Merci, M. Didier Deru ! Bienvenue, Mme Christiane Orban !

Le dimanche 24 février dernier, de nombreux fabriciens (= membres de fabriques d’église) de nos 8 paroisses se sont retrouvés à Oneux pour un moment de remerciement à M. Didier Deru qui, avant de devenir bourgmestre de la commune de Theux, a été longtemps échevin, notamment des Cultes. Dans leurs interventions, l’abbé Jean-Marc Ista, curé de notre Unité pastorale (dont le territoire correspond à celui de la commune de Theux), ainsi que Bruno Nève (fabrique de Becco) et Jacques César (fabrique de Theux), ont souligné combien il leur a été agréable et efficace de travailler avec lui durant toutes ces années.

Au nom de toutes les fabriques, une icône de la Trinité et deux bouteilles de vin ont été remises à M. Deru par Kinette Defossé (fabrique de La Reid), tandis qu’un montage floral était offert à Mme Deru, qui a accepté si longtemps de nous « prêter » son mari pour les réunions de tous nos conseils !

Christiane Orban a été accueillie par les mêmes participants : elle remplacera désormais M. Deru comme échevin des Cultes ; elle a déjà commencé à participer à ces mêmes réunions et a reçu un coloré bouquet de bienvenue !

M. Deru a pris la parole pour remercier les fabriciens de leur investissement au profit de tous les habitants de la Commune, et souhaiter que la collaboration entre Commune et fabriques se poursuive aussi efficacement, notamment en favorisant et en renforçant les synergies et les projets communs entre fabriques, souhait aussi de l’évêché (via le projet Objectif 2020) ainsi que l’avait déjà évoqué M. le Curé quelques minutes auparavant.

Un très amical verre de l’amitié a suivi, où l’on a pu constater que les fabriciens et les représentants communaux avaient beaucoup de choses à se dire et à partager !

Merci beaucoup à Pierre Cornet, qui a si aimablement accueilli cette rencontre, et dont la maison était illuminée par un généreux soleil…

Photos et vidéo : Isabelle Lamblotte-Rahier et Anne-Elisabeth Nève

Action de grâce au Seigneur avec et pour Martine !

Ce dimanche 25 juin 2017, nos paroisses réunies ont,
en conclusion de l’Eucharistie,
remercié le Seigneur de leur avoir prêté Martine
pendant de si nombreuses années !

Après la procession d’entrée entraînée par la chorale (sous la double baguette d’Isabelle Bertrand et Paul Pirard) sur le chant Si le Père vous appelle (vidéo ci-dessus), l’Eucharistie a été célébrée par notre curé, l’abbé Jean-Marc Ista, accompagné de l’abbé Marcel Villers et de notre diacre, Jacques Delcour. Cette célébration était aussi l’occasion de réunir les enfants ayant terminé une année de catéchisme.

Le Kyrie a été enrichi de prières lues par l’un de ces enfants.

La lecture de l’extrait du livre de Jérémie a été assurée par Alice Lange, avant le chant du psaume et la proclamation de l’évangile selon saint Matthieu.

Notre curé a alors prononcé l’homélie, au cours de laquelle il a notamment lu un extrait du Prophète de Khalil Gibran.

Être prophète, nous l’avons entendu dans l’Écriture, n’est pas toujours facile… pourtant nous sommes uniques aux yeux de Dieu : Vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux, nous dit Jésus dans l’Évangile.

Cela me fait penser à ceci : un soir, il y a quelques jours, pour vérifier qu’un nichoir du jardin était occupé, j’ai plongé ma main dans l’ombre et mes doigts ont été en contact avec la douceur de plumes et aussi la frêle ossature d’un oiseau… Le lendemain j’ai pu constater, du regard, l’identité de l’oiseau : une mésange dont l’envol a révélé toute la grâce. Mystérieuse association que cette vie faite de fragilité et de beauté !

De même : qu’ils sont beaux les messagers de la Bonne Nouvelle, les prophètes de l’Évangile. Dans la fragilité de leur humanité, ils rayonnent des merveilles de Dieu en qui ils se confient !

Dans toute l’histoire sainte jusqu’à aujourd’hui, les prophètes se sont mis en route au nom du Seigneur qui les choisit et les aime. Jésus les représente tous et nous le représentons de nos jours !

Avec ce que nous sommes, nous portons un trésor dans des vases d’argile. Baptisés, nous sommes au Christ et, avec lui, nous proclamons les merveilles de l’amour de Dieu. Comme lui, nous connaissons l’adversité ; comme pour lui, le Père est notre force et notre espérance !

Évoquer les prophètes est parler de nous, chrétiens, qui ne pouvons être animés que de l’Esprit et de valeurs de l’Évangile, pas ceux de ce monde ! Enfin, nous essayons !

Parler de prophète ce matin, c’est parler discrètement de toi, Martine, qui ne souhaites pas que l’on s’étende sur ce que tu es et que tu donnes. Mais tu voudras bien te reconnaître dans des petites touches de cette homélie et de cette célébration… Lire la suite « Action de grâce au Seigneur avec et pour Martine ! »

Le Christ ressuscité est le Bon Pasteur qui n’abandonne pas ses brebis à la mort !

2016-03-27 - Pâques - Theux - MV (84)

Homélie de l’abbé Marcel Villers
pour la messe du jour de Pâques,
dimanche 27 mars 2016, en l’Année de la Miséricorde

Ce matin-là, le tombeau est vide.
Depuis trois jours, le tombeau est vide.
Nous croyons que Jésus est ressuscité des morts le troisième jour.

Mais alors où était-il pendant ces trois jours ?

La réponse, nous la trouvons dans notre Credo : Il est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts.

Il est descendu aux enfers.

Il ne s’agit pas de l’enfer, imaginé comme le lieu de damnation éternelle, mais du monde souterrain où les morts étaient censés demeurer sans fin.
Le Christ n’est pas ressuscité du tombeau, car alors il aurait été un simple revenant.
Il est d’abord descendu dans le royaume des morts.

Pour y faire quoi ?

Pour détruire la mort, briser les portes des enfers, ces portes qui scellent à tout jamais le sort des morts, gisant dans l’ombre et les ténèbres. Observez le Christ représenté sur notre bannière de la Miséricorde. Il piétine les portes des enfers, ses deux battants sont comme écrasés par ses pieds marqués des stigmates de la crucifixion.

Car c’est bien le Crucifié qui est vainqueur. Entré dans le royaume des morts, c’est le premier homme qu’il va chercher, Adam et tous ceux qui demeurent dans les ténèbres de la mort.

Il vient les délivrer.

Compassion, miséricorde, voilà pourquoi Jésus est mort, voilà pourquoi il est descendu aux enfers pour en faire sortir l’humanité, prisonnière de la mort. Regardez l’image du Christ qui porte le vieil Adam sur ses épaules.

Les pieds foulant les portes de l’enfer, il prend son élan dans un mouvement d’élévation, d’ascension avec toute l’humanité sur le dos. Adam, tout homme, repose sur les épaules du Christ comme la brebis perdue sur celles du berger, du Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis et les sauve de l’ennemi.

J’ai vu, mardi, à l’aéroport de Zaventem, un soldat portant dans ses bras un blessé, image du Christ secourant la brebis perdue. Et combien d’autres, pompiers, secouristes.

Voilà de quoi il s’agit quand on parle de miséricorde. Comme le disait un enfant : La miséricorde, c’est tirer de la misère avec une corde.

Après être descendu dans les profondeurs de la mort pour en tirer la brebis perdue, le Christ remonte dans les hauteurs, nous emmenant avec lui dans les cieux. Il est le Bon Pasteur qui n’abandonne pas ses brebis à la mort. Un jour, nous aussi, le Christ nous relèvera, nous portera sur ses épaules pour nous élever jusqu’en sa demeure, la maison sur le seuil de laquelle notre Père nous attend.

Telle est notre espérance devant la mort.

Une des premières figures du Christ, que l’on trouve sur des sarcophages chrétiens, est celle du berger, tenant un bâton à la main et un agneau sur les épaules. Les premiers chrétiens de Rome proclamaient ainsi leur foi face à la mort.

Christ est le bon berger, celui qui connaît le chemin qui traverse les ravins de la mort. Il est celui qui marche avec moi sur la voie de la solitude ultime (Benoît XVI, Spe salvi, n°6). Il nous guidera dans ce passage étroit de la mort où nul ne peut nous accompagner.

Mais lui a déjà parcouru le chemin, il est descendu dans le royaume de la mort. Le Pasteur y est descendu pour annoncer aux brebis qui s’y trouvaient enfermées la joyeuse nouvelle de leur libération. Son apparition au milieu d’elles leur donnait la garantie qu’elles étaient appelées à une vie nouvelle (Basile de Séleucie).

C’est bien là le sens de notre foi en la résurrection.

Le Christ a vaincu la mort, il est ressuscité. Et il est le premier d’une multitude. Ainsi, le Christ n’a qu’un souci : amener tous les humains dans la bergerie, avec la même tendresse, la même miséricorde que le bon pasteur met à chercher la brebis égarée et la prend sur ses épaules.

Comme Adam, captif, entendons aujourd’hui les pas de Celui qui vient vers nous pour nous dire :

Lève-toi d’entre les morts.
Lève-toi et partons d’ici, car tu es en moi et moi en toi.
Levez-vous tous, partons d’ici.
Mon Père céleste attend la brebis perdue, la salle des noces est préparée.
Entrez avec moi sous les tentes éternelles (Épiphane, Homélie pour le Samedi Saint).

Joyeuses Pâques !

Abbé Marcel Villers