Poster de Carême 2015 : L’arbre de Vie

 2015E&F-Poster

Pour accompagner sa campagne de Carême,
Entraide et Fraternité nous propose le poster que vous voyez ci-dessus

Pour expliquer cette illustration, qui se trouve également dans Semence d’Espérance des mois de mars et avril, vous pouvez télécharger le document pdf de deux pages (poster et explication) : 2015EF-Poster.

Quelques mots introductifs : Clés de lecture (du poster)

Cette oeuvre, réalisée par Jacques Chéry, artiste haïtien, situe la vie du peuple haïtien aujourd’hui dans la longue marche du peuple de Dieu vers sa libération.

Quand l’artiste l’a réalisée, Haïti vivait sous un régime de dictature. Aujourd’hui, la situation politique a changé, mais l’oeuvre reste très actuelle pour Haïti et pour beaucoup d’autres pays dans le monde.

Les couleurs chaudes et lumineuses qui illustrent la vie et l’histoire d’Haïti font jaillir le sens évangélique et biblique, un peu comme la lumière à travers les vitraux de nos églises.

En proposant cet outil, Entraide et Fraternité veut donner visage et voix, non seulement au peuple d’Haïti, mais aussi à tous ceux qui, dans le monde, sont en quête de justice.

www.entraide.be

Carême 2015 : Où est ton frère ? – Avec Entraide et Fraternité

Entraide

Nommez Joachim
ambassadeur de la lutte contre la faim en Haïti !

Alors qu’Haïti crie famine, la campagne du Carême de Partage d’Entraide et Fraternité braque ses projecteurs sur ce pays. Pendant 40 jours, Entraide et Fraternité vous invite à prier, partager et se mobiliser pour soutenir les paysans haïtiens qui luttent contre la faim. Cette année, la campagne permet d’appuyer de nombreuses associations d’Haïti et d’autres pays du sud qui soutiennent l’agriculture familiale et vous propose de nommer Joachim ambassadeur contre la faim en Haïti.

Le Carême, c’est avant tout un temps pour cheminer vers la Joie de Pâques. Sur ce chemin, nous croisons le regard de nos sœurs et de nos frères en humanité. Comme le souligne le pape François dans son Message pour le Carême 2015 : Le Carême est un temps propice pour montrer cet intérêt envers l’autre par un signe, même petit, mais concret, de notre participation à notre humanité commune.

En Haïti, les paysans doivent lutter pour que l’agriculture paysanne soit reconnue. « Pas assez rentable », « mal organisée », s’entendent-ils dire. Pourtant, chaque jour les mouvements paysans démontrent que des marchés locaux se développent, que la production alimentaire augmente grâce à des techniques agro-écologiques simples et peu coûteuses, que des petites initiatives d’économie solidaires sont viables et que les campagnes se repeuplent.

Joachim Sanon, paysan haïtien, incarne, au sein de l’association VEDEK, la formidable capacité de résistance de la paysannerie haïtienne, son sens de l’initiative et de la solidarité, sa créativité et son courage contre toutes les formes d’oppression politique et économique. À l’appel du Pape François, voyons en Joachim notre frère en humanité.

Signez l’affiche !

Soyons nombreux à faire un signe concret pour soutenir Joachim. Nommez-le ambassadeur de la lutte contre la faim en Haïti afin d’affirmer, avec lui, que l’agriculture paysanne peut être rentable et lutter efficacement contre la faim. Signez l’affiche à l’église ou sur www.luttecontrelafaim.org avant le 10 avril. Entraide et Fraternité transmettra la candidature de Joachim comme ambassadeur de la lutte contre la faim en Haïti auprès de M. Alexander De Croo, Ministre de la Coopération au développement.

Les collectes

Temps fort du Carême de Partage, grand mouvement de solidarité d’Église, les collectes au profit d’Entraide et Fraternité auront lieu les 14-15 mars et 28-29 mars 2015.
Vous pouvez aussi verser votre don directement sur le compte BE68 0000 0000 3434 d’Entraide et Fraternité (attestation fiscale pour tout don de 40 € minimum par an).

Grâce à votre engagement et votre solidarité lors du Carême de Partage en paroisse, des milliers de paysans touchés par la faim en Haïti prendront part à la fête de la Résurrection du Christ.

Plus d’informations sur www.entraide.be ou sur la page Facebook d’Entraide et Fraternité.

 

Des nouvelles de Goiás ! – Carême 2014

EntraideCher(e)s ami(e)s de l’Unité pastorale de Theux,

Il n’est jamais trop tard : voici de bonnes nouvelles de Goiás, un petit coin du Brésil. Vous vous souvenez ! durant le Carême 2014, vous avez soutenu d’une façon ou d’une autre des projets Entraide et Fraternité venant en aide aux paysans sans terre.

Encore merci pour eux !

Une aide et une lutte qui paient ! 

Guy et Anne-Marie Grodent (= les témoins venus présenter le projet lors de la célébration à Theux, le dimanche 30 mars dernier)

DES NOUVELLES DU BRESIL

Durant le Carême 2014, à quelques mois du Mondial, nous recevions, en Belgique, notre seleçao brésilienne emmenée par Mgr Eugène Rixen, évêque de Goiás. On peut dire qu’elle nous a beaucoup moins déçus que son homonyme footballistique. C’est d’autant plus vrai que les « coriaces » paysans viennent encore de marquer quelques jolis buts dans leur match contre les tout-puissants « voraces », soutenus par le lobby agro-industriel. Compte-rendu de la seconde mi-temps.

A tout seigneur, tout honneur : Dom Eugenio, de retour dans son pays de cœur, a été fait citoyen d’honneur de la ville de Goiás, le 23 mai 2014. Une magnifique reconnaissance de la part de sa ville d’adoption pour un homme qui aura consacré plus de 35 années de sa vie à tenter de rendre leur dignité aux plus petits et aux plus fragiles, et qui déclarera humblement : Je reçois cet hommage au nom de tout le peuple de Goiás !

Une distinction de plus pour Mgr Rixen

Quelque temps après cette distinction honorifique plus que méritée, c’était au tour de l’ambassadeur de Belgique au Brésil, M. Jozef Smets, de témoigner de la reconnaissance pour le travail du prêtre belge et de toute l’équipe de son diocèse, en venant sur place se rendre compte des projets en cours. Cette visite faisait suite aux Journée Mondiales de la Jeunesse 2014 et à l’enthousiasme d’une centaine de jeunes belges qui avaient séjourné dans le diocèse de Goiás pour un temps de service social.  M. Smets a pu découvrir, « sur le terrain », les différents projets menés par la Commission pastorale de la terre (CPT), soutenus par Entraide et Fraternité.

Passant par un accampamento défendu par la CPT, il a pu mieux comprendre l’ampleur de la tâche à accomplir encore pour faire triompher la justice sociale dans les campagnes brésiliennes. Cette visite belgo-belge aura aussi été l’occasion de décerner une distinction de plus à l’évêque originaire de La Calamine, la médaille de l’Ordre de Léopold.

Des titres de propriété !

Connaissant bien la personne, on peut pourtant aisément imaginer que la plus belle des récompenses pour Mgr Rixen, sa Coupe du monde à lui, aura été d’apprendre que les paysans sans terre de l’accampamento Sao José de Descanso ont enfin obtenu leurs titres officiels de propriété.

Parmi eux, Leticia qui faisait partie des invités de la dernière campagne de Carême (Namur-Luxembourg) se réjouit bien évidemment de pouvoir enfin se sentir « chez elle » et de toucher de ses mains ce bout de papier, porteur de tant d’espoirs, aboutissement de huit longues années de lutte durant lesquelles, en tant que porte-parole de sa communauté, elle est passée par toute la palette des émotions. Pourtant, aussitôt remise de cette joie intense, Leticia nous annonçait déjà que cette victoire ne marquait en rien la fin de son engagement, mais au contraire décuplait ses forces et sa motivation pour de nouvelles luttes aux côtés des communautés et de la CPT.

Cette lutte menée par les paysans de la région de Goiás a également vu de nouveaux succès du côté de la COOPAR, la coopérative  basée à l’assentamento Serra Dourada, qui fournit en fruits et légumes la quasi-totalité des magasins de la ville. Grâce au programme financé par Entraide et Fraternité, la COOPAR a encore augmenté sa production et le nombre de ses membres. En effet, 330 nouvelles familles ont installé des jardins potagers et plus de 40 000 arbres fruitiers (mangues, papayes, goyaves…) ont été plantés ! Ces initiatives ont permis de diversifier l’alimentation et d’augmenter les revenus des paysans de 20% en moyenne. Il y a quelque temps encore, ils subsistaient à la limite de la malnutrition.

François Letocart

Traduction du message de Leticia Garces de Souza :

Salut à tous, je suis très heureuse parce que la conquête de la terre, en particulier de ma terre, fut un bonheur très grand. Nous nous habituons à notre nouvelle vie, nous avons encore beaucoup à faire, beaucoup de travail qui doit être fait, mais je suis très heureuse. Je vous remercie de vous avoir connus et j’ai appris que la vie est beaucoup plus vaste, que le monde est plus grand que mon monde à moi qui avant était restreint à mes problèmes. Maintenant je comprends que tous, d’une certaine façon, sont liés. Le vrai sens, c’est que nous sommes tous frères. Je vais faire une vidéo pour montrer comment est ma terre. Et je serai très heureux avec votre visite dans ma maison. Bisous et bonheur à tous.

Réflexion sur Charlie-Hebdo : suite !

Y a-t-il un avant et un après 7 janvier 2015 ?

Comme beaucoup d’entre vous, depuis le 7 janvier, Marie-Claire et moi avons beaucoup écouté, regardé, lu, échangé entre nous, entre amis et en équipe de foyers.

La meilleure manière de vous partager notre avis est de vous donner deux références de réflexions parmi toutes celles qui ont guidé la nôtre.

1) Dans une interview, Jamel Debbouze a magnifiquement exprimé les sentiments qui doivent animer la majorité des musulmans, notamment et surtout ceux qui vivent en Europe. Nous aurions voulu que vous puissiez écouter cet(te) interview via le lien https://www.facebook.com/JamelDebbouzeOfficiel?pnref=story, mais il n’y a pas moyen de l’ouvrir :-(. Jean-Lou l’a partagé(e) via sa page Facebook ; essayez de l’y trouver. Nous pouvons vous donner une idée du contenu des paroles de Jamel par l’article ci-dessous, mais nous ne pourrons pas vous en faire sentir toute l’intensité de ses convictions, de son émotion, de son “parler-vrai”.

Jamel Debbouze s’est confié à Sept à Huit.

Le mari de Melissa Theuriau revient dans cette interview sur les jours qui ont suivi les attentats, notamment celui à Charlie Hebdo qui s’est déroulé le mercredi 7 janvier. L’acteur avoue avoir été profondément choqué par les actes perpétrés par les frères Kouachi. Je n’ai pas su réagir, je n’ai pas réussi à penser, j’étais sonné, explique-t-il au micro de Thierry Demaizière dans le dernier numéro de Sept à Huit. Jamel Debbouze évoque également la Marche Républicaine à laquelle il a assisté comme de nombreuses stars et personnes anonymes. Je n’avais jamais vécu ça confie-t-il avant de poursuivre : Voir toute cette foule marchant dans la même direction, ça m’a rassuré sur la France. Son seul regret ? L’absence de nombreux musulmans dans le cortège. L’occasion pour lui de s’adresser directement aux jeunes des quartiers : Ils n’ont rien à voir avec les assassins, ils n’ont pas à se justifier, ils doivent être fier de leur identité et de ce qu’ils sont.

Interrogé sur les caricatures de Mahomet publiées à plusieurs reprises dans Charlie-Hebdo dont dans la dernière édition du journal, Jamel Debbouze explique : Je suis mal à l’aise avec le blasphème, mais ce n’est pas pour autant que je ne condamne pas ce qui s’est passé. On ne peut pas insulter, agresser ou tuer parce qu’on n’est pas d’accord avec l’autre. Et d’ajouter : On ne tue pas au nom de Dieu. Le terrorisme n’a pas de religion. La religion, c’est l’amour, la paix et la tolérance.

Quant au futur, Jamel Debbouze espère que ces drames n’auront pas eu lieu en vain. On ne doit pas oublier, explique-t-il. Il ne faut plus jamais ça, cette terreur, il faut condamner ce qu’il s’est passé tous ensemble. On ne peut pas faire comme si ça n’avait pas eu lieu, ajoute l’acteur.

Et de conclure avec cette phrase poignante : La France, c’est ma mère, on ne touche pas à ma mère.

2) En outre, il est indispensable de se pencher sur toutes les causes de ces attentats commis ou projetés par une toute toute petite frange de la population européenne, française ou belge en l’occurrence. L’analyse qui nous a le plus éclairés à ce sujet est celle que vient de sortir la cellule Education de Vivre Ensemble, analyse découverte lors de la réunion de préparation de la campagne du Carême de partage, Vivre ensemble après la tragédie du Charlie-Hebdohttp://www.vivre-ensemble.be/IMG/pdf/2015-01-charlie.pdf

Nous n’en écrirons pas plus ; nous vous invitons à vous imprégner de ce qui précède et à le partager : il y aura, nous en sommes vraiment sûrs, un  après-7-janvier-2015.

Jean-Louis et Marie-Claire Dumoulin