Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix !

2017-11-11 – Armistice – Theux

Cérémonie au monument aux morts
Theux, le 11 novembre 2017

À la fin de la messe, le 11 novembre 2017, le cortège formé par les porte-drapeaux, les autorités communales, le clergé, et les fidèles, a retrouvé de nombreux Theutois déjà présents devant le monument aux morts, pour une cérémonie d’hommage et de souvenir.

Juste avant de quitter l’église, M. le Curé, l’abbé Jean-Marc Ista, a lu et invité l’assemblée à méditer le texte de saint François d’Assise :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Devant le monument aux morts, se sont succédé deux discours, puis la Sonnerie aux Champs, et, enfin, des enfants ont chanté la Brabançonne, puis deux chants démontrant l’horreur de la guerre et appelant à la fraternité entre tous.

 

L’essentiel du message de Jésus : aimer. Les enjeux de nos luttes

Homélie de l’abbé Jean-Marc Ista,
curé de l’Unité pastorale de Theux,
pour l’anniversaire de l’Armistice,
Theux, le 11 novembre 2017

En même temps que l’anniversaire de l’Armistice de 1918, nous fêtons aujourd’hui saint Martin. Tout le monde se souvient de la légende de Martin partageant son manteau avec un pauvre. À cette époque, Martin était soldat et se préparait au baptême mais il avait déjà retenu l’essentiel du message de Jésus : aimer.

L’évangile vient de nous redire la même chose : donner la moitié de son manteau à un pauvre, c’est la donner à Jésus lui‑même. Il est bon de nous souvenir que c’est là l’essentiel du christianisme. Pour le souligner, l’Église nous a fait entendre un vieux texte du prophète Michée : Le Seigneur t’a fait savoir ce qu’il réclame de toi : rien d’autre que pratiquer la justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement avec ton Dieu.

C’est une manière de nous rappeler les enjeux de nos guerres : en ‘14, comme en ‘40, nous avons lutté pour nous défendre, pour défendre la justice, pour bâtir la paix. Les luttes sont toujours cruelles mais, au milieu même des déchirements fratricides, il y a toujours des hommes, croyants ou non, qui savent donner des signes de fraternité. Bien des prisonniers de la dernière guerre mondiale en ont fait l’expérience. Le Général de Gaulle, après avoir fait la guerre de ‘14 et celle de ‘39, a su retrouver, avec le Chancelier Adenauer des chemins de réconciliation qui portent leurs fruits aujourd’hui.

L’Armistice marque un retour à la paix mais nous savons que ce retour n’est jamais total. La lutte pour la justice se poursuit toujours, même en temps de paix. Dans le monde disloqué par le chômage, la délinquance, la violence sous toutes ses formes, nous ne sommes pas démobilisés. Nous avons encore à lutter pour faire triompher la justice. Nous avons encore à opérer bien des réconciliations, à tenter de construire un monde de paix.

Cette année marque le centenaire de la révolution d’Octobre en Russie et, avec elle, l’avènement des expériences totalitaires qui ont marqué le 20ème siècle. Le totalitarisme n’est pas une simple dictature liée à un ou quelques-uns : c’est un système qui broie la liberté en cadrant toutes les besoins humains jusqu’au plus intime. Le communisme et le national socialisme ont mis sur pied des sociétés athées. Une démocratie peut-elle devenir un totalitarisme ? Oui selon Anna Arendt, Cédric Lagrandé et d’autres philosophes.

Le projet européen nous garantit la paix en Europe depuis des décennies, mais il ne devrait pas aboutir à des impasses à cause du tout à l’économie ou encore la résurgence des nationalismes !

Ceux qui dorment ce matin en paix devraient peut-être davantage s’en souvenir que nous qui nous sommes levés pour célébrer la paix et réfléchir à sa pérennité.

Dans un instant, nous allons rendre grâce à Dieu en qui nous voyons, comme croyant, la source de la paix véritable.

Dans un moment, nous irons avec d’autres faire mémoire au monument sur la place et surtout transmettre le flambeau de la paix que nous avons reçue. Paix que certains ont payée de leur vie et de leurs efforts, les représentants des associations patriotiques nous le rappellent ici même.

Le programme « pour la paix » appartient à tous les hommes, de quelque croyance qu’ils se réclament. Mais les chrétiens se sentent plus engagés encore dans cette lutte pour la paix à cause de l’exemple de Jésus qui a donné sa vie, comme beaucoup d’autres après lui, pour que règnent la paix, la justice et l’amour. Les chrétiens se sentent encouragés à poursuivre cette lutte par le souvenir de ceux qui, comme saint Martin, leur ont donné l’exemple.

Puissions‑nous, à notre tour, nous engager dans ce combat quotidien pour transmettre aux générations futures cette paix qui nous a été léguée par Jésus et ceux qui ont marché à sa suite.

Abbé Jean-Marc Ista,
Curé de l’UP de Theux

Prière à la manière de Taizé à l’église d’Oneux, ce 9 novembre

Oneux, encore et toujours !

Le 12 octobre dernier, s’est déroulée un nouvelle veillée de prière dans l’église d’Oneux.

Des jeunes ont eu l’idée et l’envie d’investir les lieux pour proposer une heure de prière dans le style de Taizé. Chants méditatifs, temps de silence à la lueur des bougies ont été suivis d’un temps d’adoration en musique.

Le calme, la douceur, une ambiance « cocoon »  ont aidé à favoriser un profond climat de prière.

Ce temps  de prière sera désormais organisé tous les deuxièmes jeudis du mois, à 20h, la prochaine fois le jeudi 9 novembre.

N’hésitez pas à en parler autour de vous et à pousser la porte pour passer un moment de rencontre avec le Christ en toute simplicité. Les jeunes de la région seront tout particulièrement bienvenus !

Contacts : 

Te Deum recueilli et sous le soleil

Notre fête nationale
sous le signe de la solidarité et de la reconnaissance

En ce jour de célébration de l’inauguration de la dynastie, notre fête nationale, c’est avec la conviction que donne l’espérance je vous accueille, a commencé l’abbé Jean-Marc Ista, curé de l’Unité pastorale de Theux, en saluant les autorités communales et les participants à cette célébration.

Mesdames, messieurs les représentants des autorités communales, des corps constitués, des anciens combattants et des résistants, vous aussi citoyens, membres de la société civile et des communautés paroissiales de Theux, soyez les bienvenus.

En ces temps où il y a matière à se poser des questions et chercher des repères à l’heure des crises et bouleversements de toutes sortes, nous avons un heureux motif d’être rassemblés. Dans la diversité des convictions, nous pouvons reconnaître notre pays, la Belgique comme un cadeau et une chance ; les chrétiens y voient l’occasion de rendre grâce au Seigneur…

Ce matin, nous prierons, en particulier, pour notre Roi Philippe, qui symbolise, par sa fonction, notre unité et notre histoire commune ; nous confierons encore à la miséricorde de Dieu tous ceux et celles qui assument des responsabilités et rendent des services qui bénéficient au bien commun.

Nous prierons bien sûr pour l’ensemble du peuple belge.

Et comme le soleil était au rendez-vous, voici quelques photos de l’entrée de la célébration.

Un extrait d’évangile a été lu lors de cette célébration, par notre diacre Jacques Delcour, et commenté par l’abbé Jean-Marc Ista dans son homélie :

De l’évangile selon Jean (13, 34-35)

À l’heure du départ vers le Père, Jésus disait à ses amis : Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres.

A succédé le chant du Te Deum, par la chorale du jour accompagnée à l’orgue par Pierre Bodson

Prière pour le Roi

Seigneur, nous te prions pour la Belgique et son Roi.

Aide et soutiens notre souverain dans ses engagements et ses responsabilités : qu’il les assume au bénéfice de tous les Belges.

Qu’avec les responsables politiques, les membres des corps constitués et de la société civile, le roi Philippe travaille particulièrement à la paix, au respect mutuel et la solidarité avec écoute, fidélité et détermination.

Nous voulons te confier aussi la reine Mathilde et la princesse Elisabeth ; que leur présence aux côtés du Roi lui permette de demeurer signe d’unité pour tous.

Cette prière a été complétée par la prière universelle, et suivie du Notre Père, la prière de tous les chrétiens.

La Brabançonne, commencée à l’orgue uniquement et terminée à l’orgue et chantée par une partie de l’assemblée, a clôturé cette belle célébration, avant que tous soient invités à se rendre à l’hôtel de ville pour y écouter l’allocution de M. Didier Deru, bourgmestre faisant fonction, et partager le verre de l’amitié !

 

Découvrez aussi les vidéos mises en ligne par notre radio locale :
merci à Eric Lamblotte pour cette prise de son
et cette réalisation immédiate !