Clés pour lire l’évangile de Luc

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile. Cette semaine, nous poursuivons la lecture continue de Luc : Lc 7, 36-8, 3.

29. Lequel des deux l’aimera davantage ?

Qui est cet homme qui va jusqu’à pardonner les péchés ? (Lc 7, 49).

« Survint une femme de la ville, une pécheresse. » (7, 37) Sans bouger, sans protester, sans se soucier des règles de pureté, Jésus se laisse approcher et même toucher par une fille de joie. Une impure, une hors-la-loi, une pécheresse publique. Ce comportement prouve à Simon que Jésus n’est pas ce qu’il prétend. Cet homme n’est pas un envoyé de Dieu. Sinon « il saurait qui est cette femme qui le touche et ce qu’elle est : une pécheresse. » (7, 39) Et il la chasserait, s’il est un homme de Dieu, car Dieu ne peut pas être l’ami des pécheurs.

Il y a un autre Dieu que celui de Simon. Celui que nous révèle le comportement de Jésus. Il ne rejette pas, il ne juge pas cette femme qui pleure. Il la laisse pleurer et embrasser ses pieds. Il laisse cette femme témoigner avec excès son amour. Il se laisse toucher. A la profusion de son amour répond la profusion du pardon. « Ses nombreux péchés sont pardonnés puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. » (7, 47)

Les pharisiens

« Le mouvement pharisien était un phénomène urbain, limité à Jérusalem. Les Pharisiens se recrutaient parmi les lettrés, les enseignants, les bureaucrates et les fonctionnaires. Ils jouissaient d’une grande popularité et étaient respectés pour leur savoir, admirés pour leur piété. Ils étaient des experts appréciés, capables de donner une réponse claire à des questions concernant les exigences de la Loi dans les domaines de la vie domestique : lois alimentaires, pureté rituelle des repas, qualité des produits agricoles. L’étude en commun et la discussion aident à éclairer la législation ; les Pharisiens passaient beaucoup de temps à débattre entre eux. » (J. MURPHY-O’CONNOR, Jésus et Paul, 2006) Ils aimaient se retrouver, notamment pour un repas entre eux car ils ne mangeaient qu’avec des gens soumis aux mêmes règles alimentaires. Cela nous permet de comprendre les liens entre Jésus, invité chez Simon, et les Pharisiens.

Abbé Marcel Villers

Clés pour lire l’évangile de Luc : 20. La femme libérée

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile. Cette semaine, Jn 8, 1-11 du 5ème dimanche du carême.

Femme, personne ne t’a condamnée ? Moi non plus, je ne te condamne pas. (Jn 8, 11)

La femme a fauté, elle doit mourir. Pour les légistes, elle est déjà morte, un cadavre. Mais cette femme est un pur prétexte. Il ne s’agit pas de prendre en considération son cas. Il s’agit de coincer Jésus.

Jésus lui donne la parole : « Femme, où sont-ils donc ? » (8,10). Elle est pour lui une personne. Il la reconnaît en tant que telle. Alors cette femme qui était morte, revient à la vie. Elle était prise au piège de la mort. Le Christ brise le cercle de ses adversaires et celui où pouvait encore l’enfermer sa conscience coupable. Brisant le cercle, Jésus ouvre devant elle le chemin d’une vie nouvelle : « Va et désormais ne pèche plus. » (8,11)

Mais pardonner est coûteux. Il y a un prix à payer. Les pharisiens tendaient un piège à Jésus. S’il pardonne, il s’oppose de fait à la Loi, et c’est lui alors qui mérite la mort. C’est le processus mortel que cherchaient à enclencher ses adversaires. « Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. » (8,6)

Adultère

« Sont adultères la femme mariée ou fiancée qui ne respecte pas ses engagements, l’homme qui trompe sa femme avec une femme mariée. Le Décalogue (Ex 20,14) condamne formellement l’adultère, et dans le cas de flagrant délit, les deux coupables sont mis à mort (Lv 20,10). Si c’est la femme qui est coupable, le mari peut se contenter de la répudier.

Le Nouveau Testament reprend la condamnation du crime d’adultère et même étend son  domaine puisque Jésus, après avoir cité le Décalogue, ajoute : « Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis l’adultère avec elle. » (Mt 5, 27-28) Pourtant face à une femme adultère qu’on s’apprête à lapider, Jésus défie scribes et pharisiens : « Moi non plus, je ne te condamne pas. » (Jn 8, 2-11). » (Dictionnaire culturel de la Bible, 1990)

Abbé Marcel Villers

Noël : des cadeaux formidables à offrir !

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Le site Aleteia nous propose une liste de super cadeaux,
faciles à préparer et que nous pouvons offrir dès maintenant,
sans avoir besoin d’attendre la nuit de Noël !

Ce sont des cadeaux qui ne passeront jamais de mode, qui durent très longtemps, qui n’ont pas besoin de ticket de caisse pour un éventuel échange et qui garantissent un beau sourire sur les lèvres de ceux qui les reçoivent…

Offrir un peu de temps
Un cadeau sans aucun doute très précieux car le temps offert ne reviendra pas. Chaque minute investie pour quelqu’un est un trésor donné sans retour.

Accorder son pardon
Dénouer tous les nœuds que nous avons au fond du cœur, pardonner concrètement, physiquement, en renouant avec celui que nous avons eu le courage de pardonner. Pas la peine de l’appeler et de lui dire que vous l’avez pardonné. Allez vers lui tout simplement, montrez-vous en empathie avec lui, attentif et miséricordieux.

S’ouvrir pour apprendre de l’autre
Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes (Philippiens 2, 3). Notre prochain cache un trésor au fond de lui. Laissons nos cœurs s’ouvrir, quittons nos préjugés. Valoriser son prochain est un magnifique cadeau.

Écouter en silence
Évitons de terminer les phrases, d’analyser et de juger ce que nous entendons. Offrons notre humble silence. Notre écoute est un don aussi précieux que rare, notre écoute est une marque d’amour.

Offrir un regard attentif, attentionné
Notre regard doit former un tout harmonieux avec notre esprit et notre cœur. Or, nous nous surprenons parfois à regarder quelqu’un, alors qu’en fait nous pensons à autre chose : résoudre un problème, planifier une journée.

Faire une bonne blague. L’humour adoucit la vie
Ce cadeau demande une préparation spéciale : d’abord il nous faut apprendre une ou deux histoires sympas. Le sourire est un super cadeau, arriver avec une phrase joyeuse, une anecdote ou une jolie histoire, plaît toujours. La joie de nous savoir aimés de Dieu est la joie que nous devons partager autour de nous.

Donner aux autres l’envie de donner
Offrir sa solidarité à ceux qui ont besoin de notre aide est toujours une bonne idée, mais donner aux autres l’envie d’être solidaires est beaucoup mieux. Tâchons de rallier le plus de gens possible à notre cause. Pas besoin de regarder très loin pour trouver quelqu’un qui a besoin de notre solidarité.

Penser à celui qui viendra après nous
dans les toilettes publiques, au supermarché, en remettant le chariot dans les espaces prévus, en jetant  nos chewing-gums dans la poubelle. Nous sommes aussi les prochains de quelqu’un …

Offrir une amitié désintéressée. Avoir le courage de faire connaissance
Le simple fait d’offrir notre amitié à quelqu’un que nous n’aurions jamais pensé côtoyer un jour est un immense cadeau.

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