Le père Guy Gilbert nous fait 10 suggestions pour un bon carême

Dix règles pour un bon Carême

  1. Chaque matin, récite le Notre Père et, chaque soir, le Je vous salue Marie.

2. Cherche dans l’Évangile une petite phrase à méditer toute la semaine.

3. Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n’as pas besoin pour vivre, donne quelque chose à un pauvre.

4. Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu’un avant qu’il ne te le demande.

5. Lorsque quelqu’un te tient un propos désagréable, ne pense pas à lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l’équilibre. En fait, c’est tomber dans l’engrenage. Alors tais-toi une minute.

6. Si tu zappes depuis un quart d’heure, coupe la télé et prends un livre. Ou parle avec ceux qui t’entourent.

7. Durant le carême, quitte toujours la table avec une petite faim.

8. Pardonne !

9. Si tu as promis d’appeler quelqu’un, de lui rendre visite, fais-le maintenant, prends le temps de le faire pendant le carême.

10. Ne te laisse pas prendre par les publicités qui affichent des réductions. Tu possèdes déjà beaucoup trop.

Guy Gilbert

Sacré Dimanche – Histoire du foulard blanc

Allée de pommiers

Ce 6 mars, lors du Sacré Dimanche, les participants ont entendu
l’histoire du foulard blanc, racontée par Françoise

Nous n’avons pas enregistré Françoise (hélas !), mais nous vous proposons un extrait de la méditation du père Guy Gilbert qui racontait et commentait cette histoire, à l’occasion… du mariage du prince Laurent !

Je vous dédie cette belle histoire vraie, une des plus belles que je connaisse (…). C’est l’histoire du foulard blanc.

Un adulte de vingt ans avait sali ses parents. Une affaire qui détruit un peu la réputation des parents. Et le père a dit à Jean qui avait sali sa famille : «Jean, fous le camp ! Et ne remets plus jamais les pieds à la maison !» Alors Jean est parti, la mort dans l’âme, mais il est parti. Et puis quelque temps plus tard, il s’est dit : «Je suis vraiment une ordure, un salaud ; alors je vais demander pardon à mon père.» Mais il avait tellement peur que son père le jette de la maison, alors il lui écrit et dit : «Papa, vraiment, je vous ai salis, je te demande pardon. Je voudrais tant revenir à la maison. Je t’écris, je ne te mets pas d’adresse. J’ai tellement peur que tu me dises non. Si tu me pardonnes, mets un foulard blanc, je t’en prie. Sur le pommier devant la maison, tu sais la grande allée des pommiers qui conduit à la maison. Mets un foulard blanc sur le dernier pommier.»

Et puis, quelque temps plus tard, il dit à son frère et ami Marc : «Je t’en supplie, Marc, accompagne-moi, voilà ce qu’on va faire. Je te conduis jusqu’à la maison. A cinq cents mètres de la maison, tu prends le volant, je me mets à côté à la place passager, je ferme les yeux. Lentement, tu descends l’allée des pommiers. Tu t’arrêtes. S’il y a un foulard blanc, alors, je foncerai à la maison… S’il n’y a pas de foulard, jamais plus je ne reviendrai.» Ainsi dit, ainsi fait. Cinq cents mètres. Jean donne le volant à Marc. Jean s’assied à la place passager, ferme les yeux et, lentement, la voiture descend la grande allée des pommiers, jusqu’au dernier pommier devant la maison. Et Jean, les yeux fermés, dit à Marc : «Je t’en supplie, Marc, mon père a-t-il mis le foulard blanc ? Dans le pommier, devant la maison ?» Et Marc lui dit : «Non, non, Jean, il n’y a pas de foulard dans le pommier devant la maison, mais il y en a des centaines, tout au long de l’allée…»

Frères et sœurs, bien-aimés, partez de cette cérémonie avec des foulards blancs dans votre cœur. Soyez, Claire et Laurent, des êtres de miséricorde. Soyez-le tous, frères et sœurs. Le monde crève de manque de miséricorde. Catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, juifs, bouddhistes, athées, agnostiques, soyez des êtres de miséricorde.

© La Libre Belgique 2003

http://www.lalibre.be/actu/belgique/la-meditation-du-pere-guy-gilbert-51b87d87e4b0de6db9a88191 et http://chemindivin.centerblog.net/1143-histoire-du-foulard-blanc