le 20 septembre, personne n’avait encore reçu d’informations, ni par téléphone, ni par e-mail. On s’est inquiété fortement. Le 2 octobre, j’ai écrit un mail personnel à l’abbé Floribert, demandant des nouvelles de sa part et exprimant mon inquiétude ; mais je n’ai reçu aucune réponse. J’ai commencé une enquête auprès de l’ASBL Kabamb qui s’occupe de son village natal, Kabamb, au Katanga ; j’ai ensuite demandé à des prêtres katangais de se renseigner. La seule information recueillie est que l’abbé Floribert avait présidé une messe publique début septembre à Kolwezi. Le 7 octobre, j’ai appris par l’abbé Jacques Nawej, de Lubumbashi, que Floribert se trouvait la veille à Lubumbashi, en partance pour la Belgique via la Zambie, et qu’il avait promis de me parler à son retour. Depuis lors, aucune trace de Floribert n’est apparue, ni aucun signe de son retour.

Le 19 octobre, j’ai nommé doyen d’Ardenne, l’abbé Vital Nlandu, comme administrateur provisoire, avec comme adjoints l’abbé Jean-Marc de Terwangne, Mme Marie-Paule Forthomme et M. Henri Wuidar. Je les remercie chacun d’avoir pallié généreusement à l’absence de l’abbé Floribert, d’avoir maintenu l’activité religieuse de l’Unité pastorale de Spa et d’avoir accepté l’administration provisoire de l’UP.

Le 22 octobre 2018, j’ai décidé d’avertir l’ambassade de Belgique à Kinshasa concernant la disparition de l’abbé Floribert. Le 24 octobre, j’ai envoyé à l’abbé Floribert un e-mail avec toutes ces informations, mais il n’a envoyé aucune réponse. Le 20 novembre, sur ma demande, l’abbé Vital Nlandu a fait à la police de Spa une déclaration de disparition de l’abbé Floribert. Le 22 novembre, l’ambassade de Belgique en RDC m’a écrit qu’elle n’avait trouvé aucune trace de l’abbé Floribert. C’est pourquoi, ce 23 novembre, j’ai signifié par e-mail à l’abbé Floribert qu’il était déchargé de sa mission de curé de Spa à partir du 31 décembre prochain et qu’un curé ou un administrateur serait nommé à sa place.

J’espère que la Police, avec les moyens dont elle dispose, pourra nous fournir des renseignements supplémentaires et saura retrouver la trace de l’abbé Floribert. Je vous invite à prier pour lui, quelles que soient les circonstances de sa disparition, et je vous remercie de la patience avec laquelle vous avez supporté cette situation, qui me tracasse énormément, mais qui tracasse aussi le conseil épiscopal du diocèse, les prêtres et les connaissances de l’abbé Floribert. Je vous invite à fournir au doyen l’abbé Vital Nlandu toute information permettant de retrouver la trace de l’abbé Floribert Kaleng Kakez.

+ Jean-Pierre Delville,
Liège, le 23 novembre 2018

P.S. La Meuse Verviers a publié un article à ce sujet, mercredi dernier, le 5 décembre.

Communiqué : Migrants et réfugiés seront toujours les bienvenus

Communiqué de Mgr Luc Van Looy, évêque de Gand,
et de la Commission interdiocésaine pour les Migrations, Pro Migrantibus
2 octobre 2018

L’immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un compatriote, et tu l’aimeras comme toi-même, car vous-mêmes avez été immigrés au pays d’Égypte. Je suis le Seigneur votre Dieu (Lévitique 19, 34).

Ces derniers temps, les migrants et les réfugiés sont de plus en plus souvent qualifiés dans les médias par un langage dur et stigmatisant, qui ne respecte pas ce qu’ils sont et leur situation. Les migrants et les personnes qui sont obligés de fuir leur pays à cause des bouleversements et catastrophes ne méritent pas d’être stigmatisés comme une menace pour notre société. Quelles que soient les circonstances, ce sont des personnes qui ont besoin d’un accueil, même temporaire. Ils ont le droit de trouver une protection dans notre pays, d’être reconnus dans leurs droits fondamentaux. Et ils ont besoin d’être aidés et accompagnés afin de trouver une place dans notre société ou dans leur pays d’origine.

L’Église en Belgique se veut explicitement mobilisée pour accueillir et accompagner les migrants et les réfugiés. Des croyants, des organisations chrétiennes et des religieux continuent à assumer cette responsabilité en pleine conscience et avec conviction. Nous expérimentons que ce ‘vivre ensemble’ est nécessaire et qu’il a du sens. Nombre d’initiatives citoyennes, partout en Belgique, démontrent que la population en Belgique est accueillante et sait avoir du cœur.

En tant qu’Église, nous continuons à plaider pour une politique migratoire plus humaine dans notre pays, aussi pour les ‘personnes de passage’. Nous rappelons que les familles avec des enfants, dans l’attente de la conclusion de leur dossier, ont droit à une solution alternative à l’enfermement.

L’Église est disponible pour s’engager en première ligne (…) ; mais pour obtenir les résultats espérés, la contribution de la communauté politique et de la société civile, chacun selon ses responsabilités propres, est indispensable (Pape François – Lettre à l’occasion de la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié 2018).

Prière en communion avec l’actuel synode des évêques (octobre 2018)

Mgr Jean-Pierre Delville, notre évêque, nous invite à prier pour les évêques réunis en synode, notamment deux évêques belges,
Mgr Jean Kockerols (Bruxelles) et Mgr Luc Van Looy (Gand),
et pour tous les jeunes qui sont directement
concernés par cette rencontre ecclésiale !

Chers Frères et Sœurs,

Prions particulièrement pour les jeunes du monde entier et les évêques rassemblés à Rome à l’occasion du synode sur la jeunesse en ce mois d’octobre. Les enjeux pour les jeunes sont énormes. En Belgique, plus de 4000 d’entre eux ont écrit sans langue de bois aux évêques belges [1] afin que l’agir pastoral soit directement interpellé par leur visage et les situations dans lesquelles ils se trouvent.

Nous sommes tous invités à prier dans nos assemblées dominicales -mais aussi dans tous nos groupes de réflexion, partage, cours et dans nos cœurs-à-cœurs avec le Seigneur- la prière suivante écrite à l’occasion de ce synode par le pape François afin d’élargir les horizons, de dilater le cœur et de transformer ces structures qui aujourd’hui nous paralysent, nous séparent et nous éloignent des jeunes [2].

Seigneur Jésus, ton Église en chemin vers le Synode tourne son regard vers tous les jeunes du monde.

Nous te prions pour que, avec courage ils prennent en main leur vie, ils aspirent à ce qu’il y a de plus beau et de plus profond et ils gardent toujours un cœur libre.

Par l’accompagnement de guides sages et généreux, aide-les à répondre à l’appel que Tu adresses à chacun d’eux, pour réaliser leur propre projet de vie et atteindre le bonheur.

Maintiens leur cœur ouvert aux grands rêves et rends-les attentifs au bien de leurs frères.

Comme le Disciple bien-aimé, qu’ils soient eux aussi au pied de la Croix pour accueillir ta Mère, en la recevant comme un don de Toi.

Qu’ils soient témoins de ta Résurrection et qu’ils sachent te reconnaître vivant à leurs côtés en annonçant avec joie que Tu es le Seigneur.

Amen.

[1] Jeunescathos.org (pour suivre le synode d’un point de vue belge et blog de Mgr Jean Kockerols)

[2] Homélie du pape François (3 octobre 2018)

21 septembre : faisons sonner nos cloches pour la paix !

Aux côtés de nombreux diocèses en Europe, ainsi que de tous les autres diocèses belges, le diocèse de Liège prendra part à l’action en faveur de la paix lors de la journée internationale des Nations-Unies pour la paix le vendredi 21 septembre.

Toutes les églises et chapelles sont invitées à faire sonner les cloches entre 18 heures et 18h15 ce jour-là : merci déjà à tous ceux qui assurent un rôle de sacristain dans nos paroisses !

Illustration : Wikipedia – CC0