Quel livre offrir à un enfant de 6-8 ans pour Noël ?

Le renard et le lutin, Astrid Lindgren, École des loisirs, environ 13 €
Astrid Lindgren, l’auteur de Fifi Brindacier, relate une histoire touchante entre un petit renard, Goupil, affamé le soir de Noël, et un lutin. Ce livre est une belle occasion de réfléchir au sens et à la valeur du partage.

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L’oie de Noël, Kéthévan Davrichewy, Unique héritage Editions, environ 6,95 €
Ce conte récent, inspiré du folklore russe, raconte l’histoire d’Ivan et de sa grand-mère, contraints à vendre leurs dernières oies pour passer l’hiver.

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Les trois questions, Léon Tolstoï, John Muth, Circonflexe, environ 14,50 €
John Muth s’inspire d’un conte de Tolstoï pour créer cette belle histoire sur la compassion et le difficile apprentissage de la sagesse. L’auteur amène le lecteur à se poser trois questions : Quel est le meilleur moment pour agir ? Quelle est la personne la plus importante ? Quelle est la meilleure chose à faire ?

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Lian, Jiang Hong Chen, Ecole des Loisirs, environ 13,70 €
L’histoire de Lian nous transporte en Chine et nous rappelle que la richesse réside avant tout dans les relations humaines plutôt que dans l’or et l’argent.

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Fantastique Maître Renard, Roald Dahl, Gallimard Jeunesse, environ 8,90 €
Trois riches fermiers se liguent contre Maître Renard, qui décime leurs poulaillers. Ils attaquent la colline avec deux pelleteuses et creusent jusqu’à former un grand trou en attendant que la famille Renard sorte affamée de son terrier. Maître Renard a une idée…
Livre écrit par Roald Dahl, célèbre auteur britannique, plébiscité par les enfants.

D’après un article d’Aleteia

Quand installer sa crèche de Noël ?

Crèche de l’église Saint-Georges d’Oneux en 2016 – © Martin Bernard – CC-BY

Les enfants sont particulièrement impatients à l’idée d’entrer dans la période de l’Avent, et d’installer la crèche et le sapin de Noël. Mais quel est le moment le plus opportun pour le faire ? Et quand sommes-nous censés la ranger ? Une fois Noël passé ? 

Les Provençaux démarrent la période de préparation le 4 décembre, par la Sainte-Barbe, jour où chacun d’entre eux dépose des grains de blé dans trois coupelles garnies de coton humide. Le jour de Noël, si le blé est bien vert, dru et touffu, il sera le symbole de l’espérance d’une année riche en récoltes. Dans d’autres régions, on préfère installer la crèche le jour de la Saint-Nicolas, le 6 décembre ou encore le premier dimanche de l’Avent.

La crèche a pour rôle de préparer tous les membres de la famille à vivre les fêtes dans l’esprit de Noël : mieux vaut en effet la mettre en place au début de l’Avent. Dans de nombreuses familles, chaque soir, on fait une prière devant la crèche.

Tous les personnages sont en place dès le premier jour de l’Avent, l’enfant Jésus ne sera placé dans sa mangeoire que dans la nuit du 24 au 25 décembre, au retour de la messe de minuit !

Quand retirer sa crèche ?
La tradition veut que la crèche reste dans les maisons jusqu’au 2 février, date de la présentation de Jésus au Temple.

D’après Marie Le Goaziou sur le site Aleteia, que nous remercions !

Existe-t-il une manière chrétienne de prendre la parole ?

Parole authentique, don de soi,
rencontre avec l’autre : l’art oratoire ?


Laurent Delvolvé, avocat au barreau de Parais, a publié chez Téqui La parole est un don de soi, ouvrage à la fois pratique et spirituel, visant à démontrer en quoi la prise de parole peut se faire de manière chrétienne. Par la parole, chacun est appelé à être « prêtre, prophète et roi », sans pour autant nécessairement parler de Jésus dans ses interventions en public. Laurent Delvolvé engage tout un chacun à ne pas avoir peur de parler, à se livrer, à donner de soi-même, pour que s’opère une vraie rencontre avec l’autre.

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Il est assez inhabituel d’envisager une manière chrétienne de prendre la parole. Où transparaît le Christ dans l’exercice de la prise de parole ?

Une méthode chrétienne de prise de parole ne signifie pas qu’il faille annoncer le Christ à chacune de nos interventions publiques. Elle réside plutôt dans le don de soi le temps du discours, en vue de donner à voir ce que nous sommes et d’aller à la rencontre d’autrui. Par la parole, on se donne pour que s’opère une rencontre. Et plus la parole est un débordement de ce qu’il y a dans notre cœur, plus l’échange est intense avec la personne qui est en face de nous, que ce soit en public ou en tête à tête. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à parler à cœur ouvert, même dans le cadre professionnel, à prononcer une parole authentique. En tant qu’avocat, quand je plaide, je m’efforce de ne pas mentir, quand je prends une position, je m’engage sur cette position. Plus notre parole est vraie, plus on rejoint son auditoire, plus on accomplit sa mission. Enfin, par la parole, nous nous rendons davantage présents aux autres. Or le but du chrétien n’est-il pas d’être réellement présent à tous et en toutes circonstances ?

Il est important de faire preuve d’ouverture, d’empathie, d’envisager la prise de parole comme une chance. Chance de dire que l’on n’est pas d’accord, de donner un argument pour faire avancer le débat, de faire part d’une idée. Prendre la parole, c’est répondre à une intuition de l’intelligence du cœur, qui incite à parler plutôt que de s’autocensurer.

Vous écrivez dans votre livre : Le plus important n’est pas d’abord ce que j’ai à dire, mais les auditeurs. Cela signifie-t-il que vous adaptez votre discours selon l’assemblée ? Auquel cas ne serait-ce pas un manque d’authenticité ?

J’invite à adapter le discours, non pas sur le fond -on ne transige pas avec le fond-, mais sur la forme, sur la façon de le dire. L’important, on l’a dit, c’est qu’il y ait une rencontre. Or si j’arrive avec mes propres convictions que j’assène à une assemblée hostile, je vais droit dans le mur. Il faut soigner la manière avec laquelle on va présenter les choses. Il faut prendre en considération son auditoire, se demander : qui sont mes juges ? Qui sont mes adversaires ? Que vont-ils objecter ? Cela revient à résoudre la question : comment faire en sorte que ce que j’ai à dire soit reçu par mon auditoire, quel qu’il soit ? Et ne jamais perdre de vue qu’ils sont avant toute chose des personnes humaines, comme nous, et qu’au moment où je prends la parole, ils sont mon prochain dont je peux me faire plus proche, grâce à mes simples et pauvres mots. Cela ne donne-t-il pas envie d’essayer ?

D’après Mathilde de Robien sur le site Aleteia