Parabole des talents : méditation sous forme de Lectio divina

En ce temps de confinement et d’absence de célébrations publiques, il est précieux de pouvoir compter sur de la nourriture spirituelle : en complément des « Clés pour l’évangile » que nous partage chaque semaine M. l’abbé Villers, nous vous invitons à profiter d’une méditation sous forme de Lectio divina*, « clé sur portes », pour l’évangile du dimanche 15 novembre 2020, à savoir la parabole des talents, telle que racontée par l’évangéliste saint Matthieu.

Bonne prière !

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*La lectio divina (= lecture (d’un texte) divin) est une très ancienne méthode de prière, notamment utilisée quotidiennement par de nombreux moines et moniales. La lecture d’un texte devient prière à force de le « ruminer ». Il s’agit donc d’une lecture priante d’un texte, ici, un texte d’évangile.

Illustration : Pixabay – CC0 – Free-Photos

Allons-nous laisser la Bonne Nouvelle sans voix, la garder bien cachée parmi nous ?

Homélie de l’abbé Marcel Villers
pour le 33ème dimanche ordinaire (Année A)
(Mt 25, 14-30) – Theux, 19 novembre 2017

Extraordinaire le rendement obtenu par les premiers serviteurs.
Pour cinq talents déposés, cinq talents de bénéfices ! Du cent pour cent.

Voilà une rentabilité qui a de quoi faire rêver, surtout de nos jours.

Est-ce que Jésus veut nous donner une leçon de capitalisme, nous donner en modèle des gagnants, nous encourager à la réussite, et tant pis pour les perdants ? Jésus est-il un professeur de morale ?

Avec cette parabole, Jésus nous interroge plutôt sur ce que nous avons fait et faisons de l’Évangile qui nous est confié. Souvenons-nous du début de cette histoire.

Un homme, au moment de partir en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens… selon les capacités de chacun.

Un homme s’en va et laisse ses biens. Pendant son absence, il confie sa fortune à ses serviteurs. C’est quoi cette fortune, ces biens que l’homme confie au moment de partir ?

Ce ne peut être que l’Évangile, la Bonne Nouvelle.

Car quelle fortune avait Jésus, sinon ce trésor caché depuis des siècles et qu’il est venu nous révéler et nous offrir ? C’est bien à nous que le Seigneur a confié tous ses biens avant de nous quitter. L’Évangile nous a été livré afin que nous en prenions la responsabilité.

Car il nous faudra en répondre : Longtemps après, nous dit la parabole, le maître de ces serviteurs revient et il leur demande des comptes.

Qu’avons-nous fait de l’Évangile, de la Bonne Nouvelle ?

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Qu’avons-nous fait de la Parole, de l’Évangile, de la Bonne Nouvelle ?

Talents5-2-1

Homélie de l’abbé Marcel Villers
pour le 33ème dimanche du Temps ordinaire, année A
Mt 25, 14-30, Theux

Extraordinaire le rendement obtenu par les premiers serviteurs.
Pour cinq talents déposés, cinq talents de bénéfices ! Du cent pour cent.
Voilà une rentabilité qui a de quoi faire rêver, surtout de nos jours.
Est-ce que Jésus veut nous donner une leçon de management ou de gestion de patrimoine ?

Cette parabole, on aime l’utiliser, pour en tirer cette leçon : il faut faire fructifier vos talents ; développer votre intelligence, votre volonté. Cette parabole fonctionne comme un argument moral pour inciter au travail et au développement de nos facultés et aptitudes.

On évoque essentiellement, pour les montrer en exemple, le cas des deux premiers serviteurs, soit ceux qui ont réussi à faire fructifier les talents reçus.

Le troisième n’est pas intéressant. C’est le raté. Il n’a rien fait, rien gagné, rien réussi.
Quant au serviteur inutile, jetez-le dehors, dans les ténèbres, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Est-ce ce genre de leçons et de mises en garde que Jésus vise en racontant cette parabole ?
Jésus est-il un professeur de morale ?
Nous pensons bien que non, et heureusement.
Même si notre Église est souvent considérée ainsi.

Avec cette parabole, Jésus nous interroge plutôt sur ce que nous avons fait et faisons de l’Évangile qui nous est confié.
Souvenons-nous du début de cette histoire.
Un homme, au moment de partir en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens… selon les capacités de chacun.
Un homme s’en va et laisse ses biens.
Pendant son absence, il confie sa fortune à ses serviteurs.
C’est quoi cette fortune, ces biens que l’homme confie au moment de partir ? Lire la suite « Qu’avons-nous fait de la Parole, de l’Évangile, de la Bonne Nouvelle ? »