Année Famille Amoris Laetitia n°6

La pastorale familiale
à mettre en œuvre

Dans le contexte culturel d’aujourd’hui, face aux défis pour la vision chrétienne de la famille, le pape énonce les grands axes d’une pastorale familiale nouvelle.

1° Annoncer l’évangile de la famille

Rester dans une dénonciation rhétorique des maux actuels, comme si nous pouvions ainsi changer quelque chose, n’a pas de sens. Mais il ne sert à rien non plus d’imposer des normes par la force de l’autorité. Nous devons faire un effort plus responsable et généreux, qui consiste à présenter les raisons et les motivations d’opter pour le mariage et la famille, de manière à ce que les personnes soient mieux disposées à répondre à la grâce que Dieu leur offre (AL, 35).

Cela ouvre la porte à une pastorale positive, accueillante, qui rend possible un approfondissement progressif des exigences de l’Évangile. Cependant, nous avons souvent été sur la défensive, et nous dépensons les énergies pastorales en multipliant les attaques contre le monde décadent, avec peu de capacités dynamiques pour montrer des chemins de bonheur (AL, 38).

Les familles chrétiennes, par la grâce du sacrement de mariage, sont les principaux acteurs de la pastorale familiale, surtout en portant le témoignage joyeux des époux et des familles (AL, 200).

Le divorce est un mal, et l’augmentation du nombre des divorces est très préoccupante. Voilà pourquoi, sans doute, notre tâche pastorale la plus importante envers les familles est-elle de renforcer l’amour et d’aider à guérir les blessures, en sorte que nous puissions prévenir la progression de ce drame de notre époque (AL, 246).

2° Guider les fiancés sur le chemin de la préparation au mariage

Il faut veiller à l’enracinement de la préparation au mariage dans l’itinéraire de l’initiation chrétienne, donc dans la catéchèse (préparation lointaine), en soulignant le lien du mariage avec le baptême et les autres sacrements. De même, la nécessité de programmes spécifiques pour la préparation proche du mariage, afin qu’ils constituent une véritable expérience de participation à la vie ecclésiale et approfondissent les différents aspects de la vie familiale (AL, 206). Il s’agit d’une sorte d’initiation (on avait évoqué au dernier synode l’idée d’un noviciat) au sacrement du mariage (AL, 207).

Aussi bien la préparation immédiate que l’accompagnement plus prolongé doivent assurer que les fiancés ne voient pas le mariage comme la fin du parcours, mais qu’ils assument le mariage comme une vocation qui les lance vers l’avant, avec la décision ferme et réaliste de traverser ensemble toutes les épreuves et les moments difficiles (AL, 211). 

Abbé Marcel Villers

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