ART ET FOI : Mois de mai, mois de Marie

LA VIERGE SERVANTE

Marie, la mère de Jésus, est un personnage souvent cité (16 fois) dans les évangiles ; elle intervient surtout dans les « Évangiles de l’enfance » (Mt 1-2 ; Lc 1-2). Elle est, en effet, au cœur du mystère de l’Incarnation.

Description du panneau

Marie est debout, la tête inclinée sur l’épaule droite, les yeux tournés vers le bas. Les deux mains sont croisées sur la poitrine. Elle porte une robe rouge et un manteau bleu qui couvre tout le corps.

Au premier abord, cette image de Marie ne représente aucune scène évoquée par les évangiles ou les dogmes. Néanmoins, certaines caractéristiques de cette peinture peuvent conduire à identifier le message que voulait transmettre l’artiste de 1871, car ce panneau, œuvre de Helbig (1821-1906), fut ajouté alors, au plafond de l’église de Theux, pour remplacer un autre détérioré.
Les attitudes prêtées ici au personnage de Marie sont significatives. Marie a la tête inclinée et les yeux baissés ; cette attitude exprime l’humilité, un des traits classiques de la Vierge Marie. Cette humilité va de pair avec une acceptation ou soumission à la volonté divine qui est indiquée, depuis le XIVe s., par les deux mains croisées sur la poitrine. « Les mains croisées sur la poitrine sont un schéma iconographique équivalent symbolique de l’assentiment respectueux face à une situation ; ce geste peut ainsi exprimer la soumission intime et profonde du personnage à une autorité de nature spécifiquement spirituelle et divine qui, au moment où elle se révèle, est acceptée comme une puissance absolue. En effet, les mains sont croisées au niveau du cœur, ce qui implique une lecture essentiellement liée à des valeurs transcendantes et mystiques ; ce geste souligne que, pour la personne, c’est la sphère sentimentale et affective qui domine. Dans la peinture sacrée, on la retrouve fréquemment chez les personnages féminins, telle la Vierge. Ainsi, en croisant ses mains sur sa poitrine, la Vierge témoigne de sa soumission à Dieu et de son profond respect au Tout-puissant. » (Eva LANDO, Les expressions du corps. Parcours de visite, in www.museefesch.com)
La couleur des vêtements portés par Marie est assez lisible. A partir du XIIe siècle, on revêt la Vierge d’un manteau ou d’une robe de couleur bleue. Car le bleu c’est le ciel, le monde du divin. Ici, elle porte aussi une robe rouge. Le bleu et le rouge signifient la dialectique du céleste et du terrestre que suppose le mystère de l’incarnation.

Abbé Marcel Villers
Illustration : plafond de l’église de Theux 1871
Copyright KIK-IRPA Bruxelles

Temps de Noël 2020 dans l’UP de Theux

Quelques informations générales
de notre Curé

 

 

Suite à une rencontre entre les représentants des cultes et le ministre de la justice, les services religieux sont autorisés en théorie, depuis le dimanche 13 décembre, avec 15 personnes -sans tenir compte des superficies.

Après un message des Évêques rappelant le contexte sanitaire et la nécessité de collaborer aux efforts des autorités, chaque Diocèse devait se déterminer sur les messes.

Notre Vicaire général Éric de Beukelaer nous a donc fait parvenir un mail à ce sujet après concertation avec notre Évêque et son Conseil.

De nouveau, après un rappel du fil rouge donné par les Évêques, il nous a donné quelques pistes dont la première reprise ici :

La règle pour les fidèles, reste le conseil de suivre l’eucharistie dominicale et de Noël à la télévision ou via les réseaux sociaux. Il est ici rappelé la célébration en sa cathédrale, présidée par monseigneur Delville, pasteur du diocèse, qui peut être suivie tous les dimanches et le jour de Noël à 10h, sur: https://www.youtube.com/user/DoyenSaintNicolas. Malgré l’assouplissement des règles de confinement, il est donc déconseillé de multiplier les Messes, sauf pour une raison pastorale valable.

Ceci rejoint entièrement ma volonté que les célébrations quelles qu’elles soient, les passages à l’église, etc., se passent de manière sécure pour les participants et les personnes aux services.

Dans les faits, la norme est 15 personnes est évidemment trop basse pour permettre des messes dignes de ce nom, c’est-à-dire des eucharisties significatives qui rassemblent. C’est le choix pastoral fait dans notre UP depuis des années.

En plus, l’organisation matérielle d’une multiplication de messes est impensable. Par exemple, rien qu’à Theux un dimanche normal, il faudrait trois messes  avec des inscriptions qui disperseraient la communauté sur la matinée. De même dans la plupart de nos communautés paroissiales.

Il faut aussi penser aux acteurs liturgiques, sacristain(e)s qui devraient démultiplier le temps donné, s’ils faisaient le choix de venir. Car ils sont libres aussi de rester chez eux comme tout le monde. Lire la suite « Temps de Noël 2020 dans l’UP de Theux »

Premier dimanche de l’Avent, coulisses, chorale et couronne…

Quelques photos prises avant, pendant et après la messe de ce premier dimanche de l’Avent, à Theux…

Pas de quoi vous faire sérieusement réfléchir, mais plutôt vous faire sourire !

Quoique… le panneau de l’action Vivre Ensemble soit destiné à nous interpeller !

P.S. Nous profitons de cet article pour remercier le fleuriste Frédéric Garsou, de l’Amarante, qui nous a offert la belle couronne d’Avent présente dans notre église… et sur les photos !

Mais, Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu ?

EnfantpauvreRoi

Homélie de l’abbé Marcel Villers pour la solennité du Christ Roi,
à Theux et Jehanster, le dimanche 23 novembre 2014
34ème dimanche A – Mt 25, 31-46

Mais, Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu ?
C’est l’étonnement, la surprise.
Aussi bien chez les élus que les rejetés. Comme pour chacun de nous.
Il y a de quoi être scandalisés.
Les hommes sont, en effet, jugés par le Christ sur leur ignorance.
Mais, Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu ?

Pourquoi récompenser les uns alors qu’ils n’ont même pas pensé au Christ en secourant les pauvres ? Pourquoi punir les autres puisqu’ils ne savaient pas que le Christ se cachait parmi les plus petits ?
Ni les uns, ni les autres ne savaient.
Il n’est pas juste de les sanctionner sur leur ignorance.

Et pourtant, n’est-ce pas ce que fait le Fils de l’homme ?
Ce faisant, il anéantit un des piliers de la morale : la rétribution, la récompense des actes. Le plus souvent, c’est l’espoir d’une récompense qui nous motive à agir. Mais voilà, le Christ demande plus : l’acte gratuit, désintéressé.

Il s’agit de servir et aimer sans arrière-pensée.

L’amour du prochain n’est pas un moyen de plaire à Dieu. L’autre doit être aimé pour lui-même. Et, aimé en acte. J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’étais nu, et vous m’avez habillé…

Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait, révèle le Christ.
Ces petits, ce sont ceux vers qui Jésus est allé tout au long de sa vie : les pauvres, les exclus, les malades, les pécheurs…
Ignorer les affamés, rejeter les étrangers, mépriser les prisonniers, c’est ignorer le Christ, rejeter le Fils de l’homme, mépriser le Juge de la fin des temps.

Mais alors, le Juge des hommes, c’est le petit ! Lire la suite « Mais, Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu ? »