Ressucito Day, fêter la Résurrection, à Verviers !

Une réjouissante proposition de l’UP Jean XXIII Val de Vesdre, au doyenné de Verviers, pour fêter de manière intergénérationnelle la Résurrection du Christ et l’amour de nos frères et sœurs!

L’unité Pastorale Jean XXIII Val de Vesdre, dans le doyenné de Verviers, nous invite:

le samedi 3 mai 2014 au RESSUCITO DAY 

Venez enfants, jeunes et adultes, participer à cette grande journée intergénérationnelle et festive afin de vivre la joie de Pâques, du Christ ressuscité!

Notre pape François nous invite à mettre la pagaille dans nos diocèses et à sortir l’Eglise dans les rues afin d’éviter que celle-ci devienne une ONG! (Homélie du Pape lors des journées mondiales de la jeunesse)

Rendez-vous dès 12h30 devant l’église Notre-Dame à Verviers, place du Martyr.

Au programme :
Accès libre, gratuit et sans inscription obligatoire !
* Des tonnes d’ateliers pour satisfaire les goûts de chacun: jeux, conférences, évangélisation, spectacles, prières, découvertes, etc.
* Découverte et rencontre de groupes, d’organisations et de communautés venant de tous les horizons et de diverses spiritualités (catholiques).
* La joie de se rassembler.
* Un grand concert de pop louange.
* Messe de rassemblement à 17h15 à l’église Saint-Joseph.
* Etc.

P.S. Nous sommes toujours à la recherche de bénévoles pour nous donner un petit coup de main 😉 !

Pour plus d’informations contacter :
L’abbé Aimable Rukundo Uwimana – Vicaire de l’Unité pastorale Jean XXIII Val de Vesdre. padriaimable@yahoo.com – 0488/81 87 24
Luc Mathues – Coordinateur du projet « Ressucito Day » – mathues.luc@gmail.com – 0471/25 14 62

Tous les détails sur l’affiche ci-dessous!

Affiche Ressucito Day

En ce jour de Pâques, réveillons la mémoire de notre baptême!

Baptistere

Dimanche de Pâques
20 avril 2014, Theux

Ils n’avaient pas vu qu’il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Trois personnes ont cependant vu quelque chose. Marie-Madeleine a vu le tombeau vide ; elle en conclut qu’on a enlevé le Seigneur. Pierre a vu le linceul resté dans le tombeau, il constate mais ne sait qu’en penser. L’autre disciple vit et il crut.

Il crut quoi ? Qu’il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

La vie que Jésus reçoit est une seconde vie, une vie d’une autre densité et épaisseur, une vie que nous appelons éternelle. Cette vie est autre, elle est don de Dieu, nouvelle création, nouvelle naissance.

Jésus est passé par la mort, a été enseveli et a été ressuscité pour une vie nouvelle. C’est le cœur, le noyau dur de la foi chrétienne. Mais si nous ne pouvons que nous réjouir pour lui et chanter Alléluia, nous devons aussi nous demander en quoi cela nous concerne.

Frères, nous répond saint Paul, vous êtes ressuscités avec le Christ. Ce qui est arrivé à Jésus nous arrive aussi. En effet, explique saint Paul, vous êtes morts avec le Christ, et votre vie reste cachée avec lui en Dieu.

C’est la signification du baptême : nous faire entrer dans le mystère de la mort et de la résurrection avec le Christ. Il n’est pas question évidemment de mourir physiquement au moment du baptême pour physiquement ressusciter quelques instants plus tard.

Le rite baptismal est l’expression d’une réalité profonde qui relève de l’ordre du spirituel : la mort du vieil homme et la naissance de l’homme nouveau que nous avons soulignées tout au long de ce carême et que rappelait la statue de glaise posée sur l’autel.

HommeNouveauPF

Cet homme nouveau, il est figuré sur le pilier des fonts baptismaux. Nous l’avons aujourd’hui mis en évidence par un cache jaune qui souligne la sculpture en relief de quatre enfants nus, un sur chacune des faces.

Les fonds baptismaux sur lesquels les silhouettes jaunes indiquent l'homme nouveau, sculpté dans la pierre

Ces enfants, ce sont évidemment ceux qui seront baptisés tout à l’heure, et tous ceux qui les ont précédés et les suivront. Mais ils veulent surtout signifier que le baptême est une nouvelle naissance dont on sort nu, à neuf, tel l’enfant qui vient de naître.

Comment cela peut-il se faire ?

Renaître, devenir un être nouveau, recommencer à neuf : qui d’entre nous, un jour ou l’autre, n’en a pas rêvé ? Mais, comment un homme pourrait-il naître s’il est vieux ? Pourrait-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? 

Et puis, d’où vient ce désir de renaissance ? Tout simplement de ce dont nous sommes faits. De la boue et du souffle divin, l’homme fût créé, image de l’Immortel, écrit Grégoire de Nazianze. C’est pourquoi, en sa qualité de terreux, il est attaché à la vie d’ici-bas, mais portant aussi une parcelle de la divinité, le désir du monde à venir travaille son cœur.

Etre mixte, mêlé de ciel et de terre, rien de ses conditionnements terrestres ne saurait satisfaire ni définir l’être humain. L’homme passe infiniment l’homme, écrivait Pascal. Il y a en lui ce souffle venant de Dieu qui le porte, le travaille, l’empêche de s’identifier à cette terre.

Et saint Paul confirme : C’est en haut qu’est votre but, non sur la terre. Recherchez ce qui est en haut, là où se trouve le Christ. Vous êtes morts, en effet, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu.

Mais comment cette vie nouvelle, cachée en Dieu, pourrait-elle devenir nôtre ?

Comment, à l’intérieur de l’être ancien que nous sommes, pourrait surgir la vie nouvelle ? Il vous faut naître d’en haut, disait Jésus. C’est « d’en haut » que peut venir cette nouvelle vie, pleine, dense, non minée par la mort. Nul, s’il n’est engendré d’en haut, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu.

Toute naissance reste la plus merveilleuse des choses et pourtant la plus mystérieuse. Ainsi en va-t-il de la naissance du croyant qu’exprime le baptême. Car comment devient-on croyant ? Le croyant est né de l’eau et de l’Esprit, disait Jésus. C’est ce même Esprit, reçu au baptême, qui nous fait crier : Abba! Père! et nous révèle ainsi notre véritable identité : nous sommes enfants de Dieu.

Oui, au baptême, comme à la résurrection, il s’agit de naissance ou plutôt de renaissance à notre identité véritable, celle de Fils bien-aimé du Père, celle d’enfant de Dieu.

Nous sommes tous des renaissants, des renés.

Aujourd’hui, en ce jour de Pâques, réveillons la mémoire de notre baptême!

Comme ce jour-là, renouvelons notre renonciation à Satan et renouvelons notre profession de foi.

– Renoncez-vous à Satan, au péché et à tout ce qui conduit au péché ?

– Nous y renonçons!

– Croyez-vous en Dieu le Père Tout-Puissant, créateur du ciel et de la terre ?

– Nous croyons!

– Croyez-vous en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, né de la Vierge Marie, qui a souffert la Passion, a été enseveli, est ressuscité des morts et est assis à la droite du Père ?

– Nous croyons!

– Croyez-vous en l’Esprit-Saint, à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints, au pardon des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle ?

– Nous croyons!

J’invite celles et ceux qui le souhaitent à s’approcher de la cuve baptismale pour y plonger la main et se signer avec l’eau bénite en cette nuit de Pâques, renouvelant ainsi leur profession baptismale.

Abbé Marcel Villers

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Ne vous lassez pas de travailler pour un monde plus juste et solidaire!

Cette citation du pape François était au cœur de la célébration en Unité pastorale qui nous a réunis le dimanche 30 mars dernier, cinquième dimanche du mois, en l’église de Theux.

Présidée par notre curé, l’abbé Floribert, notre célébration rassemblait de nombreux participants venus des quatre coins de notre Unité… et des gourmands qui avaient bien profité du petit déjeuner au profit d’Entraide & Fraternité (voir le post consacré à ce sujet).

Passionnés par leur séjour au Brésil avec Entraide & Fraternité, Guy et Anne-Marie Grodent nous ont présenté la thématique choisie par cette association pour la collecte de Carême 2014 dans les diocèses belges: soutenir le travail de Mgr Eugène Rixen, évêque de Goiàs au Brésil (mais originaire de La Calamine), qui mène de front évangélisation et lutte pour la dignité de chaque être humain: face aux attaques des géants de l’agro-alimentation, les paysans ont bien du mal à se faire entendre et respecter. L’Eglise est à leurs côtés depuis des décennies désormais.

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de participer à la collecte, vous pouvez envoyer votre don sur le compte BE68 0000 0000 3434. Si vos dons dépassent 40€ pour l’année 2014, vous recevrez une attestation fiscale au début 2015.

Merci pour votre aide à tous ceux qui mettent l’Évangile en action à l’autre bout du monde! 68 0000 0000 3434

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Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu!

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Dimanche des Rameaux
Année A – Mt 26-27, dimanche 13 avril 2014, Theux

Marie-Madeleine et l’autre Marie étaient assises en face du tombeau. 

Comme elles, nous voici avec un inconsolable « pourquoi ? ». Comme elles, nous venons de parcourir le chemin de croix de Jésus, sa passion et sa mort. Comme elles, nous pourrions en rester à la désolation.

Mais le récit que nous venons d’entendre se veut une Bonne Nouvelle, celle de notre salut.

Trois grands cris sont poussés au Calvaire : celui de Jésus sur la croix ; celui de la création soudain bouleversée ; celui du centurion.

Ces trois cris sont autant de clés pour saisir la dimension rédemptrice de la mort de Jésus. Le cri de Jésus, à l’heure où s’achève sa vie terrestre, n’est pas un cri de désespoir ni de terreur. C’est un cri de confiance du Fils à l’adresse de son Père. Par deux fois, Jésus crie d’une voix forte. La première fois, un appel au secours : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

La seconde fois dans un grand cri, il rendit l’esprit. Rendre, c’est-à-dire, remettre en toute confiance sa vie, son sort entre les mains de Dieu, son Père.

Ce grand cri, poussé à deux reprises, est tout à la fois l’écho affligé de toutes les souffrances humaines concentrées en sa personne par Jésus et, à la fois, le cri de victoire du Fils de Dieu qui remet toute sa vie, toute son oeuvre de salut dans les mains du Père.

Et voilà qu’aussitôt se donne à voir le résultat, l’effet de la victoire de Jésus. C’est toute la création qui s’ébranle et fait entendre sa clameur, son cri.

La terre trembla.
Les rochers se fendirent.
Les tombeaux s’ouvrirent.
De nombreux saints ressuscitèrent et entrèrent dans la ville.

Une vie d’au-delà envahit la terre, un monde nouveau est déjà là. Car le monde que nous connaissons, par suite du péché, porte la marque, la blessure de tant de haine et de destruction. Il doit être sauvé, lui aussi. Toute la création gémit en travail d’enfantement, en attente de sa part de rédemption.

La terre peut trembler, les rochers se fendre, les tombeaux s’ouvrir : ils annoncent des cieux nouveaux et une terre nouvelle.

Le cri du centurion vient alors conclure et donner la signification ultime de l’événement : Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu.

C’est le cri d’un païen en qui tout homme peut se retrouver. C’est le cri d’un témoin en qui tout chrétien peut se reconnaître. De sa bouche jaillit la plus belle profession de foi. Une profession de foi proclamée face à un homme mort en croix.

Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu.

Que s’est-il passé dans l’âme de ce païen ? Il a suivi Jésus sur le chemin qui mène au Calvaire. Il a vu comment il a librement étendu ses bras sur la croix. Il a croisé son regard. Il a vu la nuit tomber soudain en plein midi.

Alors, il a crié à la face du monde : Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu.

Ce centurion sans nom porte tous nos noms. Nous aussi aujourd’hui, comme lui, nous regardons le crucifié.

Que ce cri d’un païen devenu le premier chrétien, soit le nôtre en ce jour !

Abbé Marcel Villers

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