SOURCES : 116. INCARNATION

SOURCES

Au cours de ce temps de Noël, laissons nous saisir par l’espérance que nous offre l’Enfant de Bethléem. Abandonnons nous dans les bras de cet Enfant qui nous attire vers lui. Il est le Fils de Dieu, le Verbe fait chair.

L’Éternel est devenu temps

« Le fils de Dieu s’est fait homme, la Raison éternelle de monde s’est faite chair.
Du même coup, le temps et la vie de l’homme ont été transformés.

Dieu s’est fait homme. Il partage notre destin, connaît nos joies et éprouve nos misères.
Nous n’aurons plus à le chercher dans les profondeurs infinies du ciel.
Il partage totalement notre condition, la faim, la fatigue, les inimitiés,
la peur de mourir, une mort misérable.

Que l’infini de Dieu ait ainsi assumé l’étroitesse de notre condition humaine,
que la béatitude ait assumé la tristesse mortelle de notre terre,
que la Vie ait assumé la mort,
voilà bien la vérité la plus invraisemblable.
Mais c’est elle, cette lumière obscure de la foi, et elle seule,
qui donne à nos nuits quelque clarté,
c’est elle seule qui en fait de saintes nuits.

Le message de Noël, c’est que Dieu est venu vers nous.
Il est venu d’une façon telle qu’il ne lui est désormais plus possible,
sans le monde et sans nous, de retrouver
l’éclat terrible de sa propre gloire.

La naissance de cet enfant a tout changé.
A partir du Verbe fait chair, foyer de tout ce qui existe,
tout désormais s’achemine,
sous la poussée inexorable de l’amour,
vers la Face de Dieu.

Karl Rahner, L’homme au miroir de l’année chrétienne, 1966.

KARL RAHNER (1904-1984), jésuite allemand, théologien et un des experts influents lors du Concile Vatican II.

CLÉS POUR LIRE MATTHIEU : 7. SUIVRE L’ÉTOILE

Clés pour lire l’évangile de Matthieu

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Matthieu. Cette semaine : Mt 2, 1-12 de la fête de l’Épiphanie.

Une étoile s’est levée
Nous avons vu son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui (Mt 2,2)

Hérode convoque tous les savants pour savoir « où devait naître le Christ » (2, 4). Dans les Écritures, on lit : « Bethléem, de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël » (2, 6). Devant l’enfant Jésus, « ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe » (2, 11). Ces offrandes témoignent de la véritable identité de l’enfant de Bethléem. Il est Dieu à qui on offre l’encens de la prière. Il est Roi à qui on offre l’or précieux. Il est un homme destiné à mourir, à qui on offre la myrrhe de l’embaumement. Le portrait de Jésus et sa mission se précisent ainsi grâce aux Écritures juives et aux offrandes des Mages, représentant les peuples païens.
L’itinéraire suivi par les Mages est celui de tout chrétien. Il va de l’étoile à l’Écriture pour aboutir à la vivante et humaine présence de l’enfant en qui Dieu rencontre la quête des hommes.

Les mages venus d’Orient
« Les mages, mi-savants, mi magiciens, pratiquent la divination, la médecine, l’astrologie et interprètent les songes. La Bible ne les aime pas et il ne peut s’agir que de païens, la magie étant bannie d’Israël. Ces mages viennent d’Orient, car les mages orientaux sont les plus réputés, surtout les Chaldéens de Babylone. Matthieu ne précise pas leur nationalité. Les dons qu’ils apportent font songer à l’Arabie. Ils peuvent aussi bien venir de Perse comme ces mages venus à Rome en 66 honorer l’empereur Néron.
L’Église d’Occident compte trois mages, un par cadeau apporté, et en fait des rois. Cet anoblissement reflète une certaine familiarité avec l’Ancien Testament. En effet, selon le psaume 72, ce sont les souverains des nations qui viennent offrir au Messie les trésors de leur pays. Matthieu ne parle pas de rois : ce sont des païens qui, à partir de leur science et des Écritures viennent au Christ. C’est la première leçon missionnaire de l’évangéliste. » (Claude TASSIN, L’Évangile de Matthieu, 1991)

Abbé Marcel Villers

2025 sous le signe de l’espérance !

Heureuse Année Sainte 2025 !

L’espérance ne déçoit pas !

C’est le regard encore tout ébloui de la naissance de Jésus que nous entrons dans cette nouvelle année : l’Église catholique nous l’annonce « sainte », comme tous les 25 ans.

Écoutons le pape François : 

L’espérance ne déçoit pas ! (Rm, 5,5)

Tout le monde espère. L’espérance est contenue dans le cœur de chaque personne comme un désir et une attente du bien, bien qu’en ne sachant pas de quoi demain sera fait. L’imprévisibilité de l’avenir suscite des sentiments parfois contradictoires : de la confiance à la peur, de la sérénité au découragement, de la certitude au doute. (…)

Puisse le Jubilé être pour chacun l’occasion de ranimer l’espérance.

Bulle d’indiction, § 1

Dans notre diocèse, l’Année Sainte a été officiellement ouverte à la cathédrale Saint-Paul à Liège le dimanche 29 décembre dernier et le sera dans les églises jubilaires de notre diocèse, notamment à Malmedy. Où nous sommes invités à nous rassembler ce dimanche 5 janvier à 10h30, comme nous l’écrit notre doyen, l’abbé Vital Nlandu Balenda : 

Déjà un merveilleux pèlerinage ! Nous aurons ainsi la joie d’inaugurer en doyenné le grand Jubilé. Un verre de l’amitié sera offert à la fin de la messe. Tous ceux qui aiment chanter pourront faire partie de la chorale qui animera la célébration. Une répétition générale est prévue le même dimanche à 9h. Pèlerins d’Espérance (thème du jubilé), nous entonnerons ensemble ce bel hymne jubilaire : « Vive Flamme, ma seule Espérance » (pour l’écouter, cliquez sur l’image au début de cet article).

Oui, l’espérance n’est pas optimisme béat, miroir aux alouettes, espoir confus des lendemains qui chantent. Elle repose sur la certitude qu’un jour (…), la toute-puissance de l’Amour de Dieu aura raison des forces du mal et de la mort.  Espérer, c’est marcher dans le désert sans autre abri qu’une Promesse ; c’est défier le destin, résister au défaitisme, essayer de percer le brouillard et croire que malgré l’imprévisibilité de ce que sera demain, notre avenir est en Dieu.

Autres rendez-vous : 

  • à Theux, le dimanche 5 janvier à 10h pour la messe de l’Épiphanie et l’entrée dans l’Année Sainte
  • à Banneux, le dimanche 5 janvier à 15h, pour la procession, suivie de la messe d’entrée dans l’Année Sainte à 16h (le sanctuaire de Banneux est l’un des autres lieux jubilaires de notre diocèse)
  • à Liège, à l’Espace Prémontrés, le samedi 11 janvier de 9h15 à 12h45, une matinée de réflexion et de préparation pour vivre intensément cette Année Sainte dans nos paroisses

Soyez-y les bienvenus !

Marche pour la Paix ce 1er janvier 2025 à Liège

Comme nous le rappelait le beau conte Ubuntu écouté lors de la veillée d’Avent,
le 3 décembre 2024 à Juslenville,

Je suis heureux parce que nous le sommes ensemble,

nous sommes invités à partager notre bonheur et notre amitié
en participant à la

Marche pour la Paix

organisée par la Communauté Sant’Egidio à Liège,
ce mercredi 1er janvier 2025 à 16h

La Communauté Sant’Egidio, unissant laïcs et prêtres (notre évêque en fait partie), s’attache à soutenir toutes les personnes qui en ont besoin, matériellement, mais aussi spirituellement et encore plus par la fraternité.