Film sur Jean Vanier, le sacrement de la tendresse

Jean Vanier : Le sacrement de la tendresse,
un film de Frédérique Bedos,
au profit de l’asbl Emmanuel à Banneux,
le dimanche 10 novembre à 17h,
à la Cité Notre-Dame de la Vie

Aux côtés de mère Teresa, de l’abbé Pierre, de sœur Emmanuelle, Jean Vanier fait aujourd’hui figure de prophète dans un monde dominé par la compétition, le pouvoir et l’argent. Il a fondé les communautés de l’Arche autour de la pire des exclusions, celle dont sont victimes les personnes qui souffrent d’un handicap mental.

Ce film rend hommage à Jean Vanier, fondateur de l’Arche et humaniste. Le message de Jean Vanier bouscule les tabous et rend hommage à la vulnérabilité. Ce film au message puissant et universel est un véritable plaidoyer pour la Paix.

Renseignements : 0478 84 84 15

Mois extraordinaire de la mission : Baptisés et envoyés

OCTOBRE 2019 : MOIS MISSIONNAIRE EXTRAORDINAIRE

Cette année, le pape François a décidé de faire d’octobre 2019 « un Mois missionnaire extraordinaire afin de susciter une plus grande prise de conscience de la mission universelle de l’Église. »
Annoncer Jésus à tous les peuples, à tous les hommes, telle est la mission fondamentale, la raison d’être de l’Église à travers le temps et l’espace. Comment cela peut-il se faire ? Y a-t-il un modèle ?

Marie est la figure de l’Église et la visitation (Lc 1, 39-56) est l’image même de ce qu’est la mission. En effet, la mission, c’est d’abord une rencontre, une visitation. C’est-à-dire une rencontre qui n’est jamais à sens unique. L’évangélisation, la mission : c’est la réciprocité qui signe son authenticité.

La « hâte » de Marie pour se rendre chez sa cousine, exprime l’urgence de la mission. Marie, portant le Christ, le rend présent dans la maison de l’autre, Élisabeth. Mais c’est Élisabeth qui apprend à Marie qui est cet enfant qu’elle porte. Nous croyons souvent que nous avons à apporter quelque chose aux autres : la Bonne Nouvelle, la foi, la joie. Et voilà que nous découvrons que c’est l’autre qui nous apprend la vérité sur celui que nous portons. Oui, comme l’écrivait un missionnaire, ce sont les païens qui nous évangélisent. Les missionnaires ne sont pas ceux qui savent et vont porter la foi à d’autres. S’ils portent le Christ, ils le reçoivent aussi de ceux-là mêmes qu’ils ont mission d’évangéliser.

La mission de l’Église dans le monde est une visitation. Comme Marie, l’Église porte en elle l’Emmanuel. Chaque chrétien porte le Christ. Il est notre secret comme celui de Marie. Elle ne sait comment le dire. Et voici que, comme Élisabeth à Marie, c’est l’autre qui nous révèle le Christ, tout au moins un visage du Christ que nous ne connaissions pas. Et l’on se découvre en quelque sorte évangélisé par l’autre. C’est bien là ce que disent tous ceux qui pratiquent la rencontre avec des adeptes d’autres religions et convictions. Le dialogue interreligieux a comme résultat d’approfondir notre propre chemin, notre propre foi. La mission, c’est tout autant porter le Christ aux autres que le recevoir d’eux. Il n’y a pas de sens unique pour la découverte du Christ.

« Je conclus, écrit le pape François, en vous proposant l’icône de la Visitation comme exemple pour votre mission. Comme la Vierge Marie, mettez-vous en chemin, en hâte – pas la hâte du monde, mais celle de Dieu – et pleins de la joie qui habite votre cœur, chantez votre Magnificat. Chantez l’amour de Dieu pour chaque créature. Annoncez aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui que Dieu est amour et qu’il peut combler de signification le cœur de celui qui le cherche et se laisse rencontrer par lui. » (Pape François, Allocution aux Petites sœurs missionnaires de la charité, 26/05/2017)

Abbé Marcel Villers

Mois extraordinaire de la mission. Sœur Anne Leroy, religieuse au Sénégal

OCTOBRE 2019 : MOIS MISSIONNAIRE EXTRAORDINAIRE

Cette année, le pape François a décidé de faire d’octobre 2019 « un Mois missionnaire extraordinaire afin de susciter une plus grande prise de conscience de la mission universelle de l’Église ».

L’exemple et l’activité de la femme, religieuse missionnaire, « consacrée à l’amour de Dieu et du prochain, spécialement le plus pauvre, sont indispensables en tant que signes évangéliques auprès des peuples et des cultures où la femme doit encore parcourir un long chemin vers sa promotion humaine et sa libération » (Redemptoris missio, n°70).

« Dans le monde actuel, voir des sœurs si différentes d’origine et qui vivent en communauté, c’est un signe encourageant pour les gens qui nous entourent. Et nos vœux, même s’ils intriguent les non chrétiens sont un précieux témoignage de vie pour Dieu ! » Voilà ce qu’écrit Anne Leroy que l’on voit au milieu de sa communauté sur la photo ci-dessus.

Anne Leroy, née à Verviers en 1946, après ses études de philologie classique à Louvain et un an d’enseignement entre chez les Ursulines de l’Union Romaine en 1968. « Ce qui m’a attirée dans cette famille religieuse, écrit Sœur Anne, c’est leur joie d’être ensemble et leur mission auprès des jeunes. » Ayant demandé à être envoyée en mission, elle fait en 1971, après son noviciat, un stage au Sénégal comme enseignante à Thiès. Elle découvre un pays à 95 % musulman. « J’ai été impressionnée, écrit-elle, par la prière des musulmans qui laissent tout pour pratiquer leur prière à l’heure dite. » Rentrée en Europe, elle termine sa formation religieuse et repart en 1975. « J’ai eu à répondre à diverses missions bien différentes : fondation d’une petite communauté en banlieue populaire de Dakar (Thiaroye) où j’ai pris part à l’ouverture d’un centre pour les filles pas ou peu scolarisées, pastorale paroissiale auprès des enfants. Puis ce fut le monde scolaire et l’enseignement. J’ai aussi longtemps accompagné le mouvement JEC. Aujourd’hui, après plus de 35 ans de service, je suis à nouveau dans le milieu scolaire », au Collège Ste-Ursule de Thiès dont deux tiers des élèves sont musulmanes.

« Les femmes, et en particulier les religieuses, ont un rôle particulier dans la mission de l’Église. En Afrique, les associations de femmes catholiques sont bien vivantes et font beaucoup de bien. De notre côté, nous les religieuses, touchons beaucoup de personnes grâce à nos dispensaires, nos centres de promotion humaine, nos écoles. L’Église est minoritaire au Sénégal mais reconnue et appréciée pour ses œuvres sociales : nombreux dispensaires, écoles, jardin d’enfants, centre de promotion, projets de Caritas, etc. Nos œuvres sont toujours ouvertes à tous. »

Sœur Anne Leroy et abbé Marcel Villers

Mois extraordinaire de la mission L’abbé Bourguignon et la SAM

OCTOBRE 2019 : MOIS MISSIONNAIRE EXTRAORDINAIRE

Cette année, le pape François a décidé de faire d’octobre 2019 « un Mois missionnaire extraordinaire afin de susciter une plus grande prise de conscience de la mission universelle de l’Église et de reprendre avec un nouvel élan la transformation missionnaire de la vie et de la pastorale. »

La mission peut se caractériser par deux traits : l’inculturation de l’Évangile et le service sans retour d’un peuple et de son Église. Le missionnaire choisit ainsi une intégration totale et se fait « chinois avec les chinois ».

La Société des Auxiliaires des Missions (SAM) a été créée par le père Vincent Lebbe et l’Abbé Boland en 1926. Les prêtres samistes se mettent au service d’un évêque et d’une Église particulière. Ils font totalement partie du clergé local contrairement aux autres missionnaires qui dépendent toujours hiérarchiquement de leur congrégation.

L’abbé Dieudonné Bourguignon est un de ces samistes, donné entièrement au peuple vietnamien. Né à Theux en 1913, il fait ses études à l’Institut Saint-Michel de Verviers. Sa rencontre avec l’abbé Boland et des étudiants chinois envoyés se former en Europe par le Père Lebbe va orienter sa vie. Il entre à la SAM en 1931 et entame à Louvain sa formation en vue du sacerdoce. Il est ordonné prêtre en 1936. Suit une formation d’infirmier colonial. En 1939, il est chargé de la propagande missionnaire à Verviers notamment. Pendant la guerre, il est un dirigeant reconnu de la résistance belge. Arrêté en 1943, il est déporté à Dachau. En 1951, il part au Vietnam du Nord où l’évêque le nomme au petit séminaire. En décembre 1954, il est évacué de Hanoi après la défaite française en Indochine. En 1962, il revient au Vietnam après avoir été Supérieur Général de la SAM. Il est alors au service d’un diocèse du Sud et professeur au Grand Séminaire de Vinh Long. Il meurt à Saigon le 3 septembre 1974.

Sa vie fut consacrée à la formation des prêtres vietnamiens, c’est que l’incarnation de l’Évangile dans une culture et un peuple implique un clergé autochtone. « Aussitôt qu’il y aura un nombre de chrétiens suffisant pour constituer une Église et en tirer des pasteurs, la principale fin du travail missionnaire sera de former un clergé autochtone. Le missionnaire devra ensuite consentir avec joie à se retirer pour aller travailler ailleurs. »(Constitution de la Société des Missions étrangères de Paris)

Abbé Marcel Villers