Notre Curé nous parle – 3 mai 2020

En ces jours, la pluie a fait son retour sur la Fenêtre de Theux

Ainsi la nature rétablit une forme d’équilibre après des semaines de soleil. Ce temps nous ferait-il pas sens alors qu’un décompte un peu compliqué s’est enclenché et nous conduit vers une ouverture ? Ce ne sera pas à mon sens le bout du tunnel, je vous l’ai déjà partagé. Toutefois, même les plus patients d’entre nous sont bien en attente de rencontres et de retrouvailles. Rencontres et retrouvailles paroissiales. Assurément ce sera au moins « une bouffée d’air  frais » qui fera du bien.

En ces jours, nous prions aussi le Père de nous permettre de vivre une nouvelle effusion de l’Esprit. Esprit que nous nommons avec l’Église «Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur ». Que nous soyons plus ou moins contraints, à l’avenir, il est certain que nous devrons assumer une révolution dans notre société occidentale. Pour nous, l’intériorité ne va pas sans l’émergence de visages. Le port régulier du masque va sans doute nous bouleverser plus que la distanciation. Pour nous, voir l’autre, scruter les expressions de son visage, saisir les lumières de ses yeux constitue une part essentielle pour la vérité de la rencontre de personne à personne. Tout cela vient en nécessaire complément de l’expression vocale. La preuve ? Même la profusion des écrans petits et grands n’arrive pas à supplanter cette expérience du face à face. Même les éventuels « bains de foule en eau tiède » dans les magasins avant de se revoir entre proches n’arriveront pas à nous satisfaire pleinement.

Jésus avait des semelles de vent. Il allait conduit par l’Esprit, sous son souffle. Il était parole et mouvement pour aller à la rencontre. Rencontre de l’exclu pour lui rendre un visage apaisé et réconcilié. Rencontre de la foule pour en faire un peuple aux mille visages éclairés et lumineux…

Jésus connaît nos besoins et leur fait droit comme lors de la multiplication des pains. Mais à partir d’eux, il pointe toujours un horizon. Son visage reflète le Visage de l’Amour qui attend. Chez Jean, Il s’esquive, les gens le retrouvent. Il constate : « Vous me cherchez… parce que vous avez mangé du pain à satiété. Travaillez… pour la nourriture qui demeure en vie éternelle ». Ses interlocuteurs qui sont des braves gens demandent « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Lire la suite « Notre Curé nous parle – 3 mai 2020 »