Carême de partage : collecte pour Haïti

La solidarité, c’est bon pour le cœur !

*Collectes
du carême de partage

Cette année, les collectes du carême de partage sont faites au profit de projets soutenus en Haïti par l’ONG catholique Entraide et Fraternité. Vous trouverez tous les détails sur la campagne Justice climatique pour Haïti et notre maison commune ! en cliquant sur le lien.

Étant donné que les célébrations dominicales ne pourront pas avoir lieu, nous vous invitons à envoyer votre participation directement à Entraide et Fraternité, via un don sur le numéro de compte BE68 0000 0000 3434 avec la communication « 6518 ».

Si vos dons atteignent 40€ ou plus dans une année civile, vous recevrez une attestation fiscale au début de l’année suivante.

Merci de votre générosité envers nos frères et sœurs haïtiens !

La foi… une aventure – 5 semaines pour prendre un nouveau chemin

Un soir de février 2020, Anny, Jean-François, Michel, Monique, Viviane… l’équipe liturgique de Juslenville s’est réunie pour réfléchir et mettre sur les rails un projet de carême qui devait trouver son aboutissement à Pâques.

Les deux premières semaines, les paroissiens ont été invités à choisir le chemin de l’amour, puis à croire au-delà de ce que nous voyons.

Lorsque nous nous sommes quittés après la célébration du 7 mars, nous étions loin d’imaginer que nous allions rester tant de temps sans nous « voir ».

La semaine dernière, nous avons envoyé à tous les paroissiens connectés, l’adal que nous avions préparée avant que ne tombe la décision d’annuler toute célébration pour une durée de plus en plus indéterminée.

Avec la Samaritaine, nous avons été invités à vivre une semaine en écoutant sans préjugé.

Les réactions ont été positives à cet envoi et certains nous ont demandé si nous comptions continuer…

Il n’en fallait pas plus pour titiller l’équipe liturgique et donc, nous avons choisi de continuer à approfondir le chemin de Carême que nous avions préparé.

L’idée a germé de partager tout ce travail de réflexion et de prière avec les autres paroissiens de l’Unité pastorale.

C’est pourquoi, vous pouvez télécharger le texte de l’adal du 4ème dimanche de carême (une semaine pour voir avec les yeux du cœur),

mais aussi les signets de semaine (reproduits dans les colonnes à gauche et à droite) avec les prières de la 3ème et de la 4ème semaines (qu’il suffit d’imprimer puis de plier-coller en deux pour les avoir dans le bon format).

Nous joignons aussi une proposition plus « délassante » pour les enfants du KT et les autres.

Nous pensons bien ne pas nous arrêter sur ce chemin de Pâques mais vivre cette aventure jusqu’au bout.

Nous souhaitons à tous et toutes un beau moment de réflexion, de prière et de partage (c’est la première collecte de Carême).

Merci à Annie et Marie-Jeanne qui, à 4 mains, ont mis des couleurs sur les dessins de Jean-François Kieffer et à ce point embelli notre église, malheureusement vide.

L’équipe liturgique de Juslenville

Notre Curé nous parle – 21 mars 2020

Chronique pour une Fenêtre entrouverte

Voici une semaine, je sortais le clavier pour commenter l’annonce de la suspension de nos célébrations et rencontres habituelles. À ce moment, je pensais encore que des mesures légères suffiraient; aujourd’hui, je mesure que les choses sont à la fois montées en intensité et surtout passées dans une perspective dont la fin est devenue incertaine.

Le 3 avril est devenu le 5 qui deviendra ?

Aussi je reprends le tapotage pour vous rejoindre et partager au mieux des encouragements.

Puisque l’éloignement physique s’installe, il s’agit de s’épauler dans la marche au désert en Église, en humanité… Distance ne peut rimer avec absence et silence absolu.

Je vous confie ici que, pour moi, cette semaine n’a pas été de tout repos entre deux pôles, les enterrements et le suivi de la distribution de colis alimentaires à la Maison de Fragnée. Mercredi, juste avant le lock down, j’ai même été amené à pallier dans le concret, l’absence de certains bénévoles à cet endroit. J’en retire une impression positive devant la bienveillance, le calme et la reconnaissance manifestés par les bénéficiaires… Ainsi je n’ai pas encore trop perçu une solitude négative, un esseulement.

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Méditation sur l’évangile du 4e dimanche du carême : Jn 9, 1-41

En ce temps d’absence de célébrations dominicales, nous vous offrons néanmoins une méditation-homélie sur l’évangile du dimanche. Ce week-end, il est question de ténèbres et de lumière dans les cœurs, voilà qui est bien de circonstance.

Plongé dans les ténèbres

Il n’avait jamais vu ni sourire, ni larmes.
Il n’avait jamais perçu l’amitié ou la méchanceté d’un regard.
Il ne connaissait pas le bleu du ciel ou le vert éclatant du printemps.
Il vivait dans un univers sans image où comptent seulement les mains et les oreilles, les odeurs et les sons.
Il était aveugle de naissance.
Il ne demandait rien : pas de supplication, ni cri de pitié.
Il était là, simplement, posté à la sortie du Temple.

Lui qui ne voyait pas n’était pas vu. Pour les passants, ce n’était qu’une ombre. Mais sa vie va être bouleversée. Car « sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance. » Cet homme qui ne voit pas, Jésus le voit. En lui, il ne regarde pas seulement l’infirme avec sa misère, il reconnaît tous les hommes, et nous en sommes, aveugles de naissance qui ne parviennent pas à voir clair dans ce monde et restent obstinément prisonniers de leur univers de ténèbres.

« Autrefois, nous rappelle St Paul, vous n’étiez que ténèbres. » Nous savons tous ce que signifient ces ténèbres intérieures qui noient notre cœur. Notre univers mental, nos songes sont peuplés d’images de chair et de sang, d’inquiétude et d’angoisse en ce temps d’épidémie. Notre regard sur nous-mêmes, sur l’être humain, sur ce monde est souvent si sombre, si noir. Et il y a de quoi !
Et puis, nous restons rivés à la surface des choses et des êtres. Nous considérons les apparences et souvent nous nous y noyons. C’est le plus grand, le plus fort, le plus riche qui attire notre regard. Mais, comme le dit le Seigneur à Samuel : « Ne considère pas son apparence, ni sa haute taille. Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. »

Qui peut guérir nos yeux ? Qui peut illuminer nos ténèbres ?
L’initiative est à Jésus. « Il cracha sur le sol et avec la salive, il fit de la boue qu’il appliqua sur les yeux de l’aveugle. » Surprenant : Jésus commence par le rendre plus aveugle encore. Doublement enfermé dans sa nuit, l’homme se met en marche sans hésitation sur la parole entendue : « Va te laver à la piscine de Siloé ».

Il y va. Il va se laver sans rien y voir. Il a entendu et obéit à l’ordre donné. Connaître le Christ le fait entrer dans une aventure nocturne où il s’agit de marcher à l’oreille et non à la vue. C’est un des enseignements récurrents de la Bible et qui en dit long sur l’expérience de la foi : écouter l’emporte sur le voir. De sorte que la guérison de l’aveugle n’est pas tellement qu’il voie, mais qu’il écoute et obéisse. Belle définition de la foi qui ne nous conduit pas à la vision, mais à l’écoute. « Dieu, écrit St Jean, nul ne l’a jamais vu. » C’est pourquoi à la transfiguration, si les disciples voient Jésus baigné de lumière, la voix céleste leur dit : « Celui-ci est mon Fils, écoutez-le. » Et non pas regardez-le.

Obéissant à la parole de Jésus, l’aveugle « y alla. Il se lava et, quand il revint, il voyait. » Mais le résultat est que si lui, l’aveugle, est devenu voyant, ses voisins, les pharisiens, les Juifs ensuite, ne le reconnaissent pas. Pour eux, ce n’est pas lui, il s’agit d’un autre. Même ses parents ne savent quoi. Les yeux ne s’ouvrent pas. Depuis que l’aveugle y voit, tous autour de lui sont pris de cécité.

Vient enfin la nouvelle rencontre avec Jésus qui questionne l’aveugle guéri : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Mais l’aveugle-voyant ne sait pas : « Qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Il ne sait pas. Il ne l’a jamais vu.
S’il reconnaît celui qui se tient devant lui, c’est à la voix. Il est alors comme guéri de son aveuglement, une deuxième fois, par l’ouïe.

Toutes les preuves peuvent sauter aux yeux, toutes les évidences s’imposer. La foi n’est pas de cet ordre Reconnaître le Fils de l’homme, la foi, c’est affaire de confiance sur parole. Se fier à l’autre se fait toujours sur parole. Ce n’est pas une affaire de savoir ou de certitude, de claire vision. Pour croire, il n’est pas besoin de voir. Il suffit d’écouter et d’obéir sur parole.

Abbé Marcel Villers

L’Angélus : invitation à prier pour les malades et les soignants !

À la suite de la suggestion d’un habitant de Hodbomont, que nous remercions, nous vous invitons à profiter de la sonnerie de l’Angélus (ou le Regina Caeli durant le temps pascal) dans nos différentes églises pour vous unir spécialement, par la pensée et/ou la prière, aux personnes qui souffrent en ce moment : malades, soignants, personnes isolées.

L’Angélus est sonné 3 fois par jour, avec des variantes selon le lieu pour les heures : 6 – 7 ou 8 heures * midi * 18 – 19 ou 20 heures.

Comme M. le Curé nous le rappelle, l’Angélus signifie, par le résumé des trois coups suivi de la volée, que le mystère de l’incarnation continue là où, comme Marie, toute personne de bonne volonté dit « oui » au projet de Dieu qui est de créer vie et communion dans toutes les situations et engagements humains.

Cette prière à distance de l’église trouve son origine au Moyen Âge pour associer les moines malades ou dans l’impossibilité de rejoindre l’office à temps à cause de leur travail en cours.


Comment réciter l’Angélus ? Voici la version française

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