Accueil des réfugiés : Caritas cherche des logements !

ChambredAmisJesus

Nous sommes nombreux à être touchés
par l’exode imposé à des milliers d’habitants
des pays du Moyen Orient ravagés par la guerre,
et nous souhaitons apporter aide et réconfort :
que faire et comment ?

Via Caritas International

Caritas International, qui coordonne une partie de l’aide en Belgique, n’est pas en mesure d’accepter et de distribuer une aide matérielle supplémentaire, mais les dons pour soutenir ce volet de son action sont évidemment les bienvenus sur le compte BE88 0000 0000 4141 avec la mention « migrant » ou via la plateforme en ligne.

Caritas a aussi lancé un appel à l’aide pour trouver des logements destinés à des réfugiés ayant obtenu leur permis de séjour, moyennant le payement d’un loyer.

Si vous disposez d’un logement qui pourrait convenir, Caritas vous demande instamment de vous faire connaître et de donner un maximum d’informations; vous pouvez le faire via le site de Caritas ou par téléphone au 0471 72 05 42.

Merci de tout cœur !

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Via une association catholique privée

Cette association cherche à accueillir ces réfugiés et à leur donner les moyens de s’intégrer dans notre société, car leur séjour chez nous risque d’être long avant qu’ils puissent rentrer chez eux sans danger…

Outre des logements qu’il conviendra probablement d’équiper, cette association souhaite apporter un accompagnement « familial » dans la vie quotidienne : apprentissage du français (le cas échéant), aide pour la scolarité des enfants, pour les démarches administratives, pour la recherche d’un emploi, etc.

Si vous souhaitez vous investir dans un tel projet à plus long terme, rendez-vous sur le blog de l’association.

Merci de tout cœur !

Freres

P.S. Merci à Jean-François Kieffer pour ses jolis dessins explicites !

Les sandales de Jésus sont-elles à ma pointure ?!

PiedsSandales

Cette méditation nous paraît adaptée à ce temps d’été
où beaucoup d’entre nous se déplacent sandales aux pieds !

Jésus, tes sandales t’ont porté vers les humbles et les petits, vers les bien portants et les malades, vers les aveugles et les lépreux, vers les méchants comme vers les bons.

Tes sandales que Jean Baptiste n’était pas digne de délier! Pendant des années elles ont protégé tes pieds des ronces et des épines, du sable brûlant et de la poussière, des pierres, des scandales qui font trébucher.

Tes sandales, Jésus, ne t’ont pas soutenu sur le chemin du Golgotha. On les avait enlevées pour faire de toi un esclave car seuls les hommes libres portaient des chaussures.

Grâce à tes sandales, Jésus, tu as surfé sur la mer à la rencontre de pêcheurs bredouilles.

En montant au ciel le jour de ton Ascension, tu nous as laissé tes sandales pour que nous les chaussions afin qu’elles nous portent sur tes traces sur les chemins du monde.

Mais, Jésus, il faut que je te dise franchement: tes sandales ne sont pas à ma pointure, elles coincent, elles écorchent mes talons, elles gênent mes durillons et blessent mes cors aux pieds.

C’est pourquoi, Jésus, envoie-moi ton esprit, pour que je devienne moi aussi un homme aux semelles de vent.

Guy LAMBRECHTS, sdb

P.S. Merci à Jean J. pour son envoi et à Jean-François Kieffer pour son dessin !

 

Ni pain, ni sac, ni argent, mais un compagnon…

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C’est la première fois que les apôtres quittent Jésus, leur maître, qui les a appelés et avec lequel ils vivent intimement depuis des mois.

De même, le chrétien est un disciple, qui a entendu l’appel du Christ, y a répondu et est entré dans le cercle des intimes de Jésus. Être disciple, c’est apprendre à connaître le Christ et sa parole, le prendre comme maître spirituel et guide de vie. Être disciple, c’est entrer petit à petit dans une communion intime avec Jésus, ce qui demande un long temps de formation, de compagnonnage avec lui et avec des frères disciples. C’est vivre en communauté de frères réunis autour et par Jésus. Jusqu’au moment où les disciples sont prêts à être envoyés, à devenir missionnaires. Alors, il leur faut sortir, prendre la route.

Une question se pose à eux : que faut-il emporter pour la route ?

Voici la réponse de Jésus : Il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie. Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange.

Dans ces conditions, les valises étaient vite faites : un bâton, des sandales, le confort sommaire de celui qui marche, léger, disponible, dépouillé de tout ce qui alourdit et encombre.

Il est dit aussi que Jésus les envoie deux par deux.

C’est qu’on ne peut porter seul la nouveauté de l’Évangile. Les deux compagnons seront l’un pour l’autre soutien, réconfort, stimulant.

Et lorsque l’un des deux dira le message dont ils sont chargés, on regardera l’autre car on ne rend témoignage qu’ensemble.

Ni pain, ni sac, ni argent, mais un compagnon.

Ces hommes sans bagages, appuyés l’un sur l’autre, Jésus compte sur d’autres hommes pour les accueillir et les nourrir. Ces marcheurs n’ont d’autre sécurité, d’autre avenir que l’hospitalité qu’on voudra bien leur offrir.

Voilà qui en dit long sur le sens de la mission de l’Église : non pas amener les hommes à venir chez elle, mais sortir, aller vers eux et habiter la maison de l’autre.

Voilà comment, pour la première fois, ils sont partis. Et voilà des siècles qu’ils marchent. Aujourd’hui, c’est à notre tour de mettre nos pas dans les leurs, de sortir, de prendre la route. Car nous sommes des disciples-missionnaires, l’un ne va pas sans l’autre. L’Église est la communauté des disciples-missionnaires qui vit de la joie de l’Évangile, joie qu’elle ne peut que désirer partager, répandre.

Alors, marcher, partir, se mettre en route, avec comme seul bagage la Bonne nouvelle, c’est ce mouvement qui fait l’Église.

Être chrétien, c’est partir vers les hommes, c’est marcher à la suite de Jésus sur les routes du monde, c’est être ce que nous sommes, des disciples-missionnaires.

Pour cela, il faut, comme les apôtres, être léger, dépouillé de tout superflu, libre, avec l’essentiel pour seul bagage et des frères comme compagnons. L’Église est ce peuple de marcheurs, toujours en chemin et qui jamais ne peut s’estimer arrivée.

Sans cesse, cependant, la tentation naît de s’arrêter, de s’installer, de confondre la maison de l’étape avec la demeure définitive, puis de se charger de précautions, d’assurances, de bagages.

L’Église a souvent succombé à cette tentation. Elle a oublié la légèreté et le dépouillement pour s’installer, construire, se mettre en sécurité derrière les murs de ses institutions.

Et voilà qu’aujourd’hui nos églises se dépeuplent, nos institutions tournent à vide, notre habit institutionnel est trop large, nos ressources insuffisantes.

Ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie, disait Jésus. Il est venu le temps du dépouillement, de la simplicité, de la légèreté. Nous sommes bien obligés de constater que l’habit est trop large. De cette obligation, faisons une occasion de retour à l’essentiel : vivre en compagnons de Jésus et les uns des autres.

Pauvreté, fraternité, confiance : voilà le tiercé pour dire notre être chrétien aujourd’hui, dans ce monde qui ne cesse de nous reprocher notre puissance et notre prétention d’hier.

Pauvreté des ressources et moyens, fraternité joyeuse et profonde, confiance dans l’accueil et l’hospitalité de nos contemporains, ainsi se dessine la figure de l’Église d’aujourd’hui comme une communauté de disciples-missionnaires.

Jésus leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, seulement un bâton de marche.

Alors, sortons de nos murs, prenons la route et nous trouverons l’hospitalité dans la maison des hommes de ce temps.

Abbé Marcel Villers

P.S. 1 Merci à Jean-François Kieffer pour son beau dessin !

P.S. 2 Cette homélie étant dans la droite ligne de la réflexion de notre UP sur sa propre mission, le lien vers cet article se retrouvera aussi sur la page Notre UP en mission.

Écho de l’office du Vendredi saint à Desnié, le 3 avril 2015

MarieJeanCroix

C’est à Desnié qu’a eu lieu l’office de la Passion pour notre Unité pastorale
(d’autres faisaient, au même moment, le chemin vers la Croix de Chaumont)

Notre diacre, Jacques Delcour, présidait cet office grave, mais pourtant rempli de reconnaissance et de sérénité. On parle bien d’un office, et non pas d’une messe, car il n’y a pas de consécration du Corps et du Sang du Christ le Vendredi saint, puisqu’on célèbre, ce jour-là, la mort du Christ en croix.

Quatre temps constituent cette célébration unique en son genre : la liturgie de la Parole, avec, notamment la lecture de la Passion selon l’évangéliste Jean ; la grande prière aux intentions de l’Église et du monde ; la vénération de la croix ; la distribution de la communion (la réserve a normalement été constituée la veille, le Jeudi saint, jour où l’on célèbre l’institution de l’Eucharistie par Jésus).

La lecture de la Passion a été assurée par Jacques (qui prononce les paroles du Christ), Iwan (le lecteur), Annette & Jean-Louis, Kinette et Françoise (les apôtres, les autres intervenants et la foule). Jacques a ensuite prononcé l’homélie que vous trouverez ci-dessous.

Merci à tous pour la préparation et la participation à cette célébration !

Voici l’homélie de Jacques :

Les Évangiles nous rapportent 7 paroles prononcées par Jésus en croix. L’Évangile de ce jour (selon saint Jean) nous offre trois. Arrêtons-nous quelques instants…

Jésus, voyant sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait
dit à sa mère : FEMME, VOICI TON FILS,
et au disciple : VOICI TA MÈRE.

Avant de quitter notre terre, et comme une anticipation au don de son Esprit, Jésus rend visible par la personne de Marie le lien intime qui nous unit à lui. Marie se voit confier Jean comme son Fils ; en la personne de Jean, le disciple que Jésus aimait, soit l’humanité toute entière dont nous sommes chacun, nous sommes reconnus comme membres de la famille de Jésus. Toutes et tous, nous pouvons dire en vérité : Jésus est mon frère !

Jésus, tu es mon frère, crucifié par amour pour moi !

Peu après, Jésus dit : J’AI SOIF. Sans doute éprouve-t-il une soif physique… mais n’est-ce pas par ces mots qu’il s’est adressé à la Samaritaine, près du puits de Jacob, lui manifestant ainsi la soif d’une rencontre unique et en vérité avec elle ?

Les dernière paroles d’un mourant sont toujours recueillies avec respect et comme des dernières volontés… Ainsi sur la croix, Jésus exprime encore cette soif inextinguible d’une rencontre unique et en vérité avec chacun et chacune de nous, ses frères et sœurs.

Jésus, donne-moi cette même soif
de te rencontrer en vérité et de vivre de ta Parole.

Avant de remettre son esprit, Jésus déclare : TOUT EST ACCOMPLI.

Oui, Jésus a accompli sa mission ; il a mené à son plein accomplissement la promesse de Dieu faite à son Peuple,  dans l’obéissance au Père (Cette parole, c’est aujourd’hui qu’elle se réalise (Luc, 4, 21).

Ajusté fidèlement jusqu’au bout à la volonté du Père, Jésus a accompli sa vie d’homme. Il nous indique ainsi comment accomplir pleinement notre humanité.

Je cite Thimothy Radcliff : Plus je me conforme à toi, Jésus, plus je suis moi-même.

Jésus, aide-moi à me conformer à toi
afin que je devienne de plus en plus moi-même.