Conseils utiles d’un grand éducateur… pour notre vie quotidienne !

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Jean Bosco, fêté le 31 janvier, a consacré toute sa vie à l’éducation de jeunes garçons rebelles. Dans ses lettres aux professeurs, il expose un système préventif détaillé d’éducation qui cherche à disposer les élèves à obéir non par peur ou contrainte, mais en vertu de la persuasion. Dans ce système, toute force doit être exclue et, à la place, la charité doit être le ressort principal de l’action.

Les conseils de saint Jean Bosco

1) La punition doit être le dernier recours
Il est plus facile de perdre notre patience que de la contrôler, de menacer un garçon que de le persuader. Il est plus gratifiant à notre orgueil de punir ceux qui nous résistent, plutôt que de les supporter avec une ferme bonté. Saint Paul se plaignait souvent de voir certains convertis à la foi revenir trop facilement à leurs habitudes invétérées ; mais il les supportait avec une patience aussi zélée qu’admirable. C’est de ce genre de patience dont nous avons besoin pour nous occuper des jeunes.

2) L’éducateur doit s’efforcer de se faire aimer de ses élèves s’il veut obtenir leur respect
S’il réussit à y parvenir, le moindre signe de bonté saura susciter l’émulation, raviver le courage et ne sera jamais exprimé en vain. Tout éducateur doit se faire aimer s’il veut être craint. Il atteindra cette finalité si, par ses paroles, et plus encore par ses actions, il montre que tous ses soins et sa sollicitude sont dirigés vers le bien-être spirituel et temporel de ses élèves.

3) Les corrections et les punitions devraient être données en privé et loin des autres
Nous devrions donc les corriger avec la patience d’un père. Jamais, dans la mesure du possible, corriger un enfant en public, mais en privé, ou comme on dit : in camera caritatis (le huis-clos charitable), à l’écart des autres. Ce n’est que dans le cas de la prévention ou de la réparation d’un scandale sérieux que j’accepterais des corrections ou des punitions publiques.

4) L’éducateur doit veiller à ce que les lois de la discipline, les récompenses et les châtiments qui en découlent soient connues de l’élève, afin que personne ne puisse prendre pour excuse de ne pas savoir ce qui était permis ou interdit
En d’autres termes, les enfants ont besoin de frontières et savent s’y tenir. Personne ne se sent en sécurité lorsqu’il vole à l’aveuglette, et le risque de s’écraser est grand.

5) Soyez exigeant quand il est question du devoir, ferme dans la poursuite du bien, courageux dans la prévention du mal, mais toujours doux et prudent. Je vous assure, le vrai succès ne peut venir que de la patience
La patience est le seul remède pour les pires cas de désobéissance et d’irresponsabilité chez les garçons. J’ai toujours trouvé que la charité triomphait là où la sévérité avait rencontré l’échec. La charité est la guérison, même si elle est lente à venir.

6) Pour être de véritables pères en traitant avec les jeunes, nous ne devons pas permettre à l’ombre de la colère d’assombrir notre visage
Si parfois nous sommes pris au dépourvu, et que la sérénité lumineuse de nos esprits est aveuglée par des nuages d’impatience, le contrôle de soi doit dominer tout notre être, notre esprit, notre cœur, nos lèvres. Quand quelqu’un est en faute, éveillez la sympathie dans votre cœur et entretenez l’espoir en sa faveur dans votre esprit ; alors vous le corrigerez avec profit.

Dans certains moments difficiles, une humble prière à Dieu est beaucoup plus utile qu’un violent éclat de colère. Vos élèves ne tireront aucun bénéfice de votre impatience et vous ne serez pas édifiant pour quiconque vous observera.

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P.S. Une bande dessinée formidable a été réalisée par le dessinateur Jijé sur Don Bosco. Elle raconte, avec humour et précision, cette vie hors du commun, et elle peut donner le goût de l’aventure spirituelle et éducative avec des jeunes !

Noël : des cadeaux formidables à offrir !

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Le site Aleteia nous propose une liste de super cadeaux,
faciles à préparer et que nous pouvons offrir dès maintenant,
sans avoir besoin d’attendre la nuit de Noël !

Ce sont des cadeaux qui ne passeront jamais de mode, qui durent très longtemps, qui n’ont pas besoin de ticket de caisse pour un éventuel échange et qui garantissent un beau sourire sur les lèvres de ceux qui les reçoivent…

Offrir un peu de temps
Un cadeau sans aucun doute très précieux car le temps offert ne reviendra pas. Chaque minute investie pour quelqu’un est un trésor donné sans retour.

Accorder son pardon
Dénouer tous les nœuds que nous avons au fond du cœur, pardonner concrètement, physiquement, en renouant avec celui que nous avons eu le courage de pardonner. Pas la peine de l’appeler et de lui dire que vous l’avez pardonné. Allez vers lui tout simplement, montrez-vous en empathie avec lui, attentif et miséricordieux.

S’ouvrir pour apprendre de l’autre
Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes (Philippiens 2, 3). Notre prochain cache un trésor au fond de lui. Laissons nos cœurs s’ouvrir, quittons nos préjugés. Valoriser son prochain est un magnifique cadeau.

Écouter en silence
Évitons de terminer les phrases, d’analyser et de juger ce que nous entendons. Offrons notre humble silence. Notre écoute est un don aussi précieux que rare, notre écoute est une marque d’amour.

Offrir un regard attentif, attentionné
Notre regard doit former un tout harmonieux avec notre esprit et notre cœur. Or, nous nous surprenons parfois à regarder quelqu’un, alors qu’en fait nous pensons à autre chose : résoudre un problème, planifier une journée.

Faire une bonne blague. L’humour adoucit la vie
Ce cadeau demande une préparation spéciale : d’abord il nous faut apprendre une ou deux histoires sympas. Le sourire est un super cadeau, arriver avec une phrase joyeuse, une anecdote ou une jolie histoire, plaît toujours. La joie de nous savoir aimés de Dieu est la joie que nous devons partager autour de nous.

Donner aux autres l’envie de donner
Offrir sa solidarité à ceux qui ont besoin de notre aide est toujours une bonne idée, mais donner aux autres l’envie d’être solidaires est beaucoup mieux. Tâchons de rallier le plus de gens possible à notre cause. Pas besoin de regarder très loin pour trouver quelqu’un qui a besoin de notre solidarité.

Penser à celui qui viendra après nous
dans les toilettes publiques, au supermarché, en remettant le chariot dans les espaces prévus, en jetant  nos chewing-gums dans la poubelle. Nous sommes aussi les prochains de quelqu’un …

Offrir une amitié désintéressée. Avoir le courage de faire connaissance
Le simple fait d’offrir notre amitié à quelqu’un que nous n’aurions jamais pensé côtoyer un jour est un immense cadeau.

Cliquez sur le lien pour lire l’article dans son intégralité sur le site d’Aleteia !

Hommage à Jacques Hamel, prêtre martyr

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Lors de la messe du dimanche 31 juillet à Theux,
notre curé, l’abbé Jean-Marc Ista, a lu cet hommage,
que nous vous partageons

Pour le site internet Aleteia, la sculptrice Fleur Nabert, spécialisée dans l’art sacré, a réagi avec l’émotion du cœur à l’horreur survenue ce 26 juin à St-Etienne-du-Rouvray. Elle a trouvé les mots pour rendre hommage au prêtre décédé. 

Je n’ai pas toujours eu la foi. J’ai gardé beaucoup d’amis qui ne l’ont pas. Je sais que pour beaucoup d’entre eux la figure du prêtre est extrêmement floue. Et de plus en plus teintée de connotations douteuses, dangereuses et abusives, dans tous les sens du terme.

En hommage de tendresse au père Jacques Hamel qui gît probablement encore dans la chaleur de son sang sur le carreau de l’église où il célébrait ce matin une toute petite messe pour quatre fidèles je vais vous dire ce qu’est un prêtre pour mon cœur.

Un prêtre est un homme qui aurait pu avoir une vie normale, douce, tranquille, et relativement confortable comme les nôtres. Mais c’est quelqu’un qui a fait une rencontre intérieure, celle du Christ. Une rencontre qu’il aimerait parfois oublier pour se simplifier l’existence et rejoindre la banalité commune mais qu’il ne PEUT pas nier.

Alors il suit cette silhouette mystérieuse d’un homme né il y a plus de 2000 ans qui égraine malgré le temps et la distance d’incorruptibles paroles de vie, de vérité et d’amour. Pour cela il a commencé à renoncer à tout : à l’amour d’une possible épouse, à l’amour d’enfants qu’il aurait pu avoir, à certains de ses amis qui suivront l’autre chemin, à ses possessions matérielles en très grande partie, à sa liberté de mouvement, de lieu de vie, d’horaires.

Au bout de longues études il sera envoyé au fin fond d’une province, avec des dizaines de clochers à gérer, des paroisses belles ou laides, des paroissiens beaux ou laids, des mariages à célébrer, des enfants à baptiser sans être sûrs de les revoir, des anciens qui peuplaient les bancs de la messe à enterrer en étant sûrs qu’on ne les reverra pas. Des dimanches harassants, des lundis solitaires. Quelques déjeuners ou dîners dans des familles amies, quelques vacances. De grands moments de joie aussi à voir des âmes se dénouer, revenir à l’amour ou réussir à pardonner. Une vieillesse toujours plus solitaire, à donner ses forces jusqu’au bout.

Mais un vrai soleil : celui de l’eucharistie à faire se lever chaque jour à l’horizon d’un autel. Une vie de prêtre c’est tout donner sans rien attendre en retour. C’est tout donner, en étant parfois moqué et bafoué. C’est servir sans être remercié. Ou si peu. C’est nous servir dans la joie. Par amour de Dieu. Pour nous donner de voir un peu de son visage.

Merci Jacques, pas tant pour le martyr d’aujourd’hui mais pour toute la vie infiniment remplie d’amour qui le précède.

Fleur Nabert

Artist Fleur Nabert posing near the altar, Chapelle Notre Dame du sourire (Chapel of our smiling lady), Ermitage Sainte-Therese, Lisieux, Normandy, France. The chapel was consecrated in December 2012 by Mgr Boulanger, bishop of Bayeux and Lisieux, after being restored by architect Arnaud Poullain and furnished by sculptor Fleur Nabert. Picture by Manuel Cohen - This picture requires further clearance from the author Fleur Nabert / Autorisation necessaire aupres de l'artiste Fleur Nabert.
L’artiste Fleur Nabert devant l’autel de la chapelle Notre-Dame du Sourire à l’Ermitage Sainte-Thérèse, Lisieux, Normandie, France.

Merci à Aleteia et à Fleur Nabert pour ces textes et photos !

Dites-nous combien Dieu nous aime !

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Chers prêtres, je vous en prie, formez-nous !

La majorité d’entre nous ignore les bases mêmes de la foi.
Alors un petit effort s’il vous plaît,
repartez de zéro et enseignez !

Extrait : 

Enseignez-nous !

Ce n’est pas que vous n’aimez pas nous former, mais vous estimez que vous n’avez pas le temps, pas la motivation, pas reçu l’appel pour cela, ni le charisme, ni les intuitions nécessaires, que cela n’entre pas dans le périmètre de votre ministère. Les quelques étudiants qui entendent vos homélies le dimanche ne vous entendent que là, pour la plupart. Les professeurs, eux, nous parlent durant des heures et des heures, cinq jours par semaine. Et vous, de combien de temps disposez-vous ? Dix, peut-être quinze minutes à consacrer à chacun ? Une fois par semaine au maximum ? C’est un défi sans doute impossible mais, je vous en prie, pendant ce temps dont vous disposez pour atteindre nos âmes, enseignez-nous quelque chose !

Lire la suite de cet
article secouant de l’équipe d’Aleteia sur leur site !

P.S. Merci à Aleteia pour cet article et pour l’illustration !