Une espérance à offrir ! – Message de nos évêques

Les semaines que nous venons de vivre ont été historiques. À beaucoup d’égards, elles furent aussi éprouvantes. Bien des personnes, des familles et des communautés ont été durement atteintes, que ce soit par le deuil, la maladie, la perte d’un emploi, l’isolement. Nous pensons d’abord à elles, et tenons à leur exprimer toute notre compassion.

Ce temps de confinement nous a aussi permis à tous d’observer de nombreux gestes de solidarité. Tant de gens ont donné de leur temps, de leurs talents. De voisins ou de parfaits inconnus, ils se sont fait le prochain. Nous croyons que Dieu n’a pas été absent : malgré les moments d’obscurité, nous avons pu percevoir sa proximité et sa Pâque plus forte que les ténèbres. Nous rendons grâce pour ces nombreux signes de l’Esprit à l’œuvre.

Pour les chrétiens, l’impossibilité de vivre les sacrements et de se retrouver en communauté a constitué une véritable épreuve. Être éloignés de nos frères et sœurs nous a coûté. Nous tenons à vous remercier très vivement d’avoir pris soin de respecter les lourdes règles qui nous étaient imposées. C’est avec prudence, mais avec une joie profonde, que nous pouvons, depuis quelques semaines, goûter à nouveau à la communion communautaire « en présentiel ».

Loin de nous immobiliser, ce temps de confinement nous a aussi permis de faire preuve d’une créativité nouvelle. Dans tant de paroisses, d’unités pastorales, de communautés, des baptisés se sont levés, se sont mis ensemble, ont pris des initiatives. Parfois de façon très humble, dans l’urgence, vous avez inventé de nouvelles manières de faire Église. Nous avons été touchés par ces gestes de sollicitude, ces services concrets, cette inventivité pastorale. Sans doute avons-nous aussi découvert – ou redécouvert – certaines dimensions que la routine risque parfois de nous faire oublier : l’écoute des autres et de la Parole, la prière personnelle ou familiale, l’importance d’un rythme de vie apaisé pour la réflexion, la relecture, le dialogue.

Parallèlement, nous avons ressenti en creux combien nous étaient essentielles la rencontre, l’affection, l’entraide, la communion entre nous et avec Dieu. Nous vous encourageons à demeurer en éveil, à ne pas cesser de rester créatifs. Ensemble, continuons à rendre nos communautés plus belles parce que plus fraternelles, plus sensibles aux blessures de chacun et aux soifs de ce monde. Continuons de soigner nos célébrations pour qu’elles soient sources d’intériorité et d’engagement.

Voilà que demain pointe déjà le jour. Le monde d’après sera-t-il différent du monde d’hier ? Là où il se trouve, chacun a en tout cas le pouvoir de le rendre meilleur. L’épreuve nous a d’ailleurs permis d’identifier quelques défis majeurs pour notre temps. Comment apporter notre soutien aux victimes d’une crise sociale dont nous commençons seulement à percevoir les effets ? En particulier, comment accompagner les jeunes et nous montrer solidaires des personnes âgées, si souvent frappées par la solitude ? Comment offrir une place à ceux que notre société tend à laisser de côté ou aux portes de nos frontières ? Comment donner considération et dignité à ceux qui travaillent au service de tous, trop souvent dans la précarité ? Comment chercher du sens et cultiver l’espérance face aux incertitudes ? Comment accueillir et respecter la vulnérabilité de nos vies ? Comment nous engager face à l’immensité des défis écologiques, sociaux, économiques ?

Sur aucune de ces questions, nous n’avons de formule magique. Mais nous pouvons puiser dans notre foi et nos partages communautaires des ressources pour discerner, et pour agir aux côtés des autres individus et groupes de notre société. Nous invitons les communautés chrétiennes à s’engager, d’un même élan, dans le cœur de Dieu et au cœur du monde. Nous y sommes envoyés par le Christ, par notre baptême. Confronté à cette pandémie, ce monde, capable de grande générosité, est aussi en proie au doute. Offrons-lui notre solidarité, notre espérance et la joie de l’Évangile.

Que cet été soit un temps propice pour nous reposer et nous connecter à l’essentiel. Qu’il nous offre aussi l’occasion de rechercher activement le désir que Dieu a pour chacun de nous, pour Son Église et pour notre monde.

En profonde communion avec vous,

Vos Evêques
25 juin 2020

En annexe, en format pdf : 

Notre Curé nous parle – 28 juin 2020

En ce début d’été, Jean Le Baptiste

En ce début d’été, nous avons pris l’habitude de nous tourner ensemble vers le saint patron de notre Unité paroissiale : St Jean-Baptiste. Sa fête qui coïncide avec le solstice d’été nous rappelle à travers les merveilles de la nature que le point culminant de nos chemins de vie, que la lumière unique qui les éclaire est le Christ. Toutefois, le Christ est bien entré dans la gloire, dans la communion du Père. Sa divinité nous le rend pour une part inaccessible. C’est pourquoi nous avons besoin de médiation, d’intermédiaires pour le rejoindre. Enfin plutôt pour le laisser nous rejoindre. Ce sont notamment les prophètes. Heureux sommes-nous d’avoir pris pour compagnon Jean Le Baptiste : « le plus grand de tous les prophètes et le plus petit dans le Royaume des Cieux ». Il est bien « la voix qui crie dans le désert… préparez les chemins du Seigneur ».

Peut-être qu’encore aux prises avec les conséquences du confinement, peut-être qu’habités par la crainte légitime de l’ennemi invisible, peut-être que simplement isolés, ralentis par l’âge ou la maladie, nous nous demandons comment pouvons-nous être actifs pour le Royaume ? Comment aujourd’hui « préparer les chemins du Seigneur » ? Lire la suite « Notre Curé nous parle – 28 juin 2020 »

Notre Curé nous parle – 21 juin 2020

La joie sur les lèvres,
je dirai ta louange

En ce deuxième dimanche « du retour à l’église », nous pouvons sentir déjà un peu dans l’ordinaire. Il est sans doute très bon de faire mémoire des retrouvailles d’il y a une semaine : que de regards lumineux et joyeux au-dessus des masques, que de visages détendus et rayonnants, signe de cœurs habités, paisibles et remplis d’espérance… Aujourd’hui, encore, faisons nôtre l’hymne « que ma joie demeure » grâce à Dieu !

Grâce à Dieu !? Souvenons de Jeanne d’Arc : « si je suis dans la grâce de Dieu ? Si j’y suis, Dieu m’y garde ; si je n’y suis pas qu’il m’y mette ! » De même que l’on reconnaît l’arbre à ses fruits, de même le disciple ne peut porter du fruit en mission qu’enraciné dans le Seigneur. « Dieu, tu es mon Dieu, chante le psalmiste (Ps 62), je te cherche dès l’aube ». La présence au Seigneur est la condition sine qua non de notre vie de croyant, de juste, de saint… « J’ai vu ta force et ta gloire. Ton amour vaut mieux que la vie… Comme par un festin, je serai rassasié, la joie sur les lèvres, je dirai ta louange ».

« La joie sur les lèvres, je dirai ta louange. » N’y a-t-il pas là comme un mot du jour, un ordre de marche ? Accessible. Nous le sentons bien ; la période du confinement strict s’éloigne et risque de ne demeurer qu’une parenthèse, originale certes, mais une parenthèse bien réelle quand un certain ordinaire reprend de plus en plus sa place… Jean Cazenave, un prêtre béarnais, constate, avec humour, la créativité pastorale du temps extraordinaire. Parlant, par exemple, de la fête des Rameaux, il écrit « En matière de bénédiction en drive ou à domicile, à coup de goupillon ou de pistolet à eau, on a à peu près tout vu… » Plus sérieusement, il interroge, comme Tomas Halik, le signe des églises vides : « Allons- nous continuer à piaffer d’impatience ou à inventer d’autres ersatz du culte dominical ? » Je dirai, sans trahir sa pensée, avant comme après le confinement. Je retiens aussi de lui des questions que je vous partage : « Qu’est ce qui nous a manqué le plus pendant le confinement ? L’eucharistie ? La fraternité communautaire ? Le partage de la Parole de Dieu ? »
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Des nouvelles pour nos célébrations en juin et début juillet 2020 !

À la suite de la réunion du Conseil d’Unité pastorale de ce mercredi 17 juin, il s’avère que la célébration du 14 juin a été appréciée et bien vécue malgré les contingences imposées par la situation.

Situation qui devrait évoluer au 1er juillet.

Nous avons donc arrêté l’horaire de messes suivant :

  • Le samedi 20 juin : messe à 17h30 à Juslenville et
  • le dimanche 21 juin : messe à 10h à Theux.
  • Le samedi 27 juin :
    • messe avec jubilé de mariage à 16h à Desnié
    • célébration de la Parole à 17h30 à Juslenville.
  • Le dimanche 28 juin : messe à 10h à Theux.
  • Le samedi 4 juillet : célébration de la Parole à 17h30 à Juslenville et
  • le dimanche 5 juillet : messe à 10h à Theux.

En semaine : 

  • La messe du mercredi à 9h à Becco est rétablie.
  • À partir du mardi 14 juillet, la messe sera célébrée le mardi à 9h à Oneux.

Vous aurez compris que la situation demande des adaptations avec les moyens disponibles.

À cela s’ajoutent d’autres éléments impossibles à détailler ici. L’horaire plus détaillé de cet été sera précisé début juillet, notamment après une concertation nécessaire entre confrères.

Des décisions ont été prises en CUP sur les grands repères festifs jusqu’en octobre, notamment sur les professions de foi et les baptêmes. Les détails seront communiqués par les animateurs pastoraux locaux aux personnes concernées.

Jean-Marc ISTA,
Curé de St-Jean-Baptiste-en-la-fenêtre-de-Theux