Comment parler de Dieu dans le monde d’aujourd’hui ? – Wavreumont, le 23 septembre 2017

Comment encore parler de Dieu
dans le monde d’aujourd’hui ?

Journée théologique ouverte à tous
avec le Frère Simon-Pierre Arnold o.s.b.

Date : samedi 23 septembre de 9h15 à 16h30
Lieu : Monastère Saint-Remacle Wavreumont, 9 à 4970 Stavelot
PAF : 20€, repas de midi compris
Infos et inscriptions : 080 28 03 71 – accueil@wavreumont.be

Donner une éducation religieuse à ses enfants : du lavage de cerveau ?

Une étude montre que la plupart des parents
d’aujourd’hui refusent de donner
une éducation religieuse à leurs enfants
de peur de les embrigader.
Mais toute connaissance est liberté !

Ma femme et moi sommes confrontés à cette problématique tous les jours. Devons-nous apprendre à prier à nos enfants ? Leur faire lire la Bible ? Leur faire faire leur première communion ? Pour nous, la réponse n’a jamais fait de doute : évidemment !

Nous élevons nos enfants dans la foi …

… pour qu’ils apprennent à faire des choix raisonnés

Certains imaginent que la religion empêche les croyants de penser de manière rationnelle. À cause de ce préjugé, les parents se disent qu’enseigner la religion à leurs enfants nuit à leur capacité d’avoir une pensée claire, de faire les bons choix. Cette vision d’une foi incompatible avec la raison est erronée. Le catholicisme encourage pleinement l’usage de celle-ci. Le pape Jean-Paul II le formule d’ailleurs d’une très belle manière : La foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever.

Élever nos enfants dans la foi ne nuit pas à leur capacité de faire des choix rationnels. C’est l’inverse : ne pas leur parler de la foi, c’est restreindre leur possibilité de choisir leur propre voie.

Notre mission principale en tant que parents, c’est de guider nos enfants, de leur ouvrir des perspectives. Nous leur apprenons à manger sainement, à respecter les autres, à bien se comporter en public. Nous les envoyons à l’école, les inscrivons au sport, leur faisons partager nos loisirs. Plus tard, lorsqu’ils seront adultes, ils auront alors à leur disposition une réserve d’informations leur permettant, à leur tour, de construire leur vie en faisant leurs propres choix. Mais si nous refusions de leur enseigner telle ou telle de ces choses de peur de les influencer, d’altérer leur capacité à penser avec raison, ils s’en trouveraient fortement limités et ne seraient pas préparés à la vie. Pourquoi en serait-il autrement pour la foi ? Il est important que les enfants soient familiarisés avec la foi afin qu’une fois adultes, ils aient les bases nécessaires pour façonner leur propre pratique religieuse.

… pour qu’ils sachent ce qu’est une vraie communauté
Les traditions religieuses contribuent à nous construire. Elles nous aident à savoir qui nous sommes et nous donnent l’aplomb nécessaire pour décider de voler de nos propres ailes, tout en sachant que si jamais nous tombons, une communauté de croyants sera toujours là pour nous rattraper. Sans cette communauté, on a tôt fait de se sentir seul, d’avoir peur de prendre sa place dans le monde.

… pour qu’ils se sachent aimés
Je fais vraiment de mon mieux pour être le meilleur père possible pour mes enfants, mais il arrive que j’aie des jours « sans » : je crie trop, je n’ai pas le courage de jouer avec eux, je les punis trop sévèrement, ou j’ai du mal à leur exprimer mon amour. Malheureusement, cela fait partie de la condition humaine, et même si je fais de notre mieux, il arrive que je ne sois pas à la hauteur. Si je pars du principe que les parents ne sont pas parfaits, qu’il y a des moments où je suis en colère contre mes enfants, ou qu’ils ont l’impression que je ne les comprends pas, quand je n’arrive pas à les aimer comme ils le méritent, qui va leur apporter ce dont ils ont besoin ? Il n’y a qu’une réponse : Dieu.

L’amour de Dieu est parfait. Je veux que mes enfants sachent qu’ils sont aimés inconditionnellement, même quand la relation entre nous n’est pas au beau fixe. Quelles que soient les difficultés qu’ils rencontreront en grandissant, il y aura toujours la possibilité d’une relation fidèle et stable avec le Dieu qui les aime. En tant que parent, c’est mon devoir de leur faire connaître cette relation et de les aider à la cultiver. Ensuite, ils sont libres de faire leurs propres choix.

C’est ce qu’ont fait mes parents, et je leur en suis très reconnaissant. À mon tour désormais de transmettre ce précieux cadeau.

Marie C.
d’après un article de Fr. Michael Rennier, paru sur Aleteia

P.S. Merci à Jean-François Kieffer pour le dessin !

Qu’est-ce qu’un monastère ?

Les communautés monastiques chrétiennes sont apparues aux premiers siècles de notre ère, sur les terres arides d’Orient. Elles se sont ensuite implantées en Occident et ont connu un essor exceptionnel durant tout le Moyen-Age.

Le monachisme occidental connaît plusieurs grandes périodes de développement. L’acte fondateur est celui de saint Benoît de Nursie (480-540), initiateur de la célèbre abbaye italienne du Mont-Cassin (photo ci-dessus), qui édicte, avec la règle bénédictine, dès le VIe siècle, les premiers principes de la vie dite cénobitique. Cette règle rythme la vie communautaire et amène moines et moniales à occuper leur temps dans la recherche de Dieu, partagés entre prière (ora), travail (labora) et étude méditative de l’Écriture sainte (lectio divina). Selon cette règle, la communauté monastique vit dans l’ascétisme et doit tenter de développer son autonomie afin de préserver son isolement hors du monde.

La journée de travail est rythmée par la prière. La liturgie des Heures des monastères est répartie en sept offices quotidiens qui réunissent la communauté autour de l’autel, plus un office qui a lieu pendant la nuit.

Les VIIe et VIIIe siècles assistent à une éclosion de multiples ordres aux caractéristiques propres : la solitude silencieuse des chartreux (saint Bruno), l’austérité cistercienne (saint Bernard) et, avec saint François d’Assise, la pauvreté des ordres mendiants : franciscains, dominicains, carmes et augustins.

Le cloître, lieu emblématique du monastère
Le monastère, dirigé par un supérieur ou un abbé, peut prendre l’appellation abbaye, prieuré ou couvent*, selon sa taille et le type d’occupation. Le cloître, un espace de circulation situé sur le flanc de l’église, permet de desservir les différentes ailes du monastère. Il est aussi un lieu important de vie spirituelle des religieux de la communauté. Il s’agit d’un espace ouvert sur le Ciel mais coupé du monde, dans lequel chaque moine peut s’isoler pour méditer et prier.

Autour de cet élément central, on trouve les déambulatoires, les cellules, le réfectoire et la salle capitulaire qui sert d’espace de discussion pour la vie et la gestion de la communauté. L’infirmerie, le noviciat, la bibliothèque et les espaces de travail occupent une grande place au sein du monastère, auxquels s’ajoutent les bâtiments nécessaires à l’exploitation agricole. Chaque moine, fort de ses compétences particulières, contribue à la vie de la communauté religieuse mais doit trouver également dans son travail une source d’élévation spirituelle. La bonne organisation du travail collectif contribue à l’harmonie et à la paix du monastère, nécessaires à la prière.

Par leur nombre et leur organisation, les monastères acquièrent ainsi une importance considérable dans l’Europe médiévale. Ils deviennent de prospères établissements créateurs de richesses mais également des lieux de transmission du savoir notamment grâce au travail insatiable des moines copistes, qui retranscrivent des livres dans le scriptorium. Ces moines deviennent alors de formidables transmetteurs du savoir et de la culture. L’idéal monastique, même s’il suscite actuellement moins de vocations qu’à son âge d’or médiéval, se perpétue encore aujourd’hui.

Marie C.,
d’après l’article de Benjamin Fayet 
paru sur Aleteia

*Une abbaye est dirigée par un abbé ou une abbesse. Un prieuré par un prieur ou une prieure. Couvent ou monastère sont des termes génériques pour l’ensemble des maisons religieuses communautaires soumises à une règle. (Cette note est une ébauche, libre à chacun de compléter !)

La vidéo ci-dessous montre des vues d’un monastère (en l’occurrence, un prieuré, dirigé par une prieure !) situé en Provence : on voit clairement l’église, le cloître, les bâtiments de travail et de vie.

 

P.S. L’illustration du haut de l’article représente le Mont-Cassin et vient de Wikipedia.

12 juillet : Saints Louis et Zélie Martin

Louis Martin, horloger-bijoutier, et son épouse Zélie Martin, dentellière, se sont mariés à Alençon le 12 juillet 1858. Ils auront neuf enfants, dont quatre mourront en bas âge. Leurs cinq filles, Pauline, Marie, Léonie, Céline et Thérèse, seront toutes religieuses.

On connaît bien la benjamine, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (1873-1897), docteur de l’Église. Elle avait déjà reconnu la sainteté de ses parents en écrivant à l’abbé Bellière : Le bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre (Lettre 261). Elle remerciera souvent le Seigneur de lui avoir donné une famille où Dieu était le premier servi.

Louis et Zélie Martin ont pris au sérieux la vocation universelle à la sainteté en mettant Dieu à la première place dans leur foyer, le servant dans la prière fervente et l’amour des plus pauvres. Ils n’ont pas recherché les honneurs et les premiers rangs, ils ont voulu aimer jusqu’au bout.

Nous rêvons si souvent de grandeur et de pouvoir. Jésus invite à ne pas être au-dessus de tous, mais au service de tous, en sortant de nos égoïsmes qui nous enferment dans l’indifférence. Avec Jésus, qui est venu non pour être servi, mais pour donner sa vie, le premier arrivé est le premier à servir. C’est ce qu’ont fait les parents Martin.

Béatifiés le 19 octobre 2008 à Lisieux lors d’une cérémonie présidée par le cardinal José Saraiva Martins, celui-ci rappelait dans son homélie que parmi les vocations, celle du mariage est l’une des plus nobles et des plus élevées : Louis et Zélie ont compris qu’ils pouvaient se sanctifier non pas malgré le mariage mais à travers, dans et par le mariage, et que leurs épousailles devaient être considérées comme le point de départ d’une montée à deux.

Le 18 octobre 2015, lors du synode sur la famille à Rome, le pape François offrait aux couples un modèle concret en les canonisant ensemble, une première dans l’histoire de l’Église. Le pape montrait ainsi que le mariage et la vie de famille forment un chemin de sainteté aussi efficace que celui de la vie religieuse. Il disait dans son homélie : Les saints époux Louis Martin et Marie Azélie (Zélie) Guérin ont vécu le service chrétien dans la famille, construisant jour après jour une atmosphère pleine de foi et d’amour.

Chez les Martin, la vie est réglée autour de cet absolu qu’est Dieu. On fait confiance en sa Providence et on pratique l’abandon à sa volonté dans les menus détails. Tout dans la famille est occasion de prière, en lien avec le cycle liturgique de l’Église. La Sainte Famille de Nazareth leur sert de modèle. Le père, la mère et les enfants veulent s’aimer de l’amour même de Dieu.

d’après le blog de Jacques Gauthier, Canada