CLÉS POUR LIRE MATTHIEU : 10. PÊCHEURS D’HOMMES

Clés pour lire l’évangile de Matthieu

Dans cette série hebdomadaire, nous voulons fournir des clés pour ouvrir et apprécier le texte de l’évangile de Matthieu. Cette semaine : Mt 4, 12-23 du 3ème dimanche ordinaire.

Des pêcheurs d’hommes
Le long de la mer de Galilée, il vit deux frères. (Mt 4,18)

La mer, les vagues, l’horizon, les grands espaces. Quoi de plus clair pour évoquer le mouvement et le lointain ! Ce cadre permet de comprendre ce que dit et fait Jésus. Deux actes essentiels sont évoqués dans l’évangile. « Il vint habiter au bord de la mer » (4, 13). « Comme il marchait au bord de la mer, il vit deux frères » (4, 18).

« C’étaient des pêcheurs. Venez à ma suite » (4, 18-19). Pierre et André, Jacques et Jean, sont quelques-uns des nombreux pêcheurs sur la mer de Galilée. A l’appel de Jésus, « je vous ferai pêcheurs d’hommes » (4, 19), ils laissent tout pour le suivre : leurs barques, leurs filets, leurs pères, leur ville, tout leur monde familier.

Comme eux, « Convertissez-vous » (4,17) nous demande Jésus, prenez la route de la mer. Jésus aujourd’hui nous invite au grand large, à le suivre au bord de la mer, dans les Capharnaüm de notre époque.

La mer de Galilée
Lac de Tibériade ou de Génésareth, lac ou mer de Galilée, ces divers noms désignent le même plan d’eau qui occupe 21 km du nord au sud et 12 km d’est en ouest, sa profondeur varie entre 40 et 50 m. « L’eau est douce, assez limpide et poissonneuse ; la pêche y est encore de nos jours la principale source de revenu de la population riveraine. Au temps de Jésus, celle-ci était plus nombreuse que maintenant surtout sur la rive occidentale. Des brusques tempêtes n’y sont pas rares. » (Dictionnaire encyclopédique de la Bible, 1960).

Abbé Marcel Villers

Venez derrière moi ! Être chrétien, c’est suivre quelqu’un: Jésus

Homélie de l’abbé Marcel Villers
pour le 3ème dimanche du Temps ordinaire (Mc 1,14-20),
Theux, le 21 janvier 2018

Les temps sont accomplis : telle est la bonne nouvelle qui retentit ce jour-là, en Galilée, au bord d’un lac.
Voilà des siècles qu’Israël attendait ce moment. Il est arrivé.
Dans le temps des hommes surgit le temps de Dieu.
Jésus apparaît et le temps se fend en deux.
Le monde ancien s’en va. Un nouveau monde se met à naître.
Voilà la bonne nouvelle.
Et Jésus la proclame : le Règne de Dieu est tout proche.
Il vient, le temps presse.
Plus que 40 jours, crie Jonas.
Le temps est limité, affirme St Paul.
Il y a urgence, proclame Jésus : Convertissez-vous.

Il faut se lever et partir, laisser là le monde ancien pour entrer dans le nouveau monde.

Comme les habitants de Ninive se sont détournés de leur conduite ancienne, il est temps de rompre avec le passé car ce monde tel que nous le voyons est en train de disparaître, annonce saint Paul.

N’est-ce pas le même constat que font les meilleurs analystes de l’état dans lequel nous avons mis la planète ?

Nous sommes dans une impasse : épuisement des ressources de la terre et individualisme exacerbé avec comme seul objectif : Moi, je, et mon bien-être.
Et on consomme, on consomme à ne plus savoir que faire de tous nos déchets. On va même jusqu’à programmer l’obsolescence des appareils afin d’obliger à en acheter de nouveaux.
La croissance se construit sur la surconsommation, la destruction de l’environnement et l’accumulation des déchets. En quoi cela est-il facteur de croissance en humanité ?

Il s’agit de modifier radicalement notre mode de vie.

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