Le Pain de Vie, signe de miséricorde

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Homélie de l’abbé Jean-Marc Ista
pour le 19ème dimanche du temps ordinaire,
Theux, le 9 août 2015

1ère lecture : 1 Rois 19,4-8 + Psaume 33 + 2ème lecture : Éphésiens 4,30- 5,2
+ Évangile : Jean 6,41-51

Miséricorde… Bienveillance

Dans les textes bibliques de ce dimanche, il y a un FIL ROUGE qui conditionne tout. C’est la miséricorde. Ce mot n’est pas prononcé directement. Mais la miséricorde fait partie de la nature même de Dieu. La première lecture nous parle du prophète Élie qui n’en peut plus d’être poursuivi par l’hostilité de la reine Jézabel. En fuyant dans le désert, il pense échapper à cette femme.

Mais pourrait-il échapper à sa mission de prophète. À quoi bon tant de zèle ? À quoi bon lutter à contre-courant ? Épuisé par tout ce qui lui arrive et plus seul que jamais, il en vient à demander la mort : Seigneur, c’en est trop ! Reprends ma vie. Loin des hommes, il pourra s’endormir et mourir tranquillement.

En cela, il nous représente lorsque la vie se fait trop lourde à porter , la désespérance ou la dépression (qui n’existait pas à l’époque) nous guette. Nous nous retrouvons au fond du trou encore plus bas que nous ne l’aurions imaginé. Alors survient le désir de mort pour avoir la paix…

Toutefois, voici Dieu qui s’approche : il ne fait pas de reproche à Élie. Il laisse bien dormir son serviteur. Puis il lui sert un repas : Lève-toi et mange. Lire la suite « Le Pain de Vie, signe de miséricorde »

Le Christ est ressuscité, alléluia !

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Jésus est ressuscité, c’est une espérance pour toi, tu n’es plus sous la domination du péché, du mal. L’amour a vaincu, la miséricorde a vaincu ! La miséricorde de Dieu l’emporte toujours !

Demandons à Jésus ressuscité, qui transforme la mort en vie, de changer la haine en amour, la vengeance en pardon, la guerre en paix. Oui, le Christ est notre paix, et, par lui, implorons la paix pour le monde entier.

Pape François, 31 mars 2013

Ci-dessous, méditation pour ce jour de Pâques, rédigée par l’évêque d’Oran (Algérie), Mgr Jean-Paul Vesco, dominicain, parue sur le site du Carême dans la ville (site que nous vous recommandons chaleureusement !)

Fermez les yeux et écoutez.

La ville de Jérusalem encore endormie. Deux hommes courent à perdre haleine. Bruit de leurs sandales sur les pavés des ruelles. Dans leur tête résonnent les paroles de Marie-Madeleine : On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis.

Ces deux hommes courent comme des fous, le plus jeune ne prenant pas la peine d’attendre le plus ancien même si, une fois arrivé au tombeau, il n’ose pas entrer le premier. 

Ce matin-là, leur cœur à tous deux aurait pu exploser. Pas seulement en raison de leur course effrénée, mais en raison de ce sentiment indescriptible, de cette joie indicible, sans mots possibles : alors c’était peut-être bien vrai ce que Jésus n’avait cessé d’annoncer, qu’il ressusciterait au troisième jour.

Alors l’horreur de la crucifixion n’était peut-être qu’un cauchemar qui avait, un moment, eu raison de leurs rêves les plus fous.

Dans leur cœur, c’est quelque chose comme la joie de la fiancée à qui on apprend que son fiancé est de retour de la guerre, sain et sauf, mais qui n’ose encore y croire aussi longtemps qu’elle ne se sera pas jetée dans ses bras. C’est la joie de parents à qui on apprend que l’enfant qu’ils croyaient condamné par la maladie, enseveli sous les décombres d’un bombardement à Gaza ou ailleurs, est sauvé, mais qui n’osent encore y croire tant qu’ils ne l’auront pas couvert de baisers et vu sourire.

C’est cette joie-là, la joie des deux disciples et de Marie-Madeleine en ce matin de Pâques. C’est cette joie-là, la joie de l’Évangile, pas moins folle, pas moins vraie, pas moins incarnée. C’est cette joie-là, la joie de Pâques aujourd’hui : Le Christ est ressuscité !

Arrivés au tombeau, il n’y a rien à voir si ce n’est ce troublant sentiment de paix. Nulle trace de violence ou de désordre. Seulement la douceur du réveil de Celui qui s’est levé d’entre les morts. Quelque chose comme cette douceur si particulière de la chambre d’un enfant, au matin, tout étonné d’ouvrir des yeux encore ensommeillés sous le regard plein d’amour de sa mère.

Les deux disciples n’ont rien appris de nouveau au bout de leur course folle. Ils sont comme nous finalement, ils n’ont aucune preuve, mais ils savent.

Passés ces premiers instants, leur vie n’en sera pas immédiatement changée, et Pierre retournera pêcher sur le lac de Galilée. Il faudra d’autres rencontres avec le Ressuscité pour que sa vie, définitivement, bascule.

Nous aussi, il nous faudra aller de Pâques en Pâques, de passage en passage, pour que notre vie bascule. Mais aujourd’hui, vivons la joie de cet instant.

Bonne fête de Pâques, le Christ est vraiment ressuscité !

Jean-Paul Vesco, op,
évêque d’Oran

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Avec l’Église, chantons la joie de Pâques, par exemple avec la séquence Victimae Paschali Laudes, tirée du répertoire grégorien ; dans cette version monastique, classique, ce sont des images des mosaïques de la basilique Saint-Marc de Venise qui défilent sous nos yeux, véritable catéchèse de la résurrection…

Alléluia ! Le Christ est ressuscité !

P.S. Merci à Jean-François Kieffer !

Jeudi saint, fête de l’Eucharistie, fête des prêtres et des fidèles !

En ce jour où le Christ se donna à ses apôtres dans le lavement des pieds et dans l’Eucharistie, laissons-nous emporter par la miséricorde de Dieu, dont ces deux signes sont l’expression vivante !

Chers frères et sœurs, laissons-nous envelopper par la miséricorde de Dieu; comptons sur sa patience qui nous donne toujours du temps; ayons le courage de retourner dans sa maison, de demeurer dans les blessures de son amour, en nous laissant aimer par lui, de rencontrer sa miséricorde dans les sacrements.

Nous éprouverons sa tendresse, si belle, nous sentirons qu’il nous embrasse et nous serons nous aussi plus capables de miséricorde, de patience, de pardon, d’amour.

Pape François,
homélie en la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome, le 7 avril 2013

Belle et sainte fête à nos pasteurs !

Belle fête à vous qui cherchez et partagez la miséricorde de Dieu !

 

Si donc moi, le Seigneur et le Maître,
je vous ai lavé les pieds, vous aussi,
vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C’est un exemple que je vous ai donné
afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

(Jn 13, 15)

P.S. Merci à Jean-François Kieffer !