Pourquoi une collecte lors du dimanche des missions ? Réflexion… et action

Ces samedi 21 et dimanche 22 octobre,
collecte pour la mission

Octobre est le mois de la mission universelle de l’Église. Tous les ans à cette époque, les catholiques de Belgique et d’ailleurs manifestent leur solidarité spirituelle et matérielle avec les autres communautés qui, partout dans le monde, annoncent l’Évangile en paroles et en actes. Missio braque chaque année les projecteurs sur un pays et sur sa communauté ecclésiale. En 2017, nous vous invitons à découvrir la Corée du Sud et son Église (cliquez sur le lien).

Mais pourquoi une collecte pour la mission ?
Écoutons le pape François et l’abbé Marcel Villers
qui nous aident à comprendre en quoi la mission
est le propre du disciple du Christ !

Jésus frappe à notre porte, mais c’est de l’intérieur
ou le devoir missionnaire

Message (allégé) du pape François pour la journée des missions (2013)

« Nous vivons un moment de crise qui touche différents secteurs de l’existence, non seulement celui de l’économie, de la finance, de la sécurité alimentaire, de l’environnement mais également celui du sens profond de la vie et des valeurs fondamentales qui l’animent. La coexistence humaine est marquée, elle aussi, par des tensions et des conflits qui provoquent insécurité et difficulté à trouver le chemin d’une paix stable.

Dans cette situation où l’horizon semble chargé de nuages menaçants, il est encore plus urgent de porter avec courage l’Évangile du Christ qui constitue une annonce d’espérance, de réconciliation, de communion, une annonce de la proximité de Dieu, de sa miséricorde, de son salut, une annonce que la puissance de l’amour de Dieu est capable de l’emporter sur les ténèbres du mal et de conduire sur le chemin du bien.

L’homme de notre temps a besoin d’une lumière sûre qui éclaire sa route et que seule la rencontre avec le Christ peut donner. Portons à ce monde, par notre témoignage l’espérance donnée par la foi !

Le caractère missionnaire de l’Église n’est pas un prosélytisme mais un témoignage de vie qui illumine le chemin, qui porte espérance et amour. L’Église n’est pas une organisation d’assistance, une entreprise, une ONG mais une communauté de personnes animées par l’action de l’Esprit Saint, qui vivent l’étonnement de la rencontre avec Jésus Christ et désirent partager cette expérience de joie profonde, partager le Message de salut que le Seigneur nous a apporté.

Je voudrais tous vous encourager à vous faire porteurs de la Bonne Nouvelle du Christ et je suis particulièrement reconnaissant aux missionnaires qui, répondant à l’appel du Seigneur, quittent leur propre patrie pour servir l’Évangile dans des terres et des cultures différentes.

Je fais appel à ceux qui perçoivent cette vocation à répondre généreusement à la voix de l’Esprit et à ne pas avoir peur d’être généreux avec le Seigneur.

J’invite les communautés et groupements chrétiens à soutenir l’appel missionnaire et à aider les Églises qui ont besoin de prêtres, de religieux et de religieuses ainsi que de laïcs pour faire vivre et renforcer leurs communautés chrétiennes. Il est important que les Églises qui sont plus riches en vocations aident avec générosité celles qui souffrent suite à leur manque.

J’exhorte les missionnaires à vivre avec joie leur précieux service dans les Églises auxquelles ils sont envoyés, et à porter, partager leur joie et leur expérience aux Églises dont ils proviennent, se rappelant comment Paul et Barnabé, au terme de leur premier voyage missionnaire se mirent à rapporter tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux païens la porte de la foi (Ac14, 27).

Les missionnaires, en leur apportant la fraîcheur des jeunes Églises, peuvent enrichir les Églises d’antique chrétienté et les provoquer à retrouver l’enthousiasme, la joie de vivre et annoncer l’Évangile. »

♠♠♠♠♠

Dans son Exhortation : La joie de l’Évangile (24/11/13), le Pape François dit clairement que l’action missionnaire est le modèle, le paradigme de toutes les tâches de l’Église (EG15). Cela signifie que l’Église, les paroisses, les communautés, d’ici comme d’outre-mer, sont appelées à sortir d’elle-même et à aller vers les périphéries, pas seulement géographiques, mais aussi celles de l’existence, toutes ces situations qui marginalisent, excluent comme la maladie, l’injustice, la pauvreté. Une Église missionnaire prend la route pour rencontrer les gens là où ils sont et vise ceux qui sont les plus éloignés du centre de la société et de l’Église.

Quand l’Église ne sort pas d’elle-même pour évangéliser, elle devient auto-référentielle et tombe malade. Autrement dit, c’est une Église, une paroisse, une communauté qui se replie sur elle-même, ferme portes et fenêtres, et inévitablement tombe malade, s’étouffe. C’est une Église qui veut retenir le Christ à l’intérieur et ne le laisse pas sortir. Parfois, écrit le Pape, je pense que si Jésus frappe à la porte (Ap 3,2), c’est de l’intérieur, pour que nous le laissions sortir.

Sortir, envoyer, ce n’est pas simplement ouvrir la porte, pour qu’ils viennent, pour accueillir, mais c’est sortir par la porte pour chercher et rencontrer.

Tel est bien ce qui est attendu d’une Église missionnaire, de toutes les communautés chrétiennes, de la nôtre aussi. Alors, nous connaîtrons la joie, celle d’annoncer l’Évangile.

Abbé Marcel Villers

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