Mois extraordinaire de la mission. Charles Boland, premier prêtre-ouvrier

OCTOBRE 2019 : MOIS MISSIONNAIRE EXTRAORDINAIRE

Cette année, le pape François a décidé de faire d’octobre 2019 « un Mois missionnaire extraordinaire afin de susciter une plus grande prise de conscience de la mission universelle de l’Église et de reprendre avec un nouvel élan la transformation missionnaire de la vie et de la pastorale. »

La transformation missionnaire de la vie de l’Église fut illustrée par le mouvement des prêtres-ouvriers. Il s’agissait pour eux de « sortir » d’une Église confortable et se déplacer dans le monde du travail. Être au plus près des ouvriers, partager leurs conditions de vie, manifester ainsi leur solidarité au nom de l’Évangile. Missionnaire, ils l’étaient non par une volonté de conquête, mais par le partage de vie, l’être-avec, le déplacement vers les périphéries sociales.

Cadet de trois frères, Charles Boland est né à Verviers en 1895 dans une famille bourgeoise, mais en contact quotidien avec la population laborieuse de la cité lainière. Après le Collège Saint-François-Xavier, il commence des études d’ingénieur à l’École supérieure des Textiles de Verviers. Il est ordonné prêtre en 1921 et affecté comme professeur à l’Institut technique Saint-Laurent à Liège. Pour perfectionner ses connaissances pratiques, il fait un premier stage dans une usine de textile, ensuite dans une fonderie verviétoise, puis d’autres échelonnés sur dix ans. De ce fait, Charles Boland devient le premier prêtre à faire l’expérience du travail en usine. Il veut aller plus loin et se faire prêtre-ouvrier, partager les conditions de vie du monde ouvrier. Ce n’est qu’en 1942 que l’évêque l’y autorise. Il entre comme tronçonneur à Tubes-Meuse qu’il doit quitter en 1950 pour raisons de santé.

Ce qui a conduit Charles Boland dans cette lente percée, c’est la conviction que « les prêtres au travail ne sont pas de simples instruments apostoliques à la manière du sel tombant dans la soupe. Ils pénètrent dans le monde ouvrier avec le plus grand respect ; ils se contentent d’une présence très humble, d’une présence qui est partage complet de la condition ouvrière. Vivre en même temps l’Évangile avec les ouvriers. Pour finir, cette vie avec eux cherche à faire reconnaître que le Christ vit déjà en eux, même s’ils ne peuvent encore l’identifier. » (Dure percée, 1968) L’abbé Boland est décédé le 22 janvier 1974.

Abbé Marcel Villers

Pèlerinage de l’UP ce vendredi 11 octobre 2019 !

Au programme :
Foy Notre-Dame,
Rochefort et Chevetogne !

Horaire et détails :

  • Départ devant l’église de Theux à 9h
  • Visite commentée de Foy Notre-Dame : 10h15-11h30
  • Abbaye trappiste de Rochefort, prière de midi avec les moines : 12h15
  • Repas de midi au centre de Rochefort au choix de chacun
  • Départ vers 15h pour l’abbaye de Chevetogne
  • Visite guidée et rencontre avec un moine de l’abbaye : 15h30-17h
  • Retour à Theux vers 18h30.

Participation aux frais : 20€

Contact : Abbé Jean-Marc Ista, curé de l’UP – 087 54 17 54

Tous les détails dans le document ci-joint !

Mois extraordinaire des missions – L’abbé François-Xavier Jacques au Mali

OCTOBRE 2019 : MOIS MISSIONNAIRE EXTRAORDINAIRE

Cette année, le pape François a décidé de faire d’octobre 2019 « un Mois missionnaire extraordinaire afin de susciter une plus grande prise de conscience de la mission universelle de l’Église et de reprendre avec un nouvel élan la transformation missionnaire de la vie et de la pastorale. »

La mission universelle de l’Église est signifiée par ces hommes, ces femmes qui quittent leur monde familier, leur pays pour aller à la rencontre et au service d’autres peuples, d’autres Églises.

L’abbé François-Xavier Jacques, originaire de Pepinster, devenu prêtre du diocèse de Liège en 1983, a été vicaire, curé dans la région verviétoise, puis doyen de Hannut en 1993. Attiré depuis des années par un service en Afrique, qu’il a découvert lors de fréquentes visites, il tâte le terrain dans le diocèse de Mopti en 1995, puis 2001.

Son souhait est de pouvoir passer quelques années au service d’une jeune Église d’Afrique tout en veillant à assurer un lien d’échange avec les réalités de l’Église de Liège. Il pense, à juste titre, que nous allons en Belgique vers une Église minoritaire dans une société culturellement éloignée de l’Évangile. Or, écrit-il, « les Églises d’Afrique de l’ouest sont largement minoritaires au cœur de sociétés musulmanes où pourtant elles jouent un rôle reconnu. Elles ont donc des choses à nous apprendre et nous pouvons nous enrichir mutuellement. »

En 2002, Mgr Jousten reconnaît l’intérêt de ce projet et propose l’abbé Jacques au service du diocèse de Mopti au Mali où il débarque en septembre 2003. Il sera affecté à la paroisse de Mopti, le long du fleuve Niger, puis à Ségué dans le pays Dogon. En 2008, il rentre à la demande de Liège pour devenir doyen de Verviers où son expérience des mondes musulman et africain est considérée comme un atout. En 2018, admis à l’éméritat, il reprend son projet initial en consacrant six mois à un service paroissial dans la région de Theux et Spa, six mois au service du diocèse de Kayes, au Mali.

Cette expérience de l’abbé Jacques éclaire ce qu’aujourd’hui veut être la mission universelle, non plus une conquête territoriale, mais un échange relationnel et d’expérience entre Églises. Être missionnaire reste cependant avant tout se mettre « en sortie » : « Va, quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père » (Gn 12, 1).

Abbé Marcel Villers

Pour en savoir plus sur la mission de l’abbé François-Xavier Jacques, cliquez ici !

Mois extraordinaire des missions

OCTOBRE 2019 :
MOIS EXTRAORDINAIRE DES MISSIONS

Cette année, le pape François a décidé de faire d’octobre 2019 « un Mois missionnaire extraordinaire afin de susciter une plus grande prise de conscience de la mission universelle de l’Église et de reprendre avec un nouvel élan la transformation missionnaire de la vie et de la pastorale. »

En ces temps où la figure, pour ne pas dire l’identité de l’Église et du chrétien, semble s’évanouir et devenir objet d’interrogation, à l’intérieur comme à l’extérieur du monde chrétien, l’Église remet au premier plan la dimension missionnaire comme forme de son être. Cela signifie que la mission n’est pas pour l’Église un accident ou une phase de son histoire, mais ce qui la constitue comme telle. La mission est la forme de l’Église, c’est-à-dire ce qui fait que l’Église est l’Église. Le pape François en conclut que « l’action missionnaire est le paradigme de toutes les tâches de l’Église » (Evangelii gaudium : EG,15). Cela signifie que les premiers destinataires comme les premiers acteurs de la mission, de l’évangélisation sont les membres de l’Église elle-même. Tous les baptisés sont appelés à être signes et témoins. La mission définit désormais ce que l’Église locale veut faire, vivre au service des hommes.

“ Tout renouvellement dans l’Église doit avoir pour but la mission, afin de ne pas tomber dans le risque d’une Église centrée sur elle-même” » (EG,27 citant Jean-Paul II). L’évangélisation demande la conversion. La conversion demande la réforme, car la conversion personnelle exige la réforme des fonctionnements d’Église, pour que les paroles de la foi personnelle soient confirmées par les paroles de foi inscrites dans les structures ecclésiales. L’Église évangélise non seulement par ses paroles mais par la forme qu’elle se donne dans l’histoire. Son organisation révèle sa mission. Dans son premier texte programmatique, Evangelii gaudium (24/11/2013), le pape François propose une Église tournée vers l’extérieur, une Église « en sortie », une Église « communauté des disciples missionnaires ». Cela engage à un changement significatif : « J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toue chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale deviennent un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel. » (EG, 27).

Abbé Marcel Villers