ART ET FOI Saint Denis Fêté le 9 octobre

DENIS DE PARIS (IIIe s.)

Évêque et martyr. Fêté le 9 octobre.

Description du panneau
Revêtu des insignes épiscopaux : mitre, crosse et chape, Denis tient devant lui sa propre tête mitrée car, selon la légende, il aurait ramassé sa tête, après sa décapitation, et l’aurait ainsi transportée jusqu’au lieu de sa sépulture.

« Denis naquit probablement en Italie où il fut ordonné prêtre et consacré évêque. Selon la tradition, le pape l’envoya prêcher dans les Gaules ainsi que cinq autres évêques. Denis entreprit sa tâche avec deux compagnons, un prêtre appelé Rustique et un diacre du nom d’Éleuthère. A son arrivée à Lutèce, sa prédication fut si efficace qu’il organisa un centre chrétien sur la future île de la Cité. Cette activité lui valut, ainsi qu’à ses deux compagnons, d’être persécuté, emprisonné et décapité vers 250. On pense qu’il subit le martyre sous la persécution de Dèce (250) ou de Valérien (258). » (Rosa GIORGI, Comment reconnaître les saints, 2003, p.103)

Diverses légendes, reprises dans la Légende dorée (XIIIe s.), vont amplifier ces quelques faits. Ainsi, jeté en prison, alors qu’il célébrait la messe pour les chrétiens enfermés avec lui, Denis vit le Christ lui apparaître et lui porter la communion.
Après avoir été décapité, Denis s’est relevé, a pris sa tête coupée entre ses mains et a parcouru ainsi quelques kilomètres jusqu’au lieu de son tombeau. Il est ainsi le plus célèbre des saints « céphalophores ».
C’est sainte Geneviève (420-500) qui fit construire une église sur sa tombe, huit kilomètres au nord de la Seine, l’actuelle basilique Saint-Denis. « Les rois de France ont fait de ce saint évêque le patron du royaume et de leurs dynasties successives. C’est en 639 que le roi Dagobert fait transporter les reliques du saint dans l’église de Saint-Denis qui devient progressivement le sanctuaire de la monarchie française et_le siège d’une importante abbaye fondée au VIIe s. » (Michel PASTOUREAU et Gaston DUCHET-SUCHAUX, La Bible et les saints, Paris, 2017, p. 219).

Abbé Marcel Villers
Illustration : panneau du plafond de la nef de l’église de Theux (1630)

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