À la découverte du pays de Theux…

Chaque année, le doyenné de l’Ardenne invite ses prêtres, diacres, assistante paroissiale (« notre » Martine est la seule AP de tout le doyenné !) et secrétaire paroissiale à se retrouver pour une journée de détente, tout en découvrant l’une des Unités pastorales du doyenné. Ce 29 mai 2015, c’est notre Unité pastorale de Theux qui a eu le plaisir d’accueillir une vingtaine de ceux qui veillent quotidiennement sur notre vie spirituelle !

Après l’accueil à la Maison des Paroisses, nous avons découvert les richesses et l’histoire, à l’extérieur comme à l’intérieur, de l’église des Saints-Hermès-et-Alexandre de Theux, sous la conduite précise, documentée et pédagogique de l’abbé Marcel Villers, qui travaille beaucoup à mettre en valeur tout son patrimoine. Grâce à lui, plusieurs d’entre nous ont pu « voir » des détails devant lesquels ils sont passés des dizaines de fois…

Deuxième étape de la journée : une visite de l’atelier de production des Vins et Élixirs de Franchimont… changement de genre ! Est-il besoin de vous préciser que l’intérêt était grand parmi les participants, surtout au moment de la quintuple dégustation 🙂 ?! L’accueil chaleureux, plein d’humour et compétent de Nicolas Klingler (avec sa charlotte réglementaire…) nous a permis de passer un excellent moment ! Hydromel, Franche fleur, Rosée de Spa, Fine Fleur et autre Fleur de Franchimont n’ont plus de secret pour nous (et nous vous les recommandons, tout en les dégustant, bien sûr, avec modération). Lire la suite « À la découverte du pays de Theux… »

Nous sommes tous et toutes des ressuscités ! – Écho de la messe du jour de Pâques, 5 avril 2015 à Theux


2015-04-05 - Pâques Theux (30)

Homélie de l’abbé Jean-Marc Ista, curé de notre Unité pastorale,
pour le jour de Pâques, dimanche 5 avril 2015, à Theux

N.B. Les photos se trouvent sous le texte de l’homélie !

ALLÉLUIA ! ALLÉLUIA ! ALLÉLUIA !

Aujourd’hui, la Résurrection du Christ pourrait s’annoncer avec les mots du messager de l’Évangile de Luc quand il prévenait de la naissance de Jésus: Soyez sans crainte! Voici que je vous annonce une grande nouvelle qui sera une joie pour toute l’humanité.

Pâques n’est-elle pas habillée de la joie et de la lumière d’une naissance, une naissance du Christ où tous sont engendrés ?

Aujourd’hui, la vie a gagné! Jésus, celui que l’on avait crucifié est ressuscité; il est vivant! Allez à Jérusalem: vous trouverez un tombeau vide! Et voici le signe auquel vous le reconnaîtrez: il se donne en nourriture comme le pain venu du Ciel!

Il n’est pas ici !

N’ayez pas peur! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié? Il est ressuscité: il n’est pas ici ! Voilà les premiers mots du message de Pâques aux femmes. Elles étaient venues à la rencontre d’un corps enseveli ; elles souhaitaient accomplir des rites de deuil envers un mort ; et voici qu’elles découvrent une tombe vide. Leur recherche du corps mort du Seigneur n’a plus de sens: le tombeau n’est plus le lieu où réside la mort enfermée derrière une énorme pierre poussée devant l’entrée comme un point final. Cette pierre, le poids écrasant de la mort, a été roulée, « enlevée du tombeau », ce qui semble vouloir dire qu’elle a été arrachée à son logement, comme pour signifier que la Résurrection du Christ ruine à jamais le règne de la mort symbolisé par le tombeau. Il faut donc lire les récits de Pâques comme une annonce solennelle de la victoire de la Vie sur la mort, conquête définitive acquise par le Christ qui « passe à la Vie ». Lire la suite « Nous sommes tous et toutes des ressuscités ! – Écho de la messe du jour de Pâques, 5 avril 2015 à Theux »

Je crois seulement qu’un grand amour m’attend ! – Écho de la Vigile pascale 2015 à La Reid

 2015-04-04 - Vigile pascale La Reid (14)

Homélie de l’abbé Marcel Villers pour la vigile pascale
à La Reid, le samedi 4 avril 2015 (Marc, 16, 1-8)

Elles s’étaient levées de grand matin.

Avaient-elles dormi ? Comment dormir quand celui qu’on aime n’est plus ?

Le soleil n’est pas encore levé, elles sont déjà debout, en route vers le cimetière pour rendre à leur défunt les honneurs mortuaires. Elles vont l’embaumer, ainsi son corps sera préservé de la dégradation.

Mais lui, comment le retrouver ? Peut-on s’éprendre encore d’un visage figé ?

Et pourtant, nous allons fleurir nos tombes. Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques, Salomé, et vous, et moi, et nous. En attendant la mort, nous avons tous nos morts.

Vaut-il la peine de se lever ?

Les femmes sont parties avec le point du jour, et là, dans le tombeau, quelqu’un.

Quelqu’un comme un jeune homme vêtu de blanc, jeune comme la vie et lumineux comme peut l’être Dieu. Il leur pose la question décisive : Pourquoi chercher parmi les morts Celui qui est vivant ? Il n’est pas ici : Il est ressuscité.

Elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes à cette nouvelle.

Et, depuis lors, tous les croyants chantent Jésus, le Christ ressuscité, le cœur rempli de joie et tout autant de peur. Car cette espérance est fragile ; la résurrection du Christ n’a pas supprimé la mort. Elle nous en indique le sens. La mort est un passage ou une Pâque vers une terre d’au-delà, un ciel plus haut que tous les cieux, où nous attend Jésus, notre bien-aimé.

Ce qui se passera de l’autre côté, je ne le sais pas, écrit saint Jean de la Croix. Je crois, je crois seulement qu’un grand amour m’attend.

S’il est vrai que Dieu est Dieu, il ne peut abandonner ses amis dans la mort.

Si Dieu est Dieu…

Si Dieu a tant aimé le monde qu’il n’a pas refusé son Fils, qu’il l’a livré pour nous, que son amour a pris visage en Jésus, comment pourrions-nous vivre en imaginant qu’un jour, nous serons séparés d’un tel amour ?

Jésus ressuscité nous dit, sans jamais le prouver, mais en parlant à notre cœur, que l’amour est plus fort que les ténèbres de la mort. Face à la mort, il n’y a pas de miracle. Rien que la foi : nous croyons en Jésus ressuscité des morts. Nous croyons que son amour débordant est toute notre vie, même et surtout à l’heure de la mort, la nôtre, celle des autres.

Et si nous avons peur, c’est de ne pas assez nous engloutir dans son amour. Au ciel, il n’y a que l’amour.

Sommes-nous des rêveurs avec notre résurrection et notre amour ?

Nous n’avons d’autre lumière que le visage d’un Seigneur Crucifié.

C’est lui qui fonde notre certitude. Et s’il semble se taire, levons-nous dans la nuit, comme les femmes de l’Évangile. Au point du jour, au premier jour de la semaine, écoutons-le. Chaque dimanche, il nous parle d’amour. Sur l’amour, il jugera le monde et chacun de nous.

Sur le seuil de sa maison, le Seigneur nous attend, les bras grands ouverts. Souvenons-nous de la parole aux femmes : Il n’est pas ici… Il vous précède. Il nous précède. Quand nous mourons, il nous prend dans sa mort et nous emporte dans sa résurrection. Avec lui, nous passerons sur la terre des vivants où déjà nous attendent ceux qui nous ont précédés sur le chemin de la foi. Telle est notre espérance !

C’est dans cette espérance que Jésus a regardé la mort en face. Il l’a vue venir de loin. Et pourtant, il ne s’y est pas soumis, il l’a combattue jusqu’au bout. Il savait bien sûr que nul ne peut lui échapper, mais sa vie ne lui a pas été prise : il l’a donnée.

Je crois, je crois tellement qu’un grand amour m’attend.

Telle est notre foi !

Abbé Marcel Villers

Écho de l’office du Vendredi saint à Desnié, le 3 avril 2015

MarieJeanCroix

C’est à Desnié qu’a eu lieu l’office de la Passion pour notre Unité pastorale
(d’autres faisaient, au même moment, le chemin vers la Croix de Chaumont)

Notre diacre, Jacques Delcour, présidait cet office grave, mais pourtant rempli de reconnaissance et de sérénité. On parle bien d’un office, et non pas d’une messe, car il n’y a pas de consécration du Corps et du Sang du Christ le Vendredi saint, puisqu’on célèbre, ce jour-là, la mort du Christ en croix.

Quatre temps constituent cette célébration unique en son genre : la liturgie de la Parole, avec, notamment la lecture de la Passion selon l’évangéliste Jean ; la grande prière aux intentions de l’Église et du monde ; la vénération de la croix ; la distribution de la communion (la réserve a normalement été constituée la veille, le Jeudi saint, jour où l’on célèbre l’institution de l’Eucharistie par Jésus).

La lecture de la Passion a été assurée par Jacques (qui prononce les paroles du Christ), Iwan (le lecteur), Annette & Jean-Louis, Kinette et Françoise (les apôtres, les autres intervenants et la foule). Jacques a ensuite prononcé l’homélie que vous trouverez ci-dessous.

Merci à tous pour la préparation et la participation à cette célébration !

Voici l’homélie de Jacques :

Les Évangiles nous rapportent 7 paroles prononcées par Jésus en croix. L’Évangile de ce jour (selon saint Jean) nous offre trois. Arrêtons-nous quelques instants…

Jésus, voyant sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait
dit à sa mère : FEMME, VOICI TON FILS,
et au disciple : VOICI TA MÈRE.

Avant de quitter notre terre, et comme une anticipation au don de son Esprit, Jésus rend visible par la personne de Marie le lien intime qui nous unit à lui. Marie se voit confier Jean comme son Fils ; en la personne de Jean, le disciple que Jésus aimait, soit l’humanité toute entière dont nous sommes chacun, nous sommes reconnus comme membres de la famille de Jésus. Toutes et tous, nous pouvons dire en vérité : Jésus est mon frère !

Jésus, tu es mon frère, crucifié par amour pour moi !

Peu après, Jésus dit : J’AI SOIF. Sans doute éprouve-t-il une soif physique… mais n’est-ce pas par ces mots qu’il s’est adressé à la Samaritaine, près du puits de Jacob, lui manifestant ainsi la soif d’une rencontre unique et en vérité avec elle ?

Les dernière paroles d’un mourant sont toujours recueillies avec respect et comme des dernières volontés… Ainsi sur la croix, Jésus exprime encore cette soif inextinguible d’une rencontre unique et en vérité avec chacun et chacune de nous, ses frères et sœurs.

Jésus, donne-moi cette même soif
de te rencontrer en vérité et de vivre de ta Parole.

Avant de remettre son esprit, Jésus déclare : TOUT EST ACCOMPLI.

Oui, Jésus a accompli sa mission ; il a mené à son plein accomplissement la promesse de Dieu faite à son Peuple,  dans l’obéissance au Père (Cette parole, c’est aujourd’hui qu’elle se réalise (Luc, 4, 21).

Ajusté fidèlement jusqu’au bout à la volonté du Père, Jésus a accompli sa vie d’homme. Il nous indique ainsi comment accomplir pleinement notre humanité.

Je cite Thimothy Radcliff : Plus je me conforme à toi, Jésus, plus je suis moi-même.

Jésus, aide-moi à me conformer à toi
afin que je devienne de plus en plus moi-même.