Massacre des innocents – Janvier 2025

Chaque mois, au long de l’année liturgique, nous vous proposons une reproduction d’une œuvre d’art qui invite à la méditation, à la prière et enrichit le sens de la liturgie célébrée durant la période.

Cette image est affichée à l’église de Theux dans la chapelle du Saint-Sacrement.

Abbé Marcel Villers

♠♠♠♠♠

Ô ma sœur Rachel que de fois

Nous avons entendu ta voix

S’élever comme au temps d’Hérode

Sur tes enfants morts dans Rama.

Car tel Hérode les tyrans

En viennent toujours au massacre

Mais Dieu règne. Ces innocents

Qui souffrent sa mort en image

Reçoivent de lui en partage

Sa croix et son couronnement.

(Pierre EMMANUEL, Évangéliaire)

♠♠♠♠♠

En 1627-1628, Nicolas Poussin (1594-1665) décroche la commande du marquis Vincenzo Giustiniani pour le décor de son palais romain. Le choix du thème est lié à un événement douloureux : en 1564, vingt jeunes gens de la famille Giustiniani avaient été enlevés, convertis de force et, pour certains, tués par les Ottomans. Le tableau de Poussin réduit la scène du massacre à un gros plan saisissant par l’énergie déchaînée du bourreau, le bébé plaqué au sol, le masque tragique de la mère et son bras lancé qui accompagne visuellement son cri. On notera un détail très discret mais important : le bébé porte une entaille au flanc droit, par où s’échappe un filet de sang, exactement comme le Christ sur la croix. Façon de dire que persécuter un innocent revient à rouvrir les plaies du Christ.

♠♠♠♠♠

SOURCES : 118. TRIPLE IMMERSION

SOURCES

En ce début d’année, la liturgie dominicale nous fait découvrir les premiers faits et gestes de Jésus. Invitation à nous remémorer nos premiers pas à sa suite, lui le chemin et la vie. Méditons sur le premier moment, notre baptême, fondement et entrée dans l’existence chrétienne.

                Triple immersion

« Dans l’eau se dissolvent les indurations de l’âme,
les callosités du cœur.
L’ homme devient à nouveau ductile
et reçoit une forme de lumière
que symbolise le vêtement blanc
dont on le revêt quand il émerge
symbole de son corps de gloire.

La triple immersion signifie
d’une part, les trois jours passés
par le Christ au tombeau,
un tombeau que sa résurrection a transformé,
dit la liturgie pascale, en chambre nuptiale.

Car le baptême reprend, actualise
le vendredi et le samedi saints
pour culminer à Pâques.
C’est pour quoi, c’est dans la nuit de Pâques
que l’Église confère, de préférence, le baptême.
L’eau mortelle devient matricielle
par cette identification au tombeau vide.

La triple immersion célèbre, d’autre part,
les Trois Personnes de la Trinité
au nom desquelles est donné le baptême.
Le nom signifie la présence.
Le baptême qui se fait en Christ
et permet de recevoir l’Esprit,
nous introduit dans la maison du Père.
Il nous confère un mode d’existence trinitaire. »

Olivier CLÉMENT, Sources. Les mystiques chrétiens des origines, 1982.

OLIVIER CLÉMENT (1921-2009). Originaire du sud de la France, jeune professeur de lettres, il se convertit à la foi chrétienne et, à trente ans, reçoit le baptême dans l’Église Orthodoxe. Il se familiarise avec la pensée spirituelle et théologique russe en France dont le cœur est l’Institut de théologie Saint-Serge de Paris où il enseignera par la suite.

CLÉS POUR LIRE JEAN : 9. ILS N’ONT PLUS DE VIN

Clés pour lire l’évangile de Jean

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Jean. En ce début d’année, le premier signe de Jésus : Jn 2, 1-11.         

Des noces à Cana.
Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui. (Jn 2,11)

A Cana, l’Évangile s’ouvre : il est Bonne nouvelle pour tous, pour l’univers entier à qui les disciples le porteront. Puisez et portez-en à tous les peuples, nous commande Jésus. Alors ils goûteront l’eau changée en vin. Et ils s’étonneront : d’où vient ce vin ? Jésus est le bon vin que Dieu a gardé jusqu’à maintenant. Comme aucun vin connu, avec luxe et largesse, il comble le désir de joie et de vivre de tout homme.

Cana est, en quelque sorte, le paradigme de toute la vie et de la mission de Jésus. Avec Jésus est venue l’Heure où Dieu se donne sans mesure à tous les hommes comme le vin est dispensé luxueusement à Cana. Avec Jésus, l’espérance triomphe de la tristesse, la vie jaillit de la mort, la défaite se transforme en victoire, l’eau est changée en vin. C’est tout le mystère pascal qui est annoncé à Cana.

Le commencement des signes (Jn 2,11)
On considère l’évangile de Jean comme le livre des signes. « Ces signes sont au nombre de six : le changement de l’eau en vin aux noces de Cana (chapitre 2), la guérison du fils de l’officier royal (chapitre 4), celle de l’infirme à la piscine de Bethesda (chapitre 5), la multiplication des pains (chapitre 6), la guérison de l’aveugle-né (chapitre 9), la résurrection de Lazare (chapitre 11). A cette série s’ajoute le signe par excellence annoncé tout de suite après le miracle de Cana : la destruction et le relèvement du Temple (chapitre 2), figure de la mort et de la résurrection du corps de Jésus. Comme la suite des sept jours avait rythmé le récit de la création (Gn 1), les sept signes évoqués rythment les récits de la révélation apportée par Jésus-Christ. » (François GENUYT, L’économie des signes, 1992)

Abbé Marcel Villers

Fête de Notre-Dame de Banneux, le 15 janvier

Ce mercredi 15 janvier verra le 92ème anniversaire de la première apparition de Marie à Mariette Beco : cette date a été choisie comme fête liturgique de la Vierge des Pauvres, Notre-Dame de Banneux. 

Soyez spécialement les bienvenus à la méditation du chapelet, le mercredi 15 janvier à 19h : la première partie aura lieu à la chapelle du Saint-Sacrement ; ensuite, une procession nous mènera jusqu’à la Source, où nous prierons aux intentions du Pape, avec l’association Pro Petri Sede, et nous chanterons le Salve Regina. Les prêtres présents nous donneront la bénédiction pour clôturer la célébration.

Vous trouverez ci-dessous le programme des célébrations liées aux anniversaires des 8 apparitions.