Interdit de se plaindre ! – Vietato lamentarsi!

Un écriteau offert au Saint Père
par un célèbre psychothérapeute a déclenché un joli buzz !

Un article paru sur Aleteia

Depuis quelques jours, un écriteau sur lequel figure la mention Interdit de se plaindre, est accroché à la porte de l’appartement du pape François, à la maison Sainte-Marthe. Sous le message principal, un avertissement : Tout transgresseur est passible de syndrome de victimisation avec pour conséquence une baisse d’humeur et de la capacité à résoudre ses problèmes. La sanction sera doublée dès lors que la violation sera commise en présence d’enfants. Et de conclure par une recommandation : Pour obtenir le mieux de soi-même se concentrer sur son potentiel et non sur ses limites …

Ce petit panneau a été offert au pape François par l’écrivain, psychologue et psychothérapeute, Salvo Noè, le 14 juin dernier, à l’issue de l’audience générale, place Saint-Pierre. Je le mettrai à la porte de mon bureau dans lequel je reçois les visiteurs, lui a dit le Saint-Père, amusé. Finalement, il ne l’a pas accroché à la porte de son bureau du palais apostolique, ce qui aurait peut-être été un peu trop audacieux compte-tenu de l’austérité des lieux, mais il l’a fixé à la porte de son appartement.

Il faut dire que pour un pape qui invite toujours les chrétiens à prendre la vie comme elle est, en avançant avec joie et sans se plaindre, le présent était parfaitement indiqué. À de multiples occasions, l’auteur de l’exhortation Evangelii gaudium (La joie de l’Evangile), a invité les chrétiens à quitter cette attitude de plainte contenue, de victimisation. Tu veux guérir ? Tu veux être heureux ? Tu veux améliorer ta vie ? Alors lève-toi, prends ton brancard, et marche ! avait exhorté le pape François, dans une homélie au cours d’une des ses messes matinales, à Sainte-Marthe.

S’inspirant de l’injonction adressée par Jésus au paralysé dans l’Évangile du jour (Jn 5, 1-16), il avait appelé le chrétien à une vie, quelle qu’elle soit, conduite avec joie, sans se plaindre et tomber dans l’acédie qui paralyse. L’acédie, cette paresse de l’âme qui est pire que d’avoir « le cœur tiède », a dit le Pape, et plonge l’homme dans une sorte de torpeur, lui enlevant toute volonté d’aller de l’avant, de faire quelque chose dans la vie, et lui faisant perdre la mémoire de la joie.

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Amoris laetitia : nos évêques nous invitent à savourer ce texte

Lettre pastorale des évêques de Belgique – 24 mai 2017

Amoris Laetitia : un texte à découvrir et à travailler !

Chers amis,

À l’invitation du pape François, deux synodes des évêques se sont tenus à Rome, en 2014 et 2015, à propos du mariage et de la famille. Une large consultation les a précédés afin d’avoir une vue plus claire sur les multiples questions et défis qui se posent dans ce domaine et ce dans les différentes parties de l’Église universelle. Après ces deux synodes, le pape François a retravaillé l’ensemble des données dans son exhortation apostolique Amoris Laetitia. C’est à l’occasion de cette exhortation que nous vous adressons la présente lettre.

Amoris Laetitia est un écrit particulièrement inspirant et interpellant pour relever des défis. C’est avec une grande capacité de s’impliquer que le pape François parle du mariage et de la famille, de la paternité et de l’éducation, du bonheur et de la fragilité, et surtout de l’amour.

Le quatrième chapitre est particulièrement beau. Ce n’est pas pour rien que nous avons demandé de rééditer ce chapitre séparément. À l’aide de ce que l’on appelle l’hymne à la charité de saint Paul (1 Cor 13), le pape François s’y exprime très concrètement sur l’amour dans la famille. Il établit ainsi la base de toute pastorale familiale.

Cliquez ici pour lire l’intégralité de la lettre des évêques

P.S. Merci à La Croix pour l’illustration de cet article.

Vœux de notre curé pour l’année 2017

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Chers frères et sœurs dans le Christ,

Cette année pour les raisons que vous connaissez sûrement, je n’ai pu me prêter au jeu de poster une vidéo pour vous adresser mes vœux à Noël. Je profite donc de l’arrivée de 2017 pour vous délivrer mes meilleurs souhaits habillés d’une réflexion issue d’une méditation suscitée par l’évêque de Rome, notre pape François.

Dans plusieurs de ses écrits récents, François affirme que pour lui, le temps est supérieur à l’espace. Cela est étonnant du fait que, pour nombre de philosophes et intellectuels, ces deux dimensions essentielles dans notre rapport au monde peuvent être égales tout en étant radicalement différentes ! Mais le pape n’a-t-il pas raison d’une certaine manière ?

L’espace, le lieu dans l’immédiat nous donne une place, un ancrage physique en un endroit ou un groupe… au risque de nous fixer. Ne parle-t-on pas d’esprit de clocher pour évoquer une certaine manière d’être qui est figée dans la réalité ?

Le temps, lui, s’écoule : avec lui, tout est fluide. S’il ne se résume pas à l’instant ni à la longueur qui érode, il renvoie à la maturation et l’épanouissement. Ne dit-on pas d’un vin qu’il est d’un grand millésime parce qu’il est né une année mais a pris le temps pour s’élaborer et donner toutes ses promesses ?

Nous sommes en un temps d’incertitude où beaucoup veulent enfermer l’autre dans des catégories (le réfugié, l’immigré, le chômeur, …). Parmi nous, des idées identitaires, voire nationalistes si pas racistes, circulent de plus en plus. Des frontières et des murs de protection qui s’élèvent dans les esprits en appellent à la construction d’autres bien physiques… pour (re)mettre les choses en ordre et les gens en place !

Le peuple de Dieu lui se déplace : il est en exode, en exil. Il court au désert et de ville en village pour écouter le Verbe fait chair. Il se fait Église universelle pour annoncer la Bonne Nouvelle !

Le peuple de Dieu se sait né d’une histoire avec son Seigneur, il est engendré d’une histoire d’amour et d’alliance.

Chers paroissiens, chers frères et sœurs dans le Christ, chers compagnons en humanité, je vous souhaite d’accueillir 2017 comme un temps donné, un cadeau. Quoi qu’il arrive là où nous porterons nos pas, nous pourrons toujours en faire un petit quelque chose. L’occasion d’une rencontre, l’opportunité d’un don gratuit, la possibilité d’une offrande. Surtout nous pourrons encore prendre le temps pour poser un regard juste pour aimer et reconnaître, pardonner et relever, prier et s’émerveiller. Jusque dans l’action de grâce et la louange pour les croyants.

En toute chose, rendons grâce à Dieu.
C’est sa volonté sur nous dans le Christ !
(1 Thessaloniciens 5.18)

Cette parole m’a soutenu bien des fois lors de ma maladie lors de l’année écoulée et m’a porté dans la confiance. Aujourd’hui, je vous la partage, comme Paul en son temps, pour qu’elle nous conduise à l’espérance et à la patience devant le devenir.

Bonne et sainte année à tous, à chacun et chacune !

Jean-Marc Ista,
curé de Theux

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P.S. Merci à Jean-François Kieffer pour ses dessins !

Le pape François et l’anniversaire de la Réforme

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Le pape (catholique) célébrant la Réforme (protestante) ?

Cette interrogation est légitime ! C’est pourquoi nous publions ici deux interventions issues de notre diocèse :

  • notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville, a expliqué le sens de la visite du pape François en Suède, ces 31 octobre et 1er novembre, dans l’émission Paroles aux Églises, sur RCF, le 28 octobre (voir ci-dessous).
  • D’autre part, l’abbé Marcel Villers contribue à notre réflexion en nous affirmant que Martin Luther nous rappelle que la confiance est la clé de la vie chrétienne. Et il nous donne, en outre, quelques clés pour comprendre la différence fondamentale entre catholicisme et protestantisme.

Nous remercions notre évêque et notre célébrant régulier, tous deux excellents professeurs, de fortifier notre foi et d’éclairer nos intelligences !

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Martin Luther nous rappelle
que la confiance est la clé de la vie chrétienne

Le 31 octobre 1517, selon la tradition, Martin Luther affiche, sur les portes de l’église de Wittenberg,  95 thèses contre le système des indulgences pratiqué alors par les autorités de l’Église. A l’occasion de cet anniversaire, s’ouvre une année de manifestation en mémoire de celui qui fut à l’origine de la Réforme.

Au-delà de cette circonstance, Martin Luther a contribué à la redécouverte que l’essentiel de la vie chrétienne, c’est la foi, la confiance totale en Christ. La seule œuvre et le seul effort de tout chrétien, écrit-il, est d’entretenir et d’affermir cette foi, car il n’est aucune autre œuvre qui puisse faire de l’homme un chrétien. La seule œuvre que Dieu demande, c’est que vous croyiez en Celui qu’il a envoyé.

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