« Vous trouverez un enfant… »

Le 24 décembre dernier, l’abbé Marcel Villers a célébré la veillée de Noël à Jehanster, à 17h30, puis il est monté de l’autre côté de l’Unité pastorale, pour célébrer la messe de minuit à La Reid…

Photos à Jehanster, homélie et photos à La Reid !

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Noël 2014 – Jehanster et La Reid
Texte inspiré par l’homélie du Pape François à Bethléem le 25 mai 2014

Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.

Qui d’entre nous peut rester insensible devant un enfant qui vient de naître ?
Qui d’entre nous ne s’est pas retrouvé bouleversé devant un enfant ?
Car l’enfant, c’est l’innocence, la fragilité.

À Noël, Dieu vient à nous comme l’enfant qui vient de naître. La première image de lui-même que Dieu a voulu donner aux hommes, c’est celle d’un bébé dans une mangeoire. L’enfant Jésus est le signe donné par Dieu.

L’ange vient de nous prévenir : Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant.

Oui, les enfants sont un signe.

Signe d’espérance, signe de vie, mais aussi, comme disait le Pape François à Bethléem, signe diagnostic, pour comprendre l’état de santé d’une famille, d’une société, du monde entier. Quand les enfants sont accueillis, aimés, défendus, protégés dans leurs droits, la famille est saine, la société est meilleure, le monde est plus humain.

En ce temps de Noël, les Anges nous répètent : Voici le signe qui vous est donné, cherchez l’enfant…

L’enfant, les enfants, qu’en avons-nous fait, qu’en faisons-nous ?

Nous pensons tous que l’enfant est devenu roi dans notre société.
Roi à l’école, où il est au centre de toutes les attentions.
Roi dans la rue, où les marques rivalisent de combines séductrices pour l’inciter à acheter, consommer, réclamer, exiger.
Roi surtout dans la famille, Petit Prince d’un couple parental qui l’a longuement attendu, ardemment espéré, pieusement rêvé et qui veut son bonheur à tous prix,

Enfant-roi ou tyran ?  Enfant choyé ou gâté ?

Notre société célèbre l’enfant-roi, mais, en même temps, nous installons des boîtes à bébé. Savez-vous ce que sont les « boîtes à bébé » ? Ce sont des espèces de grandes boîtes aux lettres, creusées dans le mur d’un hôpital, une sorte de tiroir qu’il suffit de tirer pour y déposer un nouveau-né que la mère ne veut ou ne peut prendre en charge. Une alarme se déclenche alors. Il faut deux à trois minutes aux infirmières pour récupérer le bébé, un laps de temps suffisant pour que la mère puisse s’éloigner sans être vue.

On connaît saint Vincent de Paul qui, au siècle de Louis XIII, prend en main l’œuvre des enfants trouvés. À l’époque, chaque année, 300 enfants sont abandonnés dans les rues de Paris. Beaucoup mouraient faute de nourriture et de soins ou étaient vendus. Les enfants abandonnés, ce n’est pas hier, au XVIIème siècle, mais aujourd’hui. Et en Europe. Et en Belgique. Vous avez dit : enfant-roi ?

Dans notre monde qui a développé les technologies les plus sophistiquées, il y a encore de nombreux enfants qui sont abandonnés, rejetés. Et saint Vincent de Paul est toujours nécessaire. De nombreux enfants sont exploités, maltraités, réfugiés, parfois noyés dans les mers, spécialement dans les eaux de la Méditerranée. De tout cela, disait le Pape, nous avons honte aujourd’hui devant Dieu, ce Dieu qui s’est fait Enfant.

Voici le signe qui nous est donné : vous trouverez un enfant…

Ce soir, ces jours-ci, prenons le temps de contempler la crèche en nous demandant : qui sommes-nous devant l’Enfant Jésus ? Qui sommes-nous devant les enfants d’aujourd’hui ?

Sommes-nous comme Marie et Joseph, qui accueillent Jésus et en prennent soin avec amour maternel et paternel ? Ou bien sommes-nous comme Hérode, qui veut l’éliminer ? Sommes-nous comme les bergers, qui vont, en hâte, l’adorer ?

Voici le signe qui nous est donné : un enfant. Puisse-t-il nous guider tout au long de l’année nouvelle ! Et surtout, souvenez-vous : Il n’y avait pas de place pour lui dans la salle commune. En trouvera-t-il une dans notre cœur, notre vie ?

Abbé Marcel Villers

Merci à l’abbé Villers, aux chorales, aux décorateurs, aux conteurs, aux participants pour ces belles célébrations, remplies de foi et de joie !

P.S. A Jehanster, un conte joué par les enfants a précédé la célébration elle-même : pour en voir les photos et en lire le texte, cliquez ici !

P.S. 2 A La Reid, un autre conte a été lu, entrecoupé de chants : pour en lire le texte, cliquez ici : Conte de Noël – La Reid 2014 !

Saint-Augustin à Juslenville : la fête continue avec le repas !

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La salle du Cercle Saint-Augustin était bien remplie pour l’apéro… et elle l’était encore pour le repas « pâtes » qui a suivi !

Certains travaillaient beaucoup, à la cuisine et au bar, d’autres profitaient de ce moment convivial et détendu : merci à ceux qui étaient au four et au moulin…

Une centaine de personnes avaient été alléchées par la proposition d’un buffet de pâtes chaudes, elles n’ont pas été déçues : un bon exemple, notre curé, l’abbé Jean-Marc Ista 🙂 !

Les gens heureux n’ont pas d’histoire : quelle joie, les photos parlent pour eux !

Saint-Augustin à Juslenville : un apéro haut en couleurs et plein de talent !

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L’apéritif qui suit la messe de la Saint-Augustin, offert au Cercle Saint-Augustin, à Juslenville, est toujours un régal pour les yeux et le goût : celui de 2014 n’a pas failli à la tradition !

Et attention… tant que M. le Curé n’a pas admiré l’ensemble, interdiction de toucher, seuls les yeux sont autorisés 🙂 !

Bravo pour tant d’imagination mise au service de la communauté !

Merci à celles et ceux qui réalisent
ce si beau travail pour la plus grande joie de tous !
 

Suite des « 24h en UP » à Mehagne : samedi

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Après une bonne nuit et un petit déjeuner solide-pour-se-mettre-en-forme, journée dense de (en vrac) : prière – rencontre – partage – action de grâces – pardon – apéro – gâteaux – émotions – découverte !

Ce samedi matin, temps de louange pour bien commencer la journée, suivi d’un enseignement par notre curé, l’abbé Jean-Marc Ista, sur la joie dans l’évangile (et dans la Bible), sur base de trois paraboles successives, racontées par saint Luc au chapitre 15 : la brebis perdue, la drachme perdue et le père et ses deux fils (plus souvent appelée la parabole du fils prodigue).  Relecture parfois inattendue, avec un détour par l’histoire de Caïn et Abel, de ces paraboles où l’amour de Dieu se révèle si explicitement.

« Digestion » de l’enseignement, en silence, chacun choisissant le lieu qui lui convenait pour s’isoler. Puis temps d’échange en petits groupes, pour partager -sans discuter toutefois- les points qui nous paraissaient importants.

Nous avons ensuite rejoint la communauté du Chemin Neuf pour l’Eucharistie, célébrée par le père Henri Mortiaux, sj, membre de la communauté, et concélébrée par notre curé.

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