Action de grâce au Seigneur avec et pour Martine !

Ce dimanche 25 juin 2017, nos paroisses réunies ont,
en conclusion de l’Eucharistie,
remercié le Seigneur de leur avoir prêté Martine
pendant de si nombreuses années !

Après la procession d’entrée entraînée par la chorale (sous la double baguette d’Isabelle Bertrand et Paul Pirard) sur le chant Si le Père vous appelle (vidéo ci-dessus), l’Eucharistie a été célébrée par notre curé, l’abbé Jean-Marc Ista, accompagné de l’abbé Marcel Villers et de notre diacre, Jacques Delcour. Cette célébration était aussi l’occasion de réunir les enfants ayant terminé une année de catéchisme.

Le Kyrie a été enrichi de prières lues par l’un de ces enfants.

La lecture de l’extrait du livre de Jérémie a été assurée par Alice Lange, avant le chant du psaume et la proclamation de l’évangile selon saint Matthieu.

Notre curé a alors prononcé l’homélie, au cours de laquelle il a notamment lu un extrait du Prophète de Khalil Gibran.

Être prophète, nous l’avons entendu dans l’Écriture, n’est pas toujours facile… pourtant nous sommes uniques aux yeux de Dieu : Vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux, nous dit Jésus dans l’Évangile.

Cela me fait penser à ceci : un soir, il y a quelques jours, pour vérifier qu’un nichoir du jardin était occupé, j’ai plongé ma main dans l’ombre et mes doigts ont été en contact avec la douceur de plumes et aussi la frêle ossature d’un oiseau… Le lendemain j’ai pu constater, du regard, l’identité de l’oiseau : une mésange dont l’envol a révélé toute la grâce. Mystérieuse association que cette vie faite de fragilité et de beauté !

De même : qu’ils sont beaux les messagers de la Bonne Nouvelle, les prophètes de l’Évangile. Dans la fragilité de leur humanité, ils rayonnent des merveilles de Dieu en qui ils se confient !

Dans toute l’histoire sainte jusqu’à aujourd’hui, les prophètes se sont mis en route au nom du Seigneur qui les choisit et les aime. Jésus les représente tous et nous le représentons de nos jours !

Avec ce que nous sommes, nous portons un trésor dans des vases d’argile. Baptisés, nous sommes au Christ et, avec lui, nous proclamons les merveilles de l’amour de Dieu. Comme lui, nous connaissons l’adversité ; comme pour lui, le Père est notre force et notre espérance !

Évoquer les prophètes est parler de nous, chrétiens, qui ne pouvons être animés que de l’Esprit et de valeurs de l’Évangile, pas ceux de ce monde ! Enfin, nous essayons !

Parler de prophète ce matin, c’est parler discrètement de toi, Martine, qui ne souhaites pas que l’on s’étende sur ce que tu es et que tu donnes. Mais tu voudras bien te reconnaître dans des petites touches de cette homélie et de cette célébration…

Parler d’un prophète, parler des prophètes d’hier et d’aujourd’hui revient toujours à évoquer ce qu’ils donnent de ce qu’ils ont reçu de l’amour de Dieu. C’est pourquoi je vous invite à méditer ensemble cet extrait du Prophète de Khalil Gibran.

Alors un homme riche dit : Parle-nous du Don.

Et il (le prophète) répondit :

Vous donnez peu lorsque vous donnez de vos biens.
C’est lorsque vous donnez de vous-mêmes que vous donnez vraiment.
Que sont vos biens sinon des choses que vous gardez jalousement dans la crainte d’en avoir besoin plus tard ?
De quel profit aura été la prudence du chien, enterrant si profondément ses os dans le sable alors qu’il suit les pèlerins vers la ville sainte, qu’il ne peut les retrouver ?
La peur de connaître le besoin n’est-elle pas le besoin lui-même ?Et la crainte de la soif, alors même que votre puits est plein, n’est-elle pas justement la soif qui ne peut être apaisée ?

Il y a ceux qui donnent peu alors qu’ils sont dans l’abondance, et qui, lorsqu’ils donnent, le font pour gagner quelque crédit dans l’esprit d’autrui ; et leurs motifs inavoués achèvent de rendre leurs dons douteux.

Et il y a ceux qui ont peu, mais qui donnent tout. Ceux-là croient en la vie et dans la générosité de la vie, c’est pourquoi leur coffre n’est jamais vide.

Il y a ceux qui donnent avec joie et pour qui cette joie est leur récompense. Et il y a ceux qui donnent avec difficulté et cet arrachement est leur rédemption.

Et il y a ceux qui donnent sans éprouver de tourments ni rechercher de satisfaction, et qui n’éprouvent pas non plus le sentiment d’être vertueux. Ils donnent comme la toute-épice, là-bas, dans la vallée, répand son parfum à l’entour.

C’est par les mains de ceux-là que Dieu parle et c’est par leurs yeux qu’Il répand Sa bienveillance sur la terre.

Il est excellent d’avoir donné lorsqu’on vous le demandait mais il est mieux de donner parce qu’on a compris qu’il serait bon de le faire, sans qu’on ne vous demande rien.

Et, pour les généreux, trouver à qui donner ne procure-t-il pas une joie plus grande que le don ?

Suit un échange avec l’assemblée : qu’est ce que nous pouvons donner de nous (pas des objets) en famille, à l’école, en paroisse ? Les enfants allument un lumignon sur le grand cœur déposé à l’autel… Chaque exemple renvoie à une activité que Martine a portée ou partagée…

Les lecteurs de la prière universelle étaient issus de différents coins de notre Unité pastorale :

La prière eucharistique a suivi, ponctuée de chants initiés par la chorale, clôturée par la récitation du Notre Père, puis de l’échange du baiser de paix.

Après la communion, Michel Gomez a proposé une méditation sur le thème de l’amour, à nouveau extraite du Prophète.

Almitra dit : Parle-nous en premier lieu de l’amour

Le prophète leva la tête et regarda tous ceux qui étaient devant lui, et tous retenaient leur souffle. Et, d’une voix forte, il dit :

Lorsque l’amour vous fait signe, suivez-le,
Bien que ses voies soient abruptes et escarpées.
Et lorsque ses ailes vous enveloppent, abandonnez.
Et s’il vous adresse la parole, croyez en lui,

Bien que de sa voix il puisse fracasser vos rêves, comme le vent du Nord dévaste le jardin.

Car autant l’amour sait vous couronner, autant il sait vous crucifier. Alors même qu’il vous aide à grandir, il dépouille.
Alors même qu’il s’élève au plus haut de vous vous-mêmes et caresse les plus tendres de vos branches qui ondoient dans le soleil,
Il s’enfonce au plus profond de vos racines pour vous ébranler dans vos assises.
Comme des gerbes de blé que l’on moissonne, il vous rassemble en lui-même.

Il vous bat au fléau pour vous mettre à nu.
Il vous passe au crible pour vous libérer de votre enveloppe.
Il vous moud à la meule jusqu’à la blancheur.
Il vous pétrit pour vous assouplir.
Puis il vous soumet à son feu sacré, afin que vous puissiez devenir le pain sacré du festin vénérable de Dieu.

Voilà tout ce que l’amour vous fera subir afin de vous faire connaître les secrets de votre cœur, et devenir, en cette connaissance, un éclat du cœur de la Vie…

L’amour ne donne que lui-même et ne prend rien qu’en lui-même.
L’amour ne possède personne et ne peut être possédé, car l’amour se suffit amplement de l’amour.

Lorsque vous aimez, vous ne devez pas dire : Dieu est dans mon cœur, mais plutôt : Je suis dans le cœur de Dieu.

Et ne croyez pas que vous pouvez diriger les voies de l’amour, car c’est l’amour, s’il juge que vous le méritez, qui dirigera votre cœur.

L’amour n’aspire qu’à s’épanouir pleinement.

Si vous aimez et devez éprouver des désirs, faites que ces désirs soient vôtres :
Vous fondre en ce ruisseau onduleux qui chante une mélodie à la nuit.
Éprouver la douleur d’un débordement de tendresse…
Vous réveiller à l’aube avec un cœur ailé et rendre grâce pour cette nouvelle journée où il vous est permis d’aimer.
Méditer ensuite sur l’extase de l’amour en faisant la méridienne.
Et revenir chez vous au crépuscule rempli de gratitude.
Enfin, vous endormir avec en votre cœur une prière pour Dieu et sur vos lèvres un chant de louanges.

Avant la bénédiction finale, c’est Martine elle-même, très émue, qui a pris la parole…

Aujourd’hui, nous venons de rendre grâces.

Et oui, il est important de savoir s’arrêter pour dire merci à Celui qui nous précède. Le Seigneur est devant nous. C’est lui qui nous appelle à être prêtre, diacre, catéchiste, ou entre autres, comme moi, assistante paroissiale.

Il y a déjà vingt ans… Il m’a appelée à m’engager au sein de notre Église. J’étais maman au foyer, j’aidais mon époux, j’assurais déjà beaucoup d’activités bénévoles… rappelez-vous le projet « Zabani » ; et j’ai dit oui pour porter, avec une équipe, la pastorale des jeunes au sein du Service diocésain des Jeunes, qui s’appelait à l’époque le CRJC.

Comme assistante paroissiale, je suis, pour chaque mission, envoyée par notre évêque. C’est ainsi que j’ai pu, entre autres, susciter un projet pour et avec les jeunes au sein de notre région, de notre doyenné, le Man’hou. Hélas, la relève n’a pas été assurée lors de mon départ.

Ces dernières années, c’était plus particulièrement au sein de l’équipe funérailles, de l’équipe baptêmes et au cœur de la Maison des paroisses que j’ai essayé de mener à bien mes missions, en plus de mes responsabilités diocésaines au catéchuménat.

Martine Lewis

Aujourd’hui, vous me dites « au revoir » parce que je vais accomplir d’autres missions ; mais je suis Theutoise et reste paroissienne au sein de l’Unité pastorale de Theux. Répondre au « Rendez-vous du Seigneur » et vivre en communion avec d’autres chrétiens est important et même vital pour moi !

Vous me dites « au revoir » et je vous en suis très reconnaissante mais je désire aussi, à cette occasion :

  • Remettre mon écharpe, signe visible des membres de l’équipe funérailles qui, après une formation, sont investis pour conduire des funérailles.
  • Remercier tous ceux et toutes celles avec qui j’ai étroitement collaboré. Les citer m’exposerait à en oublier mais ils se reconnaitront ! Je les remercie très sincèrement pour tout ce que j’ai reçu.
  • M’excuser pour ce que ma spontanéité, ma franchise, mon impatience… bref, ma personnalité a peut-être occasionné comme pressions involontaires… que sais-je encore ?
  • Espérer que mes préoccupations pour un accueil inconditionnel, une écoute et un respect mutuels perdurent au travers des différents contacts tant auprès des jeunes parents que des familles endeuillées. J’espère que le projet de la Maison des paroisses se développera encore davantage et que vivent encore un esprit d’accueil fraternel et convivial, un suivi rigoureux des diverses demandes… des réunions non pas efficaces mais fécondes et constructives, des moments de joie et de fête, car nous avons besoin de créer, d’entretenir des liens entre nous et avec ceux qui sont en dehors de ces murs.
  • Quant à la catéchèse qui ne faisait pas partie de mes missions, la transition sera certainement dure mais, rassurez-vous, ce sera comme grand-mère que j’essaierai de participer et de vous soutenir… et au vu de ma grande famille qui ne fait que s’agrandir, l’accompagnement pastoral et catéchétique de celle-ci promet encore de beaux jours ! On se retrouvera autrement… mais certainement !

Maintenant, je poursuis mon chemin au sein du Vicariat « Annoncer l’Évangile ». À l’heure d’aujourd’hui, annoncer l’Évangile implique un accompagnement de tous ceux et celles qui demandent le baptême mais aussi la confirmation. Non seulement les enfants, mais aussi les jeunes ados et les adultes. Des services qui se développent de plus en plus et qui nécessitent de préparer l’avenir et de répondre à ces nouvelles demandes.

Je veillerai également à la communication interne et externe de notre Vicariat et à encore quelques autres tâches plus ponctuelles.

Et ici localement, je fonde le projet de susciter un lieu –chez moi à la maison- avec un temps de rencontre mensuelle pour une lecture priante de l’Écriture, une Lectio divina. Une inspiration à l’image de la rencontre de Jésus avec la Samaritaine au bord du puits de Jacob. Elle nous permettra peut-être de découvrir la soif de Dieu qui aime tous les hommes, mais aussi les soifs de vérité, de sens, de beaucoup d’entre nous, de beaucoup de nos contemporains.

Voilà, cela répondra aux nombreuses questions que vous m’avez déjà posées.

Encore un tout grand merci pour ce que vous m’avez apporté, votre collaboration, votre écoute, vos conseils, votre expérience !

Monsieur le Curé a répondu à Martine (qui avait souhaité parler la première pour cause d’émotion…) et a fait apporter quelques cadeaux : des fleurs, un chèque-cadeau et un pêle-mêle de photos.

La bénédiction finale a été suivie d’un dernier chant : On écrit sur les murs dont Martine nous avait signalé qu’elle l’aime beaucoup…

… avant un apéritif joyeux et fraternel !

Comme le dit le carnet de cette belle célébration : 

De tout cœur, merci à toute les personnes qui ont contribué,
de près ou de loin,
à cette année de catéchèse !

Martine,
nous te souhaitons une bonne route
vers tes nouvelles missions,
nous ne t’oublierons pas !

P.S. Pour en savoir plus sur :

… cliquez sur le lien !

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