Tous invités à participer au Te Deum !

Quelle est la place des chrétiens lors de la fête nationale ?

Une réflexion et une invitation de l’abbé Eric Mattheeuws,
adjoint de Mgr Jean-Luc Hudsyn, évêque auxiliaire pour le Brabant wallon

Le vendredi 21 juillet, le Te Deum* sera chanté dans la plupart des paroisses de notre pays, en présence des édiles communaux et de délégations d’anciens combattants.

Ce rendez-vous de prière est une belle occasion pour les chrétiens d’exprimer publiquement leur attachement aux valeurs de l’Évangile et à la foi qui les porte, en vue d’un bien-vivre ensemble dans notre pays.

Alors que notre société souffre d’une relativisation de certaines valeurs essentielles, la présence de la communauté chrétienne à cette célébration est un signe qui a beaucoup de valeur. Nous sommes donc attendus nombreux !

Généralement, après le traditionnel dépôt de fleurs devant le monument aux morts de la maison communale, les différents courants de pensée philosophique et religion s’expriment sur un thème commun, avant de partager tous ensemble le verre de l’amitié.

Abbé Eric Mattheeuws

* Le Te Deum est une hymne de reconnaissance datant des premiers siècles chrétiens, qui exprime à Dieu notre louange pour sa création et ses actions bienveillantes envers les hommes.

En voici les premières strophes :

À Toi, Dieu, notre louange !
Nous t’acclamons : tu es Seigneur !
À Toi, Père éternel,
L’hymne de l’univers. (…)

C’est Toi que les Apôtres glorifient,
Toi que proclament les prophètes,
Toi dont témoignent les martyrs.

C’est Toi que par le monde entier
L’Église annonce et reconnaît.
Dieu, nous T’adorons : Père infiniment saint,
Fils éternel et bien-aimé,
Esprit de puissance et de paix. (…)

Par ta victoire sur la mort,
Tu as ouvert à tout croyant les portes du Royaume ;
Tu règnes à la droite du Père ;
Tu viendras pour le jugement.

Montre-Toi le défenseur et l’ami
des hommes sauvés par Ton sang ;
Prends-les avec tous les saints
Dans Ta joie et dans Ta lumière.

Participer à ce Te Deum, c’est manifester notre attachement à notre pays, notre respect envers ceux qui le dirigent, et chanter notre action de grâces à notre Créateur, qui nous permet de vivre, libres, dans un pays en paix !

Pour découvrir le commentaire et le texte complet du discours de notre roi, Philippe, à l’occasion de notre fête nationale, cliquez sur le drapeau ci-dessous :

Vive la Belgique ! Vive le Roi !

DrapeauBelge

Le Te Deum sera chanté ce mardi 21 juillet à 11h
en l’église de Theux : soyez les bienvenus !

Chaque année, à l’occasion de notre fête nationale, le Roi s’adresse à ses concitoyens. En ce deuxième anniversaire de sa montée sur le trône, le roi Philippe nous rappelle l’importance de créer et d’entretenir des liens de qualité entre nous (qui ne soient pas seulement virtuels !), de nous soucier des populations confrontées à la guerre et autres catastrophes, et de travailler à une Europe forte et où les peuples s’entraident et se font confiance.

Merci à La Libre pour le lien DailyMotion et à InfoCatho pour le texte du discours du Roi (ci-dessous) et son analyse, signée Manu Van Lier.

Mesdames et Messieurs,

La fête nationale est une bonne occasion pour réfléchir à la qualité des liens qui nous unissent. Ces liens sont précieux. Ils sont aussi constamment mis à l’épreuve.

Nous vivons dans un monde interconnecté, hyper-connecté. Les médias sociaux nous rapprochent. Les progrès de l’informatique et de l’internet sont fascinants. Ils ont un impact fondamental sur nos vies, sur notre travail. Ils offrent un excellent atout pour affronter les défis de la globalisation et rendre notre monde durable. En effet, l’informatique nous permet de gérer de façon efficiente nos activités, nos soins de santé, nos modes de production et notre mobilité, tout en réduisant les coûts et l’impact sur l’environnement.

Mais cette hyper-connexion comporte aussi des zones d’ombre. Parfois, le monde virtuel envahit notre vie et s’impose à nous sans que nous l’ayons réellement décidé. Ayant considérablement réduit le temps et l’espace, il nous pousse à vouloir tout, tout de suite. Cela peut conduire à des relations superficielles qui ne laissent plus le temps au ciment humain de ‘prendre’ et de construire durablement. Par ailleurs, la surinformation nous arrive souvent sous la forme d’un « prêt à penser » pré-formaté. Elle risque à certains moments de prendre le pas sur une réflexion plus personnelle.

Plus que virtuelles ou immédiates, nous avons besoin de relations réelles et profondes : elles seules développent la personnalité et l’esprit critique, encouragent à donner le meilleur de soi-même, elles seules permettent aux talents de s’exprimer pleinement et à chacun de trouver sa place dans la société.

Au cours de nos déplacements dans le pays, la Reine et moi avons rencontré de nombreuses personnes qui investissent quotidiennement dans ce capital social et humain. Je pense par exemple à ces écoles et à ces entreprises qui stimulent la créativité et l’initiative. Je pense à ces réseaux d’entrepreneurs qui aident des jeunes à lancer leur propre entreprise. Je pense à ces associations qui, à travers le sport, le théâtre ou d’autres activités, aident des personnes fragilisées à se donner un nouvel élan. Toutes ces initiatives se fondent sur des relations vraies qui sont une source d’énergie humaine renouvelable pour notre société.

De même, il est essentiel de créer des liens réels forts et sincères entre les peuples. J’ai à nouveau pu le constater lors de notre visite d’Etat en Chine. Avec les autorités fédérales, les ministres-présidents régionaux et une centaine d’hommes d’affaires et de recteurs d’universités, nous avons avant tout cherché à entretenir un espace de confiance dans l’intérêt des deux pays. Les liens avec la Chine engagent l’avenir.

Aux portes de l’Europe se déroulent des drames qui ne peuvent nous laisser indifférents. Des guerres civiles y sévissent, des Etats se désagrègent, des milliers de réfugiés affluent. Il est illusoire de penser que nous pouvons nous en isoler. L’Europe se doit de soutenir, dans les pays qui l’entourent, les forces qui prônent la participation politique et le partage économique.

Je voudrais enfin vous parler des liens entre les peuples d’Europe. Après des siècles parsemés de guerres s’est créée entre Européens une Union dont bénéficient tous les pays qui en font partie. L’Union permet un enrichissement mutuel unique des peuples et des cultures. Nous réalisons cette unité grâce à une foi commune dans l’être humain et dans la plus-value qui naît de la mise en commun de nos talents. Quand le projet européen traverse une période difficile, comme c’est le cas aujourd’hui, évitons que nos pays ne se dressent les uns contre les autres. Au contraire, approfondissons les liens qui nous unissent sur base d’une confiance retrouvée.

Mesdames et Messieurs,

Que ce soit pour nous-même, comme citoyens de notre pays, de l’Europe ou du monde, oui, nous sommes en mesure de faire la différence en créant et en nourrissant des liens profonds, solides et durables. Ils sont le ciment de notre civilisation, de notre sécurité et de notre avenir.

La Reine et moi, et toute notre famille, vous souhaitons une belle Fête Nationale.

Confiance ! Vive la Belgique ! Vive le Roi !

DrapeauBelge

En ce 21 juillet, malgré pluie et brouillard (un temps bien belge, diront certains !), notre nouveau curé, l’abbé Jean-Marc Ista, accueillait la cérémonie du Te Deum dans l’église des Saints-Hermès-et-Alexandre à Theux

Dans son homélie qui a suivi la lecture de l’évangile louant la confiance en Dieu, l’abbé Ista a relevé que notre roi Philippe avait utilisé 9 fois le mot « confiance » dans son discours à l’occasion de la fête nationale. (…) confiance généreuse qui tire parti de nos capacités d’être et d’agir sans ignorer pour autant nos fragilités. Cette confiance-là est véritablement créatrice. Un bel exemple est la foi des jeunes en l’avenir, a-t-il notamment souligné. Confiance dans l’avenir et dans la capacité des Belges à construire un état où paix, liberté et solidarité peuvent régner et prévaloir.

Notre curé s’est associé au souhait du Roi, invitant les participants (autorités de la Commune, des Anciens Combattants, représentants de la société civile et… paroissiens) à placer leur confiance dans la Providence, qui sait ce dont nous avons besoin, et à travailler pour que notre société favorise la place et l’épanouissement de chacun. Intentions reprises dans la prière universelle qui a suivi.

Le Te Deum, chanté par une dizaine de voix sonores soutenues par un jeu d’orgue chaleureux, a retenti dans l’église. La prière du Notre Père lui a succédé, avant que La Brabançonne, jouée à l’orgue, clôture cette cérémonie empreinte d’émotion.

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Une réception a suivi dans la salle des Mariages de la Maison communale. M. Didier Deru, premier échevin remplaçant le bourgmestre, a accueilli les personnes présentes et a rappelé combien les valeurs telles que la solidarité et le respect sont importantes dans une société. Évoquant la catastrophe aérienne en Ukraine et les conflits, il a également souligné le rôle des institutions, fédérales et fédérées, dans notre pays. Il était accompagné des échevins Christiane Orban et Alexandre Lodez.

Une médaille de reconnaissance des Anciens combattants a été remise à Mme Gohy, qui a été chaleureusement félicitée par toutes les personnes présentes.

Le verre de l’amitié clôturait cette réception.

Vive la Belgique ! Vive le Roi !

A Liège, Mgr Jean-Pierre Delville, notre évêque, a présidé le Te Deum en la cathédrale Saint-Paul. Vous pouvez lire ici son introduction à la cérémonie. Mgr Delville a partagé des vœux de paix: Le laboratoire belge est aussi un creuset de paix et l’Union européenne en est un autre. En cette fête nationale, unissons donc nos esprits pour que nos concitoyens soient toujours plus engagés sur la voie de la paix et de la rencontre, de la justice et du respect mutuel.