Horaire et intentions des messes du 15 au 21 mars 2024

Samedi 16 mars :

  • à 16h à La Reid : messe fondée Hautregard ; pour M. Claude Oury, Mme Annette Gathy et famille ; pour François Pinson et Léopoldine Baronheid ; pour Marie-Thérèse Maréchal-Gohy et toute sa famille au ciel et sur la terre ; pour René Muytjens et sa famille au ciel et sur la terre ;
  • à 17h30 à Juslenville: Adal ;
  • à 17h30 à Theux : messe KT aux intentions des jeunes et de leurs familles.

Dimanche 17 mars : 

  • à 10h à Theux : messe pour les enfants baptisés au cours de ce mois de mars ; pour Joseph Bissot et famille ; pour les familles Becker-Fraiture-Dispas, Donéa-Fafchamps, Vilain, Gilson-Sougnez, Wintgens Maria, Dreze-Lange-Kemmers, Dessaucy-Wuidar ;
  • à 11h15 à Polleur : messe aux intentions de paroissiens et de leurs familles.

 Mardi 19 mars :

  • à 9h à Oneux: messe pour les Fondations Saint-Georges ;
  • à 11h15 à Theux, Maison Sainte-Joséphine: messe des Rameaux, aux intentions des résidents et de leurs familles.

Mercredi 20 mars à 9h à Becco : messe à une intention particulière ; pour Paul Lemaire et les familles Delhaye et Martin, Arlette Delville et les familles Martin, Mersch et Lemarchand.

HOMÉLIE : QUATRIEME DIMANCHE DU CARÊME 2024 THEUX

SAUVEGARDER LA MAISON COMMUNE
Quatrième dimanche du carême 2024
Voracité et sobriété

Nous voici au cœur du carême, en ce dimanche de Laetare, c’est-à-dire, de la joie. Car Pâques approche avec la victoire de la lumière sur les ombres de la mort. Et pourtant, Quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres. Dans notre propre histoire et celle de l’humanité, il en est bien ainsi. Que de sombres prévisions, que de perspectives sinistres en ce temps où les guerres et leur cortège de mort éloignent la paix et la fraternité ! En plus, le réchauffement climatique et ses conséquences nous sont devenues plus concrètes jusque dans nos assiettes en raison de la forte inflation alimentaire. Alors, faut-il céder au découragement, au désespoir ?
Je suis la lumière du monde, nous dit Jésus, celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres.

Nous sommes arrivés au milieu du carême. Nous nous sommes exercés davantage à la prière, au jeûne et au partage. Jeûner et partager vont ensemble. Jeûner n’est pas d’abord un acte de mortification individuelle, mais une volonté de respecter la nourriture et de la partager en toute justice.
La montée des prix de l’alimentation que nous connaissons depuis deux ans est évidemment source d’inquiétude, de grogne pour la plupart d’entre nous. Elle engendre surtout une aggravation de la précarité de beaucoup de nos concitoyens, sans parler de ses conséquences pour les peuples du Sud. Cette situation est une occasion à saisir pour revoir notre rapport à la nourriture, ce à quoi nous provoque déjà le jeûne du carême.

La relation établie avec la nourriture est vécue le plus souvent comme un acte de consommation pour la seule satisfaction de nos besoins et envies. Mais à force de consommer, nous finissons par épuiser la nature. « La gloutonnerie est peut-être le vice le plus dangereux qui est en train de faire périr la planète». (Catéchèse, 10/01/2024) Ce comportement engendre aussi chez nous un mal-être qui se manifeste par des troubles en matière alimentaire comme l’obésité, l’anorexie, la boulimie.
Il faut sortir du consumérisme. Notre foi nous fait voir dans la nourriture un don de Dieu et de la terre. Voilà qui transforme l’acte de manger en une expérience de communion plus que de simple consommation, communion avec la nature, les autres et le Créateur. « La voracité avec laquelle nous nous déchaînons sur les biens de la planète, compromet l’avenir de tous » écrit le pape François. La spiritualité chrétienne propose la sobriété en réponse à la limitation des ressources de la planète et en raison de la destination universelle des biens.

Ceux qui souffrent le plus des ravages subis par la nature sont les plus faibles de nos sociétés et les peuples du Sud. La question écologique est aussi une question sociale, celle de la justice et de l’égalité dans l’attribution des ressources que la planète offre à l’humanité, particulièrement en matière d’alimentation. Le carême de partage, cette année, est en faveur des paysans du Sud-Kivu. La terre y hurle, déchirée par les innombrables trous creusés à la main dans des conditions effroyables. On fait descendre au fond de ces espèces de puits et au bout d’une corde des enfants afin d’extraire les minerais précieux pour nos téléphones ou nos voitures. De ce fait, on accapare les terres au détriment de leur culture pour nourrir la population. Aidons-les à résister et à lutter pour une meilleure alimentation. Merci pour eux et la justice.

Abbé Marcel Villers

La vérité aujourd’hui ?

L’abbé Claude Germeau

Fondateur et Directeur du Foyer d’Accueil de Herstal,

sera le conférencier du dimanche 17 mars à 15h30

à l’église du Saint-Sacrement – Boulevard d’Avroy 132 à Liège

Pour en savoir plus, consultez le site de l’église du Saint-Sacrement

Qui est l’abbé Claude Germeau ? Lire la suite « La vérité aujourd’hui ? »

SOURCES : 72. ENTRE DANS LE SECRET

SOURCES

Dans cette rubrique, il est question de sources, celles qui nous font vivre, celles qui donnent sens à notre action, celles qui contribuent à construire notre identité.  Aujourd’hui comme hier, nous avons besoin de boire à ces sources pour vivre et donner sens à notre engagement.  Chaque jeudi, vous est proposé un texte à lire, méditer, prier.

Abbé Marcel Villers

Entre dans le secret 

Saint Anselme d’Aoste nous a laissé cette exhortation :
« Fuis un moment tes occupations,
cache-toi un peu de tes pensées tumultueuses.
Rejette maintenant tes pesants soucis,
et remets à plus tard tes tensions laborieuses.
Vaque quelque peu à Dieu,
et repose-toi quelque peu en Lui.
Entre dans la cellule de ton âme,
exclus tout hormis Dieu et ce qui t’aide à le chercher ;
porte fermée, cherche-le.
Dis maintenant, tout mon cœur, dis maintenant à Dieu :
Je cherche ton visage, ton visage, Seigneur, je le recherche » (Proslogion, 1).

Écoutons donc, en ce temps de Carême, la voix du Seigneur qui ne se lasse pas de nous répéter : entre dans le secret. Entre dans le secret, reviens au cœur. C’est une invitation salutaire, pour nous qui vivons souvent de manière superficielle, qui nous agitons pour être remarqués, qui avons toujours besoin d’être admirés et appréciés.

Sans nous en rendre compte, nous nous retrouvons à ne plus avoir de lieu secret dans lequel nous arrêter et nous protéger, immergés dans un monde où tout, y compris nos émotions et nos sentiments les plus intimes, doit devenir “social” : tout doit être exposé, exhibé, livré au bavardage du moment. Et voici que le Seigneur nous dit : entre dans le secret, rentre au centre de toi-même.

C’est précisément là, où résident aussi tant de peurs, de sentiments de culpabilité et de péchés, que le Seigneur est descendu, il est descendu pour te guérir et te purifier.

Entrons dans notre chambre intérieure : c’est là que le Seigneur habite, que notre fragilité est accueillie et où nous sommes aimés sans condition.

(Pape François, Homélie du mercredi des cendres, 2024)