CLÉS POUR LIRE JEAN : 15. IL DOIT ÊTRE ÉLEVÉ

Clés pour lire l’évangile de Jean

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Jean. Au coeur du carême, le sens de la passion et de la mort de Jésus nous est annoncé : Dieu a donné son Fils unique. Nous lisons Jn 3, 14-21.

La lumière est venue dans le monde et les hommes ont préféré les ténèbres.
(Jn 3,19)

Crucifié par la haine, le Christ en croix révèle le sort que l’homme réserve à l’homme. La croix signe l’échec de l’amour et le triomphe de la haine. « Quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres » (3,19).
Et pourtant. Au regard de la foi, la croix du Christ révèle l’amour fou de Dieu pour ce monde tel qu’il est : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (3,16). Ce n’est pas pour juger ce monde de ténèbres et de haine que Dieu a envoyé son Fils, mais pour le sauver (3,17).

La croix est le grand signe dressé par Dieu au cœur de l’histoire et que tout homme est invité à regarder car il révèle à la fois l’étendue du mal dont nous sommes les acteurs et le grand amour dont Dieu nous aime. L’un et l’autre. Car l’un ne va pas sans l’autre : c’est au cœur des ténèbres que peut briller la lumière. Ainsi plus nous contemplons la croix du Christ, plus nous découvrons l’immensité de notre péché et plus nous est révélée l’infinie richesse de la miséricorde divine.

Le serpent de bronze élevé par Moïse
« La nouveauté que Jésus apporte a besoin d’être accomplissement des Écritures. Le serpent élevé dans le désert (Nombres 21,4-9) arrachait à la mort les Hébreux infidèles. La mort qui menaçait le peuple tenait à son incroyance, mais celui qui regardait le serpent de bronze élevé par Moïse était sauvé de la morsure du serpent. Le rite sauvait non de façon magique, mais par la foi en Dieu. « En effet quiconque se retournait vers le serpent était sauvé non par l’objet regardé, mais par toi, le sauveur du monde » (Sagesse 16,7) La référence à l’épisode du serpent rattache la venue de Jésus aux événements de l’Exode et fait de Jésus le nouveau Moïse. » (Alain MARCHADOUR, L’Évangile de Jean, 1992)

Abbé Marcel Villers

T’es chouette ! – Souper des Hauteurs 2024

Tel est le thème du prochain

Souper des Hauteurs,

auquel vous êtes chaleureusement conviés !

Informations pratiques : 

  • Samedi 6 avril dès 18h
  • Repas servi à 18h30
  • 18€, apéro compris, boissons en sus
  • Salle de la Ferme de Tolifaz – Rue de Tolifaz à Desnié
  • Inscription absolument nécessaire avant le 25 mars, par téléphone au 087 37 65 14, en précisant le nombre de participants et le choix d’assiettes (fromage OU charcuterie)
  • Attention : nombre de places limité !

Horaire et intentions des messes du 8 au 14 mars 2024

Samedi 9 mars :

  • à 16h à Desnié* : messe fondée Thomas Hayemal ; messe fondée Lezaack ; messe pour la famille Nicolas Schmitz-Baronheid et leurs enfants Bertha, Albert, Henri, Marcel et Annette ; pour les familles Monville-Compère, Decheneux-Beaupain et Albert Genot ; pour Annette Léonard, son époux Joseph et toute la famille au ciel et sur la terre ; pour les familles Léonard-Lorneau, Léonard-Fafchamps, Lorneau-Lorneau ;
  • à 17h30 à Juslenville* : messe fondée Saint-Augustin ; en communion avec le Père André Seret.

Dimanche 10 mars à 10h à Theux* : messes fondées De Marteau et famille, Derkenne, Houdrez, Servais ; pour les familles Kuetgens-Weerts. La messe sera suivie de baptêmes.

Mardi 12 mars à 9h à Oneux : messe aux intentions des paroissiens et de leurs familles.

Mercredi 13 mars à 9h à Becco : messe pour Alexis Houbeau et toute sa famille au ciel et sur la terre ; à une intention particulière.

La solidarité, c’est bon pour le cœur !

*Samedi 9 et dimanche 10 mars, première collecte de Carême,
destinée à soutenir l’agriculture familiale en RD Congo
face à l’extractivisme minier

Pour en savoir plus sur les projets d’Entraide & Fraternité,
découvrez la vidéo ci-dessous

Pour participer activement à la collecte, trois moyens :

  • déposer votre don à la collecte dominicale
  • vous rendre sur le site d’Entraide et effectuer votre don en ligne, par carte
  • effectuer un virement sur le compte BE68 0000 0000 34 34 en indiquant votre n° national si vous souhaitez bénéficier de la déduction fiscale (pour tout don à partir de 40€)

Merci d’avance pour votre générosité !

HOMÉLIE DU TROISIEME DIMANCHE DU CARÊME 2024 THEUX

SAUVEGARDER LA MAISON COMMUNE
Troisième dimanche du carême 2024
Congé sabbatique

Jésus ne peut supporter ce qu’on fait de Dieu dans ce Temple : un potentat, assoiffé de sang qui se complaît dans le sacrifice d’animaux, symbole de celui des humains. Il chasse hors du Temple brebis, bœufs et colombes qui attendent la mise à mort. Il purifie ainsi le Temple pour le véritable culte.  A nous chrétiens, le dimanche est offert pour la purification de nos relations avec Dieu, avec les autres et avec notre environnement.

La loi antique imposait de chômer le septième jour. Tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ton serviteur, ni les bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville. Le septième jour, Dieu se reposa de toutes ses œuvres et il ordonna que chaque septième jour soit jour de repos.

Une année sabbatique fut également instituée, tous les sept ans, pendant laquelle un repos complet était accordé à la terre ; on ne semait pas, on mangeait ce que la terre produisait spontanément, gratuitement. On respectait ainsi la terre qui n’est pas un objet inerte, sans âme, une simple matière à pressurer jusqu’à en extraire le plus de rendement possible.

Passées sept semaines d’années, 49 ans, le Jubilé était célébré. La loi bascule ici dans un autre registre que celui de la nature, celui de la réforme sociale. Le Jubilé était une année de pardon universel, de libération des dettes et des esclaves. C’est l’équivalent d’une amnistie qui redonne à chacun la chance d’un nouveau départ. C’est le sens de l’année sainte que l’Église proclame tous les 25 ans depuis le XVe s. : temps de conversion, de pardon et donc d’action de grâces. Ce sera le cas l’an prochain, en 2025. 

Cette législation cherche à assurer l’équilibre des rapports de l’homme avec la terre et ses produits, l’équilibre entre son travail et l’environnement. Mais aussi l’équité et la justice sociale car la terre est un bien commun et ses produits appartiennent à tous. Lorsque vous récolterez la moisson, vous ne moissonnerez pas jusqu’à l’extrémité du champ. Tu ne glaneras pas ta moisson, tu ne grapilleras pas ta vigne et tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ton verger. Tu les abandonneras au pauvre et à l’étranger. (Lv 19, 9-10)

Comme les agriculteurs nous le rappellent par leurs manifestations, écologie et justice vont de pair : pas l’un sans l’autre.

Abbé Marcel Villers

Illustration : Un dimanche au village, oeuvre d’un artiste haïtien.