En ce début août, en la Fenêtre de Theux, nous nous retrouvons sans aucun cas de covid déclaré sur la quinzaine. C’est très bien ! Nos efforts paient et il s’agit de s’en féliciter. Comme tous les Belges, nous avons été contraints de restreindre notre bulle sociale pour le mois qui s’offre à nous. Je dis bien qui « s’offre » comme un cadeau. Cadeau parce qu’il y aura, sans doute, un tas de choses belles et bonnes à accueillir. Cadeau parce que la prévention sanitaire, elle-même, nous offre l’occasion, pas seulement nous impose, de prendre soin des autres et de soi. Ainsi se laver consciencieusement les mains au départ et au retour de la messe (ou des courses) nous conduit à une action citoyenne nécessaire mais aussi à un acte d’authentique charité. Se laver les mains une minute est suffisamment long pour penser à ceux que je vais ou que j’ai rencontrés. Se laver les mains ne vaut-il pas, alors, un temps de prière et d’oraison ? Se laver les mains, en les circonstances actuelles, dans l’Esprit, nous invite au respect du premier commandement : celui de l’amour. « Celui qui dit « Je le connais » et qui ne garde pas ses commandements, n’a pas la vérité en lui » (1Jn 2,3). Venir à l’église sans y porter son masque ou se désinfecter les mains à l’entrée, par négligence ou par choix éhonté, est non seulement incivique mais un péché… Comment puis-je clamer que j’aime Dieu et mes frères, si au travers d’un simple geste, par action ou par omission, je mets en danger la santé des autres ? Lire la suite « La chronique de notre Curé – 2 août 2020 »
Catégorie : Réflexion spirituelle
Retour pas seulement à la messe mais à l’Eucharistie
Dans sa réflexion du 31 mai, notre Curé annonçait la publication d’un article d’un moine de Ligugé dans lequel il propose de « passer de la messe à l’Eucharistie ».
Voici ce texte. Il suscite très opportunément notre réflexion à l’heure où nos églises vont rouvrir leurs portes … Bonne lecture !
De la fabrique du sacré
à la révolution eucharistique
Quelques propos
sur le retour à la messe
Frère François Cassingena-Trévedy
C’est décidément chose étrange comme la messe, dans l’histoire religieuse de notre pays, a pu faire l’enjeu de débats et le fait encore, même depuis que l’immense majorité de nos concitoyens a cessé de s’y rendre, au point que l’on peut se demander, parfois, si toute cette chamaillerie épisodique n’entre point parmi les indicateurs de notre identité française. Que l’on songe à la fameuse boutade d’Henri IV converti par diplomatie au catholicisme, dans la perspective de son sacre de 1593 : « Paris vaut bien une messe », ou encore, en plein affrontement de la République et de l’Église à l’aube du siècle dernier, aux non moins fameuses « fiches » du Général André qui portaient éventuellement, sur les cadres de l’Armée, l’indication suivante : « va à la messe ». Alors que la normalisation d’une forme ordinaire et d’une forme extraordinaire du même rite romain (2007) n’a pas encore tout à fait aplani la courbe d’une opposition névralgique entre la « nouvelle messe » (1969) et la « messe de toujours » (?) qui connut chez nous son pic entre 1976 et 1988, la messe s’est trouvée tout récemment au cœur des revendications d’un puissant « lobby » catholique, au spectre complexe, auprès des autorités civiles, injustement soupçonnées de compromissions avec un antichristianisme souterrain et invétéré. Parce qu’elle a fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps, et suscité de nombreuses prises de parole, il m’est venu à l’idée, ou plutôt il me tient à cœur de toucher quelques mots de la messe ou, plus exactement (car la nuance est considérable entre les deux termes), de l’Eucharistie. Ce faisant, j’espère, toujours attentif à tenir mon engagement, rendre quelque service, non seulement à la communauté catholique, mais au monde qui l’entoure et qui doit la considérer parfois, avouons-le, avec une certaine perplexité. Assurément, la messe, passablement estompée du paysage sociologique français et désertée par une masse toujours plus considérable de baptisés officiels, a fait ces jours-ci beaucoup de réclame. Lire la suite « Retour pas seulement à la messe mais à l’Eucharistie »
Notre Curé nous parle – 4 avril 2020
En abordant notre Fenêtre par le sud (les Hauteurs)…
Un matin de cette semaine, en abordant notre Fenêtre par le sud (les Hauteurs), j’ai apprécié la lumière de l’aube qui pointait sur l’ensemble de la cuvette. Une pensée pour vous tous, et puis je me suis dit que, dans la vie, j’ai sans doute assisté à plus de couchers qu’à de levers de soleil. L’aube garde ainsi pour moi une part de mystère et de nouveauté.
Mystère et nouveauté, n’est-ce pas ce que le Christ nous prépare pour le matin de Pâques ? Mystère de vie et de lumière, nouveauté dans la communion avec notre Père, le Créateur et l’ensemble de ses œuvres. Dans une de ses homélies de cette semaine, commentant l’évangile de Jean 8, le pape François rappelait qu’être chrétien ne tient pas à une carte d’identité ou un statut social mais au fait d’être disciple.
Le disciple est celui qui demeure dans la Parole, qui se laisse conduire par l’Esprit, l’Hôte très doux de nos cœurs.
L’Église, signe de salut parmi les hommes
Nous sommes à l’entrée de la Semaine Sainte en ce dimanche des Rameaux un peu particulier…
L’Écriture va nous faire passer du bain de foule lors de l’entrée de Jésus à Jérusalem à la même foule qui le conspue jusqu’au pied de la croix.
Ceci nous amène à méditer sur le sens d’être un peuple, celui de Dieu. L’Office divin nous proposait cette semaine un extrait du Concile Vatican II sur l’Église.
Je le propose à votre lecture et à votre réflexion.
Jean-Marc,
votre Curé



