La chronique du 22 novembre 2020 de notre Curé

Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?

Si certains de nos contemporains s’inquiètent de ce que seront leurs fêtes de fin d’année, nous, chrétiens, sommes plongés comme à Pâques dans la sobriété contrainte et le jeûne forcé. La célébration du Christ-Roi est un peu notre « réveillon » et le premier dimanche de l’Avent, notre « nouvel an ». Or pas de rassemblement en Église possible…Cependant soyons en sûrs comme le dit l’Écriture : « les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées ».

La fête de la Toussaint nous avait conduits sur la montagne des Béatitudes, d’ordinaire la fête du Christ-Roi nous amène sur le Golgotha avec la scène de Jésus crucifié avec les deux larrons. (Lc 23.33-43). L’Évangile de ce dimanche nous fait entrevoir le sommet de l’Histoire sainte avec l’épisode du jugement dernier en Mt 25. Il y a là un fil rouge : celui du salut. Fil qui s’est attaché au mont Horeb par le don de la Loi. Le Dieu qui libère des esclavages n’abandonne jamais son peuple et lui offre les moyens de grandir en vie et en liberté. « Je t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. » « Les 10 paroles s’initient par la promesse tenue » commente Véronique Margron, dominicaine et théologienne. « Dix paroles gravées dans la pierre pour être transmises de génération en génération afin d’offrir la vie et de ne plus se perdre dans d’autres terres de soumission. » Lire la suite « La chronique du 22 novembre 2020 de notre Curé »

Mois extraordinaire des missions

OCTOBRE 2019 :
MOIS EXTRAORDINAIRE DES MISSIONS

Cette année, le pape François a décidé de faire d’octobre 2019 « un Mois missionnaire extraordinaire afin de susciter une plus grande prise de conscience de la mission universelle de l’Église et de reprendre avec un nouvel élan la transformation missionnaire de la vie et de la pastorale. »

En ces temps où la figure, pour ne pas dire l’identité de l’Église et du chrétien, semble s’évanouir et devenir objet d’interrogation, à l’intérieur comme à l’extérieur du monde chrétien, l’Église remet au premier plan la dimension missionnaire comme forme de son être. Cela signifie que la mission n’est pas pour l’Église un accident ou une phase de son histoire, mais ce qui la constitue comme telle. La mission est la forme de l’Église, c’est-à-dire ce qui fait que l’Église est l’Église. Le pape François en conclut que « l’action missionnaire est le paradigme de toutes les tâches de l’Église » (Evangelii gaudium : EG,15). Cela signifie que les premiers destinataires comme les premiers acteurs de la mission, de l’évangélisation sont les membres de l’Église elle-même. Tous les baptisés sont appelés à être signes et témoins. La mission définit désormais ce que l’Église locale veut faire, vivre au service des hommes.

“ Tout renouvellement dans l’Église doit avoir pour but la mission, afin de ne pas tomber dans le risque d’une Église centrée sur elle-même” » (EG,27 citant Jean-Paul II). L’évangélisation demande la conversion. La conversion demande la réforme, car la conversion personnelle exige la réforme des fonctionnements d’Église, pour que les paroles de la foi personnelle soient confirmées par les paroles de foi inscrites dans les structures ecclésiales. L’Église évangélise non seulement par ses paroles mais par la forme qu’elle se donne dans l’histoire. Son organisation révèle sa mission. Dans son premier texte programmatique, Evangelii gaudium (24/11/2013), le pape François propose une Église tournée vers l’extérieur, une Église « en sortie », une Église « communauté des disciples missionnaires ». Cela engage à un changement significatif : « J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toue chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale deviennent un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel. » (EG, 27).

Abbé Marcel Villers